La grossesse jolie

par La journaliste IT pink & green

La grossesse jolie

Elle est bien jolie cette grossesse qui se déroule comme un fleuve calme et joyeux capable de traverser des petites tempêtes et de retrouver aussitôt sa quiétude.

Inutile de parler des quelques contractions auxquelles je me suis habituée au bout de quatre enfants et que je sais inoffensives même si elles sont bien présentes. Mon utérus se muscle, s'entraîne, voilà tout. Sans doute pour préparer en secret une naissance éclair, encore une fois.

De nausées en début de grossesse, point. Alors oui certes j'en ai quelques unes maintenant. Mon fils ayant la tête en haut, son crâne chatouille généreusement mon estomac à qui ça ne plaît pas beaucoup (vive le bicarbonate de soude).

La fatigue me gagne un peu, je l'avoue, à 30 semaines je suis essoufflée comme après un marathon dès que je dois parcourir quelques dizaines de mètres, et les insomnies me tiennent éveillée presque tous les jours vers 3 heures du matin. Mon aînée me trouve parfois le matin dans la cuisine, devant un chocolat chaud, quand elle se lève en catimini pour le collège. Je partage son petit déjeuner puis je l'embrasse sur le front, bonne matinée ma grande, je retourne me coucher, je n'ai pas dormi de la nuit.

Je retourne sommeiller aux côtés de mon fils jusqu'à son réveil, grappillant quelques minutes de sommeil en plus.

Mais qu'est-ce que tout cela à côté des compensations ?

Je me réveille le matin et je réalise que non ce n'était pas un rêve, un petit coup de pied en bas à droite, toujours au même endroit et toujours à mon réveil, vient me rappeler la réalité de ce petit grand bonheur qui grandit là, tout contre moi.

Miracle.

Oui elle est bien jolie cette grossesse.

D'ailleurs pour la première fois, je suis partie en vacances enceinte. Deux fois. J'ai avalé des kilomètres en voiture sans crainte. J'ai marché, beaucoup. J'ai nagé dans la mer, à la piscine, j'ai lézardé à l'abri de mon chapeau en écoutant les cigales. Je ne l'avais jamais fait enceinte. Étonnant non ? Pour mon aînée j'étais alitée, au repos strict. Les deux suivants sont nés en juin, avant l'été et ses parfums iodés ou chlorés.

Autant dire que j'ai savouré chaque route, chaque matin ensoleillé, chaque brasse, chaque pas dans le sable, chaque marché, chaque sortie. Même les courses et les contraintes du quotidien ont un goût délicieux quand on se dit que c'est une chance de pouvoir les accomplir.

Je suis d'autant plus heureuse d'en avoir profité que la fatigue me gagne désormais. Je dois m'écouter, écouter mon corps m'a dit la sage-femme. En faire un peu moins, déléguer, me reposer, prendre soin de moi.

Ca m'a paru assez frustrant pendant un instant. Mais j'ai décidé de laisser couler le fleuve comme il doit couler. Il ralentit, il prend des petites routes ondulantes. Il a élargi sa course en diminuant le débit.

Et bien soit.

La grossesse jolie s'élargit et ralentit à l'approche de l'automne.

Et moi je vais suivre son rythme.

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Et le goût du sel sur mon épaule

par La journaliste IT pink & green

Et le goût du sel sur mon épaule

De cet été on retiendra l'odeur du premier tube de crème solaire, puis du deuxième car le premier a vite été vidé, des cyprès de la piscine et des figues qu'on vient de couper.

On se rappellera du parfum du mimosa qui fleurit étonnamment en plein mois d'août, des algues qui sèchent sur les rochers et des frites qu'on mange avec les doigts face à la mer.

Les tomates, le basilic, le café frais sur la terrasse, le melon à s'en éclater le ventre et les mûres qui tâchent, on n'oubliera aucun de ces goûts joyeux et réconfortants.

Le carré au fruits maintes fois décliné, à la fraises, aux prunes, aux groseilles, à la cerise. On va le prolonger ce gâteau, à la poire et à la pomme très bientôt.

De cet été on se souviendra des marques de bronzage de la forme des bikinis sur les hanches et autour du cou et de l'angle des birkenstocks et des tongs sur les pieds.

On gardera encore un peu la sensation du sable entre les orteils, du carrelage qui reste chaud le soir et des lattes de teck sous les fesses.

Le bleu du ciel, le turquoise de la mer, le rose et le blanc des fleurs de lauriers, le blanc laiteux de mon ventre et le bronze des pieds de mon fils, autant de souvenirs colorés qui feront peu à peu place aux couleurs de l'automne.

Et puis tous ces bruits qui ont accompagné nos mois d'été, les matins, les soirées, les siestes dans la chaleur.

Le chant des cigales.

Et les cris des enfants à la piscine.

Et les grenouilles de Camargue qui se taisent vers deux heures du matin.

Et les grillons.

Et le bruit des glaçons.

De cet été je n'oublierai pas mes longueurs face au soleil, dans les vagues iodées de la méditerranée ou le turquoise chloré de la piscine. Sensations différentes, parfums différents, mais un point commun : mon deuxième fils qui ondulait dans mon ventre alors que je fendais l'eau de mes bras dorés.

On reste en tong, on garde la crème solaire sous la main pour l'été indien, les maillots de bain sèchent et serviront encore un peu. Pas grave si les cartables sont à nouveau sortis et les matins plus frais, on a encore la tête un peu en vacances.

C'était un bel été.

Et le goût du sel sur mon épaule
Et le goût du sel sur mon épaule
Et le goût du sel sur mon épaule
Et le goût du sel sur mon épaule
Et le goût du sel sur mon épaule
Et le goût du sel sur mon épaule
Et le goût du sel sur mon épaule
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Et le goût du sel sur mon épaule
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Et le goût du sel sur mon épaule

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Et c'était voulu ou... ?

par La journaliste IT pink & green

Et c'était voulu ou... ?

Cette question, je l'ai entendue pour le première fois samedi dernier, entre les mirabelles et le fromage frais du marché. Oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, on ne me l'a jamais posée avant, ni pour mon fils ni pour ce bébé que j'attends.

C'était une femme, de mon âge je dirais, qui me la posait en fixant mon ventre des yeux tandis que mes enfants caressaient les biquettes et le petit bébé cochon noir qu'elle exhibait avec son mari en vendant des bonbons à la menthe.

La question ne m'a pas heurtée. Je l'ai trouvée indiscrète en vérité, mais au niveau des émotions elle m'a juste surprise. Le non désir, la grossesse inattendue, le dilemme, le choix. Ce sont des choses si éloignées de mon histoire voyez-vous. Mais comment aurait-elle pu le deviner, cette femme aux longs cheveux châtains délavés sur les pointes, à la dégaine un peu gitane et à la voix rauque ? Elle me regardait de ses yeux mordorés en arborant un air vraiment sincère et intrigué. Oui elle était intriguée par ma réponse.

Evidemment je n'avais pas envie de lui raconter mon histoire, mes blessures, mes espoirs et les chemins que j'empruntais depuis quatre ans d'un pas hésitant, puis assuré, puis joyeux.

Je ne la connaissais pas. Et puis sa question ne semblait pas attendre de longues explications. Juste un oui ou un non. Peut-être pour conjurer ses propres peurs ou ses propres espoirs. Qui sait ?

Je me suis contentée de baisser mes paupières sur mes secrets de femme et d'esquisser un sourire en murmurant un "oui, très".

J'ai repensé aux tempêtes de l'an dernier, au flux contre lequel je me suis un peu révoltée avant de me laisser porter, à cette étrange visite chez une gynécologue aussi obsolète que sa moquette sur les murs et à ce deuxième fils qui grandissait dans le creux et la colline de mon ventre, à la vue de tous, sans complexes.

Sa question ne m'a probablement pas blessée ni touchée parce que mon histoire est aux antipodes de ce type d'interrogation. Je ne me suis jamais demandée si je voulais de cet enfant ou pas, j'ai le sentiment de l'avoir désiré depuis toujours. J'ai l'impression qu'il a toujours été là, près de mon coeur, attendant le bon moment pour s'accrocher à moi. Oui même l'an dernier tandis que je faisais une fausse couche, j'ai la conviction qu'il faisait déjà partie de mon histoire dans le secret de mon coeur et de mon corps.

Je n'ai jamais eu peur de tomber enceinte, je n'ai jamais de sueurs froides à l'idée d'avoir du retard ou de découvrir une petite barre rose inattendue.

Mais si ça avait été le cas, comment aurais-je perçu une telle question ? Certaines interrogations sont comme des coups de poignard quand on n'est pas tout à fait dans l'acceptation de ce qui se passe dans sa vie, qu'il s'agisse de maternité qui se fait attendre, qui se pointe sans crier gare ou de toute autre chose. Mais je pense que les questions liées à la maternité peuvent se révéler particulièrement douloureuses. Elle nous parlent d'entrailles, de rêves et de transmission, ça ne peut guère laisser indifférent.

J'ai repensé à mes amies, celles à qui on a posé ce type de question parce que c'était le troisième ou le quatrième enfant, ou parce que c'était seulement le deuxième enfant mais rapproché du premier. Sur facebook et twitter les messages affluaient dans ce sens quand j'ai partagé mon expérience. Premier bébé, deuxième, cinquième... les gens ont toujours quelque chose à redire après tout !

J'ai surtout repensé à celles qui n'avaient pas de problème de fertilité - au contraire - et pour qui, oui, cette forme de maternité non planifiée, non rêvée, non attendue de longs mois pouvait représenter une forme de souffrance. Comme celle qui m'a un jour dit "Tu as de la chance, tes enfants tu les as attendus". Comment une telle question résonnerait-elle dans son cœur ?

Le compagnon de cette femme m'a ensuite expliqué qu'ils ont eu deux fils puis une fille et que c'était particulièrement difficiles en ce moment. D'où la question.

Comme quoi, cette jolie jeune femme faisait vraiment référence à sa propre histoire et à ses propres interrogations. Peut-être que sans le savoir je l'ai confortée dans sa décision. Ou au contraire ai-je ouvert une brèche qui ne demandait qu'à être ouverte.

Et c'était voulu ou... ?

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Le cas du maillot de bain de grossesse

par La journaliste IT pink & green

Le cas du maillot de bain de grossesse

Je n'ai jamais porté de maillot de bain de grossesse et ce pour deux simples raisons : d'une part parce que mes trois grossesses précédentes ne m'en ont pas fourni l'occasion (la première se déroulait à la même période que maintenant, malheureusement j'étais alitée avec interdiction de me lever durant tout l'été - gloups - et les deux suivantes se sont terminées avec l'arrivée de l'été). Et aussi parce que, sincèrement, je n'en voyais pas l'utilité absolue. Un bikini bien ajusté et basta.

C'est Maman Natur'elle qui m'a proposé de tester un maillot de bain de grossesse. J'ai d'abord dit non non non et j'ai ensuite jeté un coup d’œil à la collection proposé par le site avant de tomber en pâmoison devant le modèle Eden Sable, de la marque Cache Cœur. Mode greluche on : j'adore la forme du décolleté à nouer derrière la nuque, l'échancrure du dos et l'association des couleurs crème et sable (assortie à mon chapeau, donc).

Je l'ai testé à la piscine (on a la chance d'avoir une chouette piscine ouverte face à la montagne) et à la mer, lors de notre petite escapade en Camargue.

Mon verdict : il est super confortable, facile à enfiler (oui c'est un détail qui compte quand on est en pleine mutation baleinesque), simple à entretenir, il sèche vite et (surtout, hum hum) comme je le disais plus haut il a une jolie coupe féminine et glamour, loin de l'image désuète qu'on pourrait avoir des maillots de bain de grossesse.

Les fronces du maillot s'adaptent bien à la morphologie changeante de la femme enceinte (voir photo plus bas), ça ne baille pas sur le ventre même s'il reste de la marge pour les semaines à venir.

Accessoirement j'ai découvert que finalement c'était très utile de porter un maillot de bain qui protège aussi un ventre qui devient (très) proéminent. Ça m'a évité de devoir le crémer toutes les demi heures sans craindre de coup de soleil ventru.

La seule critique que je pourrais formuler est commune à tous les maillots une pièce, l'impossibilité de choisir la taille du haut et du bas. Si tu es une blonde à forte poitrine et petit fessier ou au contraire (suivez mon regard) à poitrine menue et fessier plus imposant, il faut trancher entre deux tailles.

Dans les détails positifs à retenir, je rajoute que le tissu est traité anti UV et que les maillots de bain de la marque Cache Cœur sont fabriqués en Europe. En plus ils sont actuellement soldés !

Maillot de bain offert, merci

Le cas du maillot de bain de grossesse
Le cas du maillot de bain de grossesse
Le cas du maillot de bain de grossesse
Le cas du maillot de bain de grossesse

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Ces cicatrices que le temps finit par sublimer

par La journaliste IT pink & green

Ces cicatrices que le temps finit par sublimer

Ca m'a frappée un soir, allongée dans le bain, dans le calme, la mousse et le parfum des cerisiers. Sans doute parce que mon ventre culmine plus haut, plus près de mes yeux, plus près de mon coeur aussi.

La cicatrice qui balafrait vilainement mon nombril avait changé. Cette cicatrice que je porte depuis un peu plus de quatre ans, depuis que le bistouri de l'obstétricien est entré à l'intérieur de mes entrailles pour en extraire une grossesse mal localisée. Une grossesse extra-utérine comme on dit.

Laide, étrangère et sensible, elle scindait mon (anciennement) joli nombril, comme une sorte de larve rayée, violacée et dure.

Je ne l'aimais pas.

Je l'ai maudite.

J'ai refusé de m'en occuper.

Mais elle a changé.

Toute seule.

Peut-être à la mesure de mon évolution à moi ? Qui sait.

Hasard ou pas, comme dans les plus jolis métaphores sur la vie, les épreuves et les étapes qui la jalonnent, la chenille qui rampait sur mon ventre s'est transformée en... papillon.

Je suis persuadée qu'il en est de même avec la plupart des épreuves, des étapes difficiles et mêmes des erreurs que nous rencontrons au cours de notre vie. Je ne suis pas là pour minimiser les douleurs, ni les miennes ni celles des autres (encore moins). Je pense juste qu'avec le temps, quand je regarde en arrière, je vois un puzzle constitué de jolies choses et d'autres beaucoup moins belles. Aussi laides, aussi dures soient-elles, elles font la cohésion du puzzle.

Mes cicatrices, mes erreurs et mes souffrance ont construit celle que je suis aujourd'hui, une fille plutôt équilibrée, optimiste convaincue et foncièrement heureuse.

Alors si en plus la vie transforme mes vilaines cicatrices en jolis papillons protecteurs, que demander de plus ?

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Ce début de vacances

par La journaliste IT pink & green

publié dans Mon nombril

Ce début de vacances

Nous sommes en effectifs réduits depuis près de deux semaines. Mes deux filles profitent de la méditerranée, du sable et des balades en mer chez leur papa, la fille de mon amoureux est en centre de loisirs pas loin d'ici.

Le lave-vaisselle et le lave-linge soufflent un peu. Le sol se salit trois fois moins vite, les chambres sont rangées, la Wii est au repos, le silence a envahi l'appartement. Deux panières de linge propre attendent d'être vidées mais il n'y a pas urgence, si on a besoin de quelque chose on se sert dans le tas. Le reste, ma foi, attendra encore un peu.

Socrate est un peu comme une âme en peine sans les filles, j'ignore si c'est la grossesse qui avance, leur absence ou plutôt un savant mélange des deux, mais il s'est transformé en véritable pot de colle. Il me suit partout (oui il aimerait même me suivre aux toilettes mais je ne le laisse pas entrer), se frotte à mes jambes, s'allonge à proximité de moi si je suis occupée dans le salon ou la cuisine et s'installe systématiquement contre mon ventre, pattes protectrices posées sur moi, quand je suis allongée. Balkis quant à elle reste fidèle à elle-même, je me demande juste si les balades avec les filles lui manquent...

Avec le Petit Roi on sort un peu, surtout le matin vu la chaleur qui nous attend dès qu'on approche de l'heure du midi. Piscine, lac, parc, médiathèque, on a beau ne pas être partis en vacances on ne peut guère se plaindre ici, la montagne nous gratifie de jolis moments parfumés, ensoleillés et remplis de bonheur.

Les soirées sont douces, lentes, chaudes. On mange des salades, des tartes légères, ça sent l'aneth, le basilic et la pastèque. Les pêches s'achètent par plateau et les tomates sont mes meilleurs amies.

Les jardinières du balcon nous ont déjà donné deux concombres géants et délicieux, les tomates cerises ne devraient pas tarder à rougir suffisamment pour être servies à l'apéro.

Et puis, bonheur suprême, la saison des graminées est enfin terminée. Je peux sortir sans crainte d'avoir la tête transformée en chou-fleur larmoyant au bout d'un quart d'heure. C'est vraiment une période idyllique.

Seul bémol dans cette parenthèse de nonchalance et de légèreté, un petit tour aux urgences maternité pour cause de migraine récalcitrante. Après vérification, pas d'hypertension ni aucun signe de pré-éclampsie donc ouf, je m'en sors avec un traitement contre la migraine (moi qui ne connaissais absolument pas ce mal) et un bounty (ça faisait au moins dix ans que je n'en avais pas mangé mais j'avais trop faim après 5 heures passées à attendre toute une série de résultats).

Le bébé va bien, j'ai déjà passé la moitié de ma grossesse, que demander de plus ?

Dans un peu plus de deux semaines les filles nous rejoindront et les vacances prendront un autre tournant. Le tournant d'août. Celui des piscines quasi quotidiennes (et je pourrai nager en toute liberté, le Petit Roi sera bien gardé !), des glaces et des petits déjeuners qui ressemblent à de grandes tablées familiales (ricoré power).

Ensuite il faudra penser aux fournitures, aux vêtements de rentrée, aux cartons et au déménagement aussi.

Mais chut, c'est encore loin...

Ce début de vacances
Ce début de vacances
Ce début de vacances
Ce début de vacances
Ce début de vacances
Ce début de vacances
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On the go

par La journaliste IT pink & green

On the go

On a rangé les chambres. Les jouets sont triés, les playmos dans une caisse, les légos dans une autre, les petshops dans une troisième.

Les feutres sans capuchons sont partis à la poubelle avec les papiers de bonbons qui traînaient et les dessins qui ne plaisaient pas assez pour être gardés.

Les petits bijoux, les élastiques pour les cheveux, les barrettes et les vernis dorment dans un petit panier.

On a essuyé la poussière, passé l'aspirateur et débarrassé les bureaux.

Les cahiers usés des la cadette sont rangés dans une étagère tandis que l'iPad de l'aînée a rejoint le service informatique du collège pour être formaté.

Il reste à boucler les valises.

On changera les draps après leur départ.

Cinquième, CM1, on y pensera plus tard, après la période des sauts dans les vagues salées pour elles et du calme ensoleillé à la maison pour moi.

Une dernière piscine ensemble demain, encore une glace à la cerise à turbiner et à déguster, peut-être un carré aux fruits à cuisiner en fin de journée, il me reste des abricots sucrés et mûrs à consommer avant leur départ.

Ensuite elles partiront quatre semaines. Quatre semaines trop courtes, quatre semaines trop longues.

Elles reviendront grandies, brunies de peau et blondies de cheveux, des souvenirs plein la tête, du sable et des coquillages plein les souliers et les poches.

Et moi je me serai arrondie un peu plus.

En douceur.

Aux côtés de mes trois hommes.

Bonnes vacances mes chouquettes,

& bonnes vacances à tous !

PS : la photo date de 2o1o, elles avaient 7 ans 1/2 et 5 ans, autant dire qu'elles ont bien grandi depuis !

On the go

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Je suis cette caricature de la femme enceinte épanouie

par La journaliste IT pink & green

Je suis cette caricature de la femme enceinte épanouie

Je suis cette caricature de magazine pour future maman, cette femme enceinte épanouie, heureuse et rayonnante de bonheur. Je sais que ce n'est pas le cas de toutes les femmes, je sais que c'est une chance, oui. Mais je ne peux pas empêcher mon bonheur et mon bien-être d'irradier.

Oh j'ai aussi des maux de grossesses, rassurez-vous. Je connais les nausées (pour mes trois grossesses précédentes, pas celle-ci), l'alitement forcé, les contractions, le bassin déglingué à quelques jours d'accoucher, la fatigue, les insomnies et les remontées acides (coucou le glamour).

Mais rien, non rien ne peut entacher mon bonheur d'être enceinte. J'adore grossir du ventre, j'adore sentir le bébé bouger, je prends mon mal en patience quand je n'arrive pas à dormir et même accroupie au dessus de la cuvette je me dis que je suis chanceuse de ressentir tout ça. J'ai le sourire béat, la main niaisement posée sur mon ventre, et l'esprit qui vagabonde là tout près, du côté de mon enfant.

Je n'achète plus de magazines futures mamans mais je me connecte à tout un tas de sites concernant la maternité : la grossesse semaine par semaine, vêtements de femme enceinte et bébé, sites de prénoms... Même mon iPhone est truffé d'applications maternité.

Je n'ai pas encore acheté de premier petit vêtement pour mon bébé mais je sens que ça ne va pas tarder. Je l'avoue, j'ai déjà tâté des petits pyjamas et des bodies taille naissance en rêvant de lui.

Pour une fois je ne me suis pas inscrite à une discussion de forumeuses enceintes pour le même terme que moi, mais qui sait si plus tard je ne céderai pas à cette idée ?

Je suis une caricature, vous dis-je.

Mon reflet qui s'arrondit dans le miroir me rend heureuse. Ma peau et mes cheveux ne se sont jamais aussi bien portés. Je ne suis pas fatiguée et même la balance ne pourrait pas me démoraliser. Appelez moi la ravie de la crèche, peu m'importe.

Je démarre la journée en posant la main sur mon ventre puis je me lève et j'associe mon enfant à ma journée et à l'univers en saluant le soleil, oui, même avec mon ventre déjà bien rond. Je pense à lui, à son frère et à ses soeurs à tout moment de la journée, sous la douche, quand je marche ou quand je mange.

Je respire pour deux.

Je souris pour deux.

Je vis pour deux.

C'est une parenthèse enchantée, une période hors du temps. Et j'entends bien en profiter chaque jour, à chaque moment.

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La magie

par La journaliste IT pink & green

La magie

C'est mon quatrième.

Je connais les plocs plocs, les bulles, les papillons, les discrètes ondulations et les franches ruades.

Je l'ai déjà vécu, j'en ai même rêvé à plusieurs reprises et je me suis réveillée avec la sensation que c'était pour de vrai. Déçue que non.

Je connais tout ça, j'ai tellement guetté ces moments, je devrais être habituée, blasée peut-être.

Et pourtant.

Quand soudainement je ressens plus distinctement un petit coup de l'intérieur, j'hésite entre éclater de rire et éclater en sanglots.

Alors je fais les deux.

Je ris. Et je transpire un peu des yeux.

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Le gâteau chantier

par La journaliste IT pink & green

publié dans Mon nombril

Le gâteau chantier

Mon fils étant fan de tractopelles, de pelleteuses, de bulldozers et autres engins jaunes ou rouges qui font "tututututut" en reculant, j'ai eu envie, pour ses trois ans, de reproduire une scène de chantier sur son gâteau d'anniversaire. J'ai trouvé quelques chouettes idées sur Pinterest, des idées à la fois gourmandes, assez réalistes et surtout faciles à mettre en oeuvre.

Pour la base, un gâteau tout simple suffit, genre gâteau au yaourt ou génoise, mais si vous avez envie d'y dissimuler un rainbow cake couleurs chantier, faites vous plaisir. En l'occurrence je n'avais pas le loisir de rester debout pour autant de travail (grossesse au repos oblige) alors j'ai joué la carte de la facilité avec deux gâteaux tout simples au citron, empilés l'un sur l'autre, avec entre les deux une garniture fraîche et acidulée pour compenser l'excès de chocolat (oui je sais, le chocolat n'est jamais en excès, sauf que moi je n'aime pas le chocolat).

Les ingrédients :

Le gâteau

- de quoi faire deux gâteaux type génoise ou quatre-quart

- 200 grammes de fraises

- 100 ml de crème fraîche épaisse

- un fjord

- du sucre (trois CS)

La déco :

- 150 g de chocolat noir pâtissier

- un paquet d'oréos

- 8 barres de Kitkat

- des pépites de chocolat

- quelques boules Malteser

- (facultatif) des dragées grises

- des jouets de chantier : camions, pelleteuses, panneaux de signalisation, feux rouges, barrières de protection, grue... enfin ce que vous avez sous la main et qui peut ensuite passer à l'eau (pas de jouets à piles, donc)

Cuire les deux gâteaux dans un moule à manquer. Laisser refroidir deux bonnes heures.

Préparer la garniture : couper les fraises en petits morceaux, les mettre dans un bol avec la crème fraîche, le fjord et le sucre. Mélanger.

Monter les deux gâteaux avec la garniture au milieu (évidemment on peut moduler, ne faire qu'un gâteau et se passer de la crème aux fraises au milieu).

Préparer la déco : casser les barres de Kitkat en quatre ou cinq, ouvrir les oréos, retirer la crème (aussitôt dévorée par les enfants pour ma part) et broyer les biscuits (on s'est servis de pilons à mojito)(système D).

Dans un bain-marie, faire fondre le chocolat avec deux CS d'eau.

Napper généreusement le gâteau de chocolat fondu, lisser grossièrement.

Répandre le sable d'oréos, placer les jouets puis disposer les morceaux de Kitkat, les pépites de chocolats et les boules de Malteser de manière à recréer une scène de chantier.

Réserver une heure au frais.

Et c'est tout !

Bon appétit

PS : merci pour vos gentils commentaires sur FB, IG et Twitter

Le gâteau chantier
Le gâteau chantier
Le gâteau chantier
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