15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 23:38

Voilà, il a deux ans depuis un peu plus d'une heure. Avant 22 h 20 très précisément, je considère que ce n'est pas encore tout à fait son anniversaire. Sans doute parce que je me replonge dans cette journée du 15 juin 2011 qui aura été parfaitement normale, parfaitement calme, parfaitement sans signe. Jusqu'aux 20 minutes qui ont précédé sa naissance éclair.

Il faisais chaud. Dans l'après-midi je suis rentrée à pied de mon rendez-vous hebdomadaire chez la sage-femme. J'ai lu une histoire à mes filles, j'ai mangé, j'ai papoté sur Facebook. Et j'ai accouché. Comme ça. Aussi simplement et aussi rapidement que les mots qui le décrivent.

Voilà l'histoire du Petit Roi. Un petit garçon qui profite de l'éclipse de lune pour arriver en trombe sur terre, avec la force et la rapidité d'un tsunami.

Bon anniversaire mon fils. Je t'aime.

Partager cet article

La journaliste IT pink & green
commenter cet article
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 16:24

En début d'année, fatiguée par l'hiver mais aussi par cette épreuve physique et psychologique que constitue une fausse couche, je suis allée voir ma toubib. L'homéopathe, oui celle qui dispose des petits galets avec messages et labyrinthes sur son bureau.


J'étais non seulement fatiguée, mais aussi submergée par le sentiment d'être dépassée par tout ce que je voulais faire pour les miens, mais que je ne pouvais pas accomplir comme je le souhaitais. Je me sentais comme un citron pressé, vidé de son énergie. Ce n'est pas que je ne voulais pas en faire davantage, c'est que je ne le pouvais pas. Comme le citron. Quand il n'y a plus de jus, ben y a plus de jus, malgré toute la bonne volonté et tout l'amour du monde.

Et ça me faisait culpabiliser. Ca me mettait même en colère. Je n'ai pas besoin de beaucoup d'heures de sommeil pour être en forme, mais là, j'étais une loque.

Ma toubib ne s'est pas contentée de me prescrire une prise de sang, une cure de fer et de vitamines ainsi que quelques tubes d'homéopathie (une cure qui s'est d'ailleurs révélée très efficace immédiatement). Elle m'a aussi posé une question toute simple. Elle m'a demandé de m'attribuer quatre notes : en tant que mère, en tant qu'épouse, en tant qu'amie et en tant que femme (vous pouvez faire ce petit exercice si vous le souhaitez avant de lire la suite).

Je l'avoue, vu mon état de fatigue avancé et les efforts que je déployais pour continier à m'occuper de mon petit monde ainsi que de moi-même, j'ai souri et j'ai instinctivement décidé d'être très généreuse avec moi-même (ben quoi ?). Je me suis notée très correctement. Et mon intuition m'avait mise sur la bonne voie. Ma toubib m'a répondu "en vérité, tu as 20/20 partout. Parce que ce qui est important, ce n'est pas de donner autant que la voisine, autant que sa propre mère ou autant qu'on a donné la veille, une semaine avant ou un an avant. L'essentiel, c'est de donner ce qu'on peut à l'instant t. Et à l'instant t, on a toujours 20/20".

La bouteille de nos efforts est en fait toujours pleine quand on fait les choses avec amour. Parfois la bouteille est grosse comme un bidon, on a plein d'énergie alors on en donne plein. Parfois c'est un petit flacon, mais on en donne aussi toute la consistance. Quelle bouteille donne le maximum ? Le bidon ou le flacon ? Les deux, en vérité. Et c'est ça qui compte.

Crédit photo : Strawberry Mohawk

Partager cet article

La journaliste IT pink & green
commenter cet article
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:29

Je suis récemment tombée sur un article qui parlait de cuisiner et de manger en pleine conscience (pour le lire : Nourrir son corps et son âme). Cet article m'a interpellée à plusieurs titres. D'abord parce que je pense qu'effectivement on se nourrit trop souvent de manière automatique, sans penser à ce qu'on fait et encore moins en remerciant la nature pour les cadeaux qu'elle nous fait. Je pense notamment à ma cadette. Elle mange vite, trop vite. Mais pas que. Elle mange "angoissée". A savoir : l'acte de se nourrir pour elle est quelque chose de très nerveux, quand on observe ses gestes avec attention. On dirait un petit écureuil affamé ou un enfant qui n'aurait pas mangé depuis deux jours. Elle est presque crispée, concentrée à l'excès sur le fait de manger le plus rapidement possible, comme si à chaque instant on allait lui reprendre son assiette. Mon Amoureux dit souvent qu'elle a du connaître la faim, la vraie, dans une autre vie. Et en vérité, ça y ressemble fort.

J'essaie de la déstressée, de ralentir son rythme en lui proposant de savourer davantage ce qu'elle mange. Je lui parle aussi de la nature, de tout ce soleil et de toute cette eau qu'il a fallut pour faire gonfler les tomates, pour blondir les champ de blé ou pour mutliplier les patates dans le secret de la terre. Je lui parle aussi des gens qui ont arrosé, biné, moissonné, cueilli tous ces fruits et légumes. Et je lui glisse aussi qu'il a fallu du temps et de l'amour pour que je les lave, les découpe, les cuisine, les serve.

Elle prend peu à peu l'habitude de s'arrêter de manger, de me parler des petit pois en file indienne dans leur cosse, des myrtilles qu'on cueille en montagne ou des abeilles qui pollinisent les fleurs. J'aime l'entendre ainsi.

Je parle de ma fille parce que chez elle c'est assez symptomatique, mais je pense que ça nous concerne tous. On mange trop vite, en trop grandes quantités et on ne s'arrête jamais pour réfléchir à nos gestes : la main qui porte la nourriture à la bouche, les dents qui mastiquent, l'estomac qui se remplit peu à peu. Ca m'avait déjà frappée quand j'ai lu Le Guerrier Pacifique de Dan Millman (un livre que recommande chaudement). A la question de Dan "Qu'y a-t-il de spécial dans sa cuisine ?" (à propos de Joseph, qui cuisine pour Socrate, le "guide" de Dan), Socrate répond "Deux choses seulement, très subtiles. D'abord, il met toute son attention dans ce qu'il fait ; et deuxièmement, l'amour est l'un des ingrédients fondamentaux de tout ce qu'il prépare. Le goût t'en reste encore longtemps après". Ce même Socrate reprendra ensuite Dan pour les mêmes raisons que je reprends ma fille : il mange trop vite, il ne savoure rien. Et pourtant les plats de Joseph sont des petites perles de saveurs mais aussi d'esthétique.

Il faudrait cuisiner et manger en méditant, en priant presque. Après tout, quoi de plus normal que de remercier la Nature, la vie, Dieu (enfin qui on veut) pour les prodiges dont ils nous couvrent ? A propos de méditation, j'ai fait cet exercice de pleine conscience. Eh bien croyez moi, si on le fait bien ça prend du temps, on mange moins et on redécouvre la nourriture avec d'autres sensations (la pleine conscience est d'ailleurs utilisée dans certains régimes). Manger revêt soudainement une toute autre dimension, une dimension puissante où on fait corps avec la nature.

Ce qui m'amène à une deuxième réflexion. Il y a, autour de la nourriture et de la cuisine, toute une série d'actes que l'on peut finalement apparenter à de la pleine conscience. Je n'en avais pas conscience avant, je le découvre maintenant. Je pense par exemple au Bénédicité qu'on récitait en slovaque avant chaque repas quand j'était petite. Ça me semblait désuet, parfois même saoulant, mais aujourd'hui je me rends compte à quel point cet habitude peut se révéler sain(t)e. J'envisage d'ailleurs de la réintroduire dans notre quotidien. Je pense aussi à ma mère qui n'entamait jamais une nouvelle miche de pain avant de l'avoir bénie. Ma grand-mère maternelle le faisait aussi. Elle traçait religieusement, du bout de son index et de son pouce réunis ou de la pointe de son couteau, une petite croix sur l'envers du pain avant de le trancher. Je pense également à ma tante qui m'a toujours répété qu'il était sacrilège de couper la salade avec un couteau. Encore aujourd'hui je le fais à la main. Désormais j'y prête une attention encore plus grande. J'écoute les feuilles qui se déchirent, j'admire le camaïeu de verts en pensant au soleil qui a travaillé avec la chlorophyle et à la terre qui a apporté l'eau et les nutriments à travers chacune des nervures de la feuille. Et puis il y a aussi le "respect du riz". Quand c'est mon Amoureux qui le cuisine, il ne met pas de sel et surtout il ne le touche pas en cours de cuisson. Et quand il nous sert, il n'y va pas à l'arrache, comme moi (d'ailleurs ça l'agace profondément si je lui massacre son riz). Il prend des cuillères régulières et douces, comme s'il respectait la nourriture. Au début ça me faisait rigoler et je prenais même un malin plaisir à détruire exprès le joli tas de riz. Maintenant je comprends son geste autrement. Et j'adhère. J'espère aussi transmettre cette relation aux aliments à mes enfants. C'est sans doute aussi cette aspiration à la pleine conscience, à la Présence avec un grand P qui me pousse à traquer, dans les aliments du quotidien, des petits signes : un coeur dans une salade ou un poivron, un arc-en-ciel à travers une bouteille de limonade, un arbre dans un chou rouge. Ceux qui me suivent sur Instagram sont familiers de mes #iseeheart, #iseetree et autre #iseerainbow. Je suis persuadée qu'il n'y a pas de hasards. Il suffit juste d'ouvrir les yeux.

Partager cet article

La journaliste IT pink & green
commenter cet article
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 15:47

Je suis en train de lire un livre qu'on m'a chaudement recommandé à plusieurs reprises. Je suis tombée nez à nez avec lui il y a quelques jours, en allant chez ma libraire préférée pour une toute autre raison. Comme je ne crois pas au hasard, je me suis dit que c'était le moment et je l'ai acheté.

Plusieurs éléments m'ont touchée très intimement dans ce livre, parce qu'ils résonnent avec des choses que j'ai vécues / entendues / vues il y a presque trois ans. Ces choses, je ne les ai pas toutes comprises sur l'instant. Mais j'ai trouvé la clé de certaines énigmes dans ce livre, et c'est assez fascinant. J'en parlerai peut-être ici (au risque de passer définitivement pour une illuminée, si ce n'est déjà fait).

Mais d'autres choses m'ont interpellée dans ce livre. Il y a par exemple cette histoire de Barbe Bleue, que je relis et comprends désormais sous un autre angle. Tout le bouquin propose ça, revisiter les contes à travers un autre prisme, dans le but de comprendre des choses en soi et de guérir certaines blessures. Et j'aime ça d'ailleurs, travailler sur les contes pour travailler sur l'âme. C'est ainsi que fonctionne (entre autres) la thérapie dont se sert la formidable psychiatre que j'ai rencontrée après mon internement à l'HP (croyez moi, c'est exceptionnel chez moi d'associer ces deux mots, psychiatre et formidable).

Les contes ne sont pas seulement des histoires que l'on raconte aux enfants le soir avant de dormir. Je me plais à croire que les auteurs ont sciemment caché dans les contes une quantité infinie de clés destinées à nous ouvrir l'esprit et surtout l'âme. "Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. Que celui qui a des yeux pour voir, voit" a dit Jésus. Ben c'est exactement ça. On peut lire les contes sous une autre lumière.

Dans les contes il y a des personnages et une histoire, mais si on gratte la surface, tous ces personnages sont en réalité des protagonistes présents dans notre tête. Prenons Barbe Bleue par exemple. Il n'y a pas seulement un méchant mari assassin ou une femme naïve et désobéissante qui finit par tuer son bourreau et qui parvient à se libérer. C'est plus que ça. On peut comprendre Barbe Bleue comme notre mental, ce petit vélo dans notre tête façonné par notre éducation, notre religion, notre culture, les tabous et les interdits qu'on nous a inculqués mais aussi cette façon qu'on a de raisonner en confiant tout notre avenir, toutes nos décisions à nos sacro-saints neurones. Hors raisonnement scientifique et cartésien point de salut, en somme. Voilà comment on nous a appris à compter sur notre cervelle.

Quand à l'épouse, elle représente notre esprit, notre coeur, notre âme, notre intuition, notre vrai "Je". Cette partie de nous-mêmes qu'on apprend à refouler, à contrôler et surtout à qui il ne faut donner aucun pouvoir. La fameuse petite voix qui nous dit toujours la vérité et qui nous guide si on prend la peine de l'écouter et de lui faire confiance. Cette épouse est prisonnière de Barbe Bleue. L'intuition est baillonnée par la raison.

"Il faut espérer qu'elle {la prisonnière} finira par ouvrir la porte de la pièce où gît tout ce qui a été détruit de sa vie" est-il écrit dans le livre.

Parce que oui, le mental passe à la moulinette notre vie. Le mental démembre nos rêves, décapite notre âme, assassine notre intuition. Dans le secret de notre inconscient se trouvent toutes ces blessures, tous ces cadavres que le mental nous interdit de regarder.

Mais...

... il y a une clé.

Plusieurs de mes amies sont actuellement en possession de cette fameuse petite clé. Mais elles hésitent à ouvrir la porte. Elles ont peur de ce qu'elles vont découvrir, peur de mettre en clarté ce qui les blesse, peur de déterrer les cadavres enfouis dans leur cervelle, peur de remuer des souvenirs d'enfance. Peur également qu'ouvrir la porte ne les change trop radicalement. Peur de ne plus se reconnaître, peur d'évoluer d'une manière inconnue. Pour toutes ces amies, j'ai envie d'être comme les soeurs de l'épouse de Barbe Bleue. J'ai envie de les encourager à ouvrir la porte. Oui ça nous change. Ca nous change même radicalement. Mais la paix, la lumière, le soulagement et le bonheur qu'on ressent une fois qu'on a poussé cette fameuse porte sont tels qu'on ne se demande qu'une seule chose "pourquoi je ne l'ai pas fait avant ?".

Et ce billet est pour vous, mes chères amies qui vous reconnaîtrez sûrement.

Edit : c'est plus sympa si je vous donne le titre du livre quand même : Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés

Partager cet article

La journaliste IT pink & green
commenter cet article
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:13

Je me demande pendant combien d'années je ferai cette photo traditionnelle avec toi, un peu comme je le fais avec la main de ta soeur aînée depuis 10 ans maintenant.

Tous les deux de blanc vêtus. Tous les deux dans la lumière. Comme à ton habitude tu tiens une petite voiture dans ta main. Tu n'as pas voulu la lâcher pour la photo. Une voiture rouge comme le ruban à mon poignet gauche.

Dans un an, dans deux ans, dans cinq ans, je te soulèverai encore contre moi pour immortaliser nos visages.

Dans dix ans, peut-être seras-tu déjà trop lourd, alors on posera le miroir plus bas.

Dans 15 ans tu refuseras peut-être de te prêter à ce rituel désuet et maniaque de ta mère, alors je te supplierai, juste une photo, s'il te plait mon fils.

Dans 20 ans, peut-être seras-tu loin de moi, dans un autre pays, dans d'autres bras, dans d'autres envies ?

Dans 30 ans, qui sait, je me prends à rêver, peut-être berceras-tu toi même un bébé tout de blanc vétu comme nous ?

Tu grandis, et je grandis avec toi.

Partager cet article

La journaliste IT pink & green
commenter cet article
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 09:25

Des mercis en fleurs, en coeurs, en couleurs, en bonheurs. En tendresse aussi avec nos quatre paires de pieds et la petite main de mon fils dans la mienne alors qu'il est dans la poussette (heureusement qu'elle est ultra maniable ma Stokke !).

J'ai changé de coque d'iPhone, j'avais envie de jaune.

Je continue à trouver des petits coeurs un peu partout, comme dans le coeur d'une fraise.

Et je deviens chasseuse d'arc-en-ciel.

Accessoirement, je suis en off facebook, mais pas PC ni Internet. Je surfe juste autrement. Je fais plus de photos. Je lis. J'écris (oui, sur du papier). Et je plonge à l'intérieur de moi-même. Je nage dans cette immensité.

Et un happy 23 mois à mon Petit Roi. Dans un mois il aura deux ans !

Partager cet article

La journaliste IT pink & green
commenter cet article
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 09:24

Partager cet article

lajournaliste
commenter cet article
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 18:16

Partager cet article

lajournaliste
commenter cet article
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:25

Partager cet article

lajournaliste
commenter cet article
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:02

Partager cet article

lajournaliste
commenter cet article

Tout Sur Elle(S)

  • : Le blog de lajournalisteitpinketgreen.over-blog.com
  • Le blog de lajournalisteitpinketgreen.over-blog.com
  • : Journaliste, maman de trois enfants, vit sous l'azur. Amoureuse des mots et des images, j'essaie d'aller au-delà pour trouver le sens de la Vie.
  • Contact

Hellocoton

Recherche

Le grain de raisin


Lilypie - Personal pictureLilypie Maternity tickers

Moi ici... et ailleurs

I ♥

je-suis-une-maman-bambinou.jpg

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest