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Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}

par La journaliste IT pink & green

Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}

Je ne vais pas vous sortir la rengaine du collier de pâtes pour la fête des mères, perso j'ai toujours adoré recevoir des cadeaux confectionnés par mes enfants.

(Je me rappelle même du premier cadeau de ma fille aînée, c'était une boule de Noël en polystyrène peinte en bleu nuit, avec des paillettes et des plumes collées dessus. Et vous savez quoi ? J'ai pleuré en l'accrochant dans le sapin. Si si)

(Fin de la parenthèse gnangnan)

Bref, j'aime bien les confections en pâte à sel et autres cartons, mais j'aime aussi recevoir des cadeaux plus sophistiqués.

Et puis après quatre enfants il faut bien avouer que les cadeaux fait main finissent par prendre la poussière ou être endommagés (après quatre déménagement en cinq ans, believe me, les seuls cadeaux qui résistent sont les cailloux récoltés en chemin - et encore).

D'un autre côté, le collier, la tasse ou l'écharpe lambda (pile dans les couleurs qu'on aime), c'est sympa mais ça ne marque pas l'événement.

Sur ce !

Il existe des compromis permettant de concilier (et même réconcilier) l'émouvant dessin (qui finirait plié dans un placard, si ce n'est dans la poubelle) et souvenir péréen (et sortable tous les jours).

Voui.

Vous ne me croyez pas ?

Regardez donc chez Happy Bulle.

On trouve dans cette boutique un bel échantillon de bijoux (perso je craque totalement sur ça), de mugs, de bijoux de sacs, de coussins, de lampes, de porte-clés et d'autres objets de décos entièrement personnalisables avec des phrases, des prénoms mais aussi des dessins d'enfants. De VOTRE enfant, évidemment.

Côté bijoux, le petit truc en plus que je trouve très sympa ce sont les matières : il n'y a pas que du doré et de l'argenté, mais aussi de la résine, du bois, de l'acrylique (un matériau transparent), des perles (et bien entendu on retrouve aussi l'incontournable tissu liberty).

Au final, un très chouette compromis entre un cadeau personnalisé façon enfant et un cadeau plus luxueux qui durera plus longtemps qu'une simple feuille de papier.

Pour commander, c'est vraiment super simple, visez un peu le mode d'emploi. Une photo (prise avec un smartphone, un formulaire et c'est parti.

Le plus dur dans tout ça ? Si vous voulez mon avis, c'est de choisir.

Je vous laisse avec trois choses :

- un aperçu de mes coups de coeur (oui on s'en fiche un peu mais sur un malentendu ça peut servir)

- un code promo PINKANDGREEN15 qui vous donne droit à 15% de réduction (hors frais de port) sur toute commande d'une valeur de 40 euros minimum et passée avant le 26 mai 2015

- un chouette concours (voir les deux dernières photos).

Trop simple le concours.

Racontez moi en quelques lignes les prénoms (ou surnoms) de vos enfants et ce que vous aimeriez faire graver sur ce porte-clés ou ce mug Et c'est tout !

Rien à liker, les partages sont les bienvenus mais pas obligés.

Tirage au sort le 29 mai (si tu devines pourquoi, une chance de plus te sera comptée).

Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}
Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}
Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}
Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}
Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}
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Happy Bulle, les dessins d'enfants sublimés {avec un concours + code promo}
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Boba Wrap, le legging du portage

par La journaliste IT pink & green

Boba Wrap, le legging du portage

Je ne suis pas franchement ce qu'on pourrait appeler une fana de portage en écharpe. Je porte beaucoup mes enfants, oui vraiment beaucoup, mais dans les bras, et ça ne m'empêche pas d'être active. Je suis capable de faire trois millions de choses avec un bébé dans les bras et l'idée de ficeler mon lardon contre moi ne m'a jamais vraiment séduite. J'ai essayé pourtant, j'vous jure. A la naissance du Petit Roi, mon troisième enfant, donc, j'ai tenté l'écharpe classique. Une neobulle très jolie mais trop longue, trop compliquée. Je m'échinais à tirer sur tous les pans de tissu comme on me l'avait montré, pour ajuster la toile, aplatir le tissu, bien entourer mon bébé. Lui pendant ce temps là, il s'énervait, gesticulait, me gênait. Je transpirais, lui aussi. Et hop, une jolie paupiette rouge et hurlante (même résultat avec l'aide d'une monito de portage, c'est pour dire). Je capitulais rapidement et je le libérais de l'écharpe.

Bref, j'ai laissé tomber et je me suis dit que le portage en écharpe c'était vraiment pas fait pour moi / nous.

Mais ça, c'était avant de tester la Boba Wrap.

Avec elle, le portage ça devient fingers in the nose. Pas de paupiette hurlante, mais un joli petit Wrap souriant (Aha).

Son secret : elle est élastique. Finie l'épreuve de l'ajustage des pans avec un bébé hurleur à l'intérieur. J'installe ma Boba (sans bébé dedans), je serre bien sans me soucier de cette histoire de pans et ensuite, magique, je tire d'un côté, de l'autre, pouf une jambe, pouf l'autre jambe, j'installe mon bébé en deux mouvements, je remonte le pan central par dessus.

ET C'EST TOUT.

Le tissu élastique c'est fantastique, sachez le. Un peu comme un legging qu'on enfile sans se poser de question parce que c'est confortable et que c'est toujours ajusté comme il faut, sans efforts. Mais en plus beau.

Voilà. Je suis séduite par sa facilité d'utilisation, par sa douceur, sa couleur jaune (mais il existe d'autres coloris canons), son extensibilité, le peu de place qu'elle prend, son prix tout doux. Et en plus la mienne est en coton bio, que demander de plus ?

Bref, que vous soyez une inconditionnelle du portage ou une novice, cette écharpe est parfaite pour compléter une panoplie déjà fournie ou pour se lancer sans crainte de se planter. Si j'y arrive si facilement, tout le monde peut le faire, croyez-moi !

Maintenant que le Maître Zen grandit, j'ai bien envie de le porter dans le dos. Si vous avez des conseils, je suis preneuse ! En tout cas pour le moment c'est la Boba Carrier 4G en version Wildflower qui me fait de l'oeil. Avouez qu'elle est sublime ! (c'est elle sur la dernière photo de ce billet)

Echarpe offerte, merci Babilol (distributeur de Boba en France).

Boba Wrap, le legging du portage
Boba Wrap, le legging du portage
Boba Wrap, le legging du portage
Boba Wrap, le legging du portage

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5 mois

par La journaliste IT pink & green

5 mois

Il a cinq mois aujourd'hui et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a énormément changé ces dernières semaines, ces derniers jours, même. Parfois je me réveille le matin et je trouve changé par rapport à la veille. Grandi. Différent dans son regard, dans son comportement, mais aussi dans son corps.

Sa tête a formidablement grossi, elle s'est arrondie. Son nez a légèrement changé de forme, je trouve, mais il est toujours tout petit vu de profil, et en trompette. Une adorable et minuscule trompette qu'il gonfle quand il essaie de communiquer avec nous, tant la concentration est intense.

Les cuisses se sont bien épaissies, les bras se sont allongés, il a une force incroyable.

Ses cheveux se sont éclaircis et ses mains sont bien potelées maintenant.

Pour ce qui est du comportement, c'est clairement l'âge des découvertes. Il attrape ses genoux, fait "l'horloge" dans le lit (il tourne comme une aiguille), tente et réussit quelques retournements. Le changer sur la table à langer devient sportif, il adore attraper tout ce qu'il voit.

D'ailleurs je le trouve assez agile des mains et très désireux de s'en servir, pour attraper, passer un objet d'une main à l'autre, gratter tout ce qu'il peut (comme la nappe de la table de la salle à la manger, qui le fascine complètement). Mais aussi nous toucher, le visage en particulier. L'allaiter est devenu sportif aussi, parce qu'il est tout le temps en train de remuer le bras, tenter de m'attraper le menton, tirer sur mes vêtements, caresser ma peau comme pour s'endormir. Au bout d'un moment, la petite main se calme, les gestes se font plus lents, plus doux. Il s'endort.

Il bavouille beaucoup, il mordit tous les tissus qu'il peut attraper mais n'a pas élu de doudou. Pas de tétine non plus, d'ailleurs.

Il devient très sensible à ma présence, seule ma voix lui permet de savoir que je suis là, et il manifeste aussitôt le désir de venir contre moi.

Il est très câlin mais aussi très communicatif. Il adore qu'on lui parle ou qu'on lui chante des chansons (c'est bien le premier de mes enfants qui apprécie autant les berceuses).

Il sait ce qu'il veut aussi. Si par exemple il n'a pas envie de rentrer dans la maison pour la sieste mais plutôt rester allongé sur la couverture dehors, et bien il se débrouille parfaitement pour me faire passer le message ! Idem quand il n'a aucune envie qu'on aille dans la chambre, parce qu'il n'est pas fatigué. Il manifeste aussitôt son désaccord de manière très ferme et très claire.

C'est un petit bout d'amour très zen et très souriant. C'est simple, même les plus parfaits des inconnus ne lui font pas peur (pour le moment, du moins). Adressez lui juste la parole, il sera tellement ravi qu'on papote avec lui qu'il vous gratifiera de sourires, de areuh (et de petit nez en trompette aux narines gonflés, signe parfait de son attention et de sa concentration).

J'adore sa chaleur, son odeur, sa force, ses petites mains déterminées. Et son rire, que je découvre jour après jour. Ce soir par exemple, c'était la sonnerie FaceTime de mon téléphone qui lui a déclenché un adorable fou rire. Un rire dont on ne se lasse pas.

Cinq mois déjà !

5 mois
5 mois
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5 mois
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L'Ultime

par La journaliste IT pink & green

L'Ultime

J'ai toujours voulu avoir des enfants.

Plein d'enfants.

Un seul enfant, c'était inenvisageable.

Deux, pas assez.

Trois, déjà pas mal.

Quatre, c'est génial.

Plus ? Je ne sais pas.

Je crois que je serai toujours nostalgique de la grossesse. Le ventre rond, les petits mouvements, l'osmose.

Et puis l'accouchement, évidemment. Les premiers jours, toutes ces premières fois dont on ne se lasse pas, même après quatre enfants.

Quand j'étais enceinte de Ruben, je me demandais si ça me passerait. Cette envie inexplicable qui prend aux tripes.

Je me disais même, ô folie, que si mon petit s'avérait être un bébé compliqué, peut-être pourrais-je tourner la page de la maternité avec sérénité, avec soulagement même.

Pas de bol pour le coup, mon bébé est un modèle de zenitude. Facile à vivre, gros dormeur, tendre petit champignon qui pousse joyeusement et sereinement. Pas du tout le genre de bébé qui vous vaccine à vie de vos envies de pouponnage !

Mais, mais mais...

Subrepticement, j'ai changé je crois.

Grandi.

Avec lui, avec eux.

Je les regarde tous les quatre et je me dis qu'on est bien là. Je ne me sens ni complète ni incomplète, je me sens moi, bien dans cet instant avec eux.

Je ne sais pas de quoi demain sera fait, il y a des portes qu'on ne ferme jamais complètement. Mais si Ruben est l'Ultime (terme que j'emprunte à ma chère Mentalo), je serai en paix avec cet épilogue de ma maternit.

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Le meilleur de la vie

par La journaliste IT pink & green

Le meilleur de la vie

Parfois vers quatre ou cinq heures du matin, il a un peu soif. Peut-être fait-il un peu trop chaud dans la chambre, après tout moi aussi je viens de me lever pour boire un verre d'eau et entrouvrir la porte de la chambre pour y faire entrer un peu d'air frais.

Il a soif dans son sommeil alors je le soulève dans le noir depuis son petit lit en fer forgé et je le pose contre moi. Il tète en dormant, trois quatre grandes lampées désaltérantes, et poursuit sa nuit sans même avoir ouvert les paupières.

Parfois je le repose dans son lit.

Parfois pas, parce que j'ai soif moi aussi de sa petite chaleur innocente et parfumée comme un yaourt à la vanille.

Parfois, souvent, son frère nous rejoint. Il grimpe de l'autre côté, il escalade son papa et vient s'échouer entre nous dans la moiteur de son sommeil de petit garçon qui a encore besoin d'être rassuré la nuit.

Parfois c'est ma cadette qui passe et vient squatter le lit inoccupé de son petit frère. Un cauchemar à faire fuir, un réveil par un bruit étrange, peu importe, elle sait qu'elle peut venir se réfugier ici. Le bal des chambres musicales tourne en silence certaines nuits, d'autres non.

Je me retrouve d'un côté du lit, de l'autre mon amoureux, et entre nous deux il y a parfois une tête brune, parfois deux. Nos fils.

Alors j'écoute leurs respirations et le vent dans les volets. Je me dis qu'il faudrait peut-être déplacer les petits corps endormis dans leurs lits et se rendormir aussi.

Au lieu de cela, je continue à avaler l'air rempli de leurs odeurs et de leur chaleur, j'observe les petites mèches de cheveux collées sur les fronts, j'enregistre la courbe de leurs cils. Mon petit a les doigts tout détendus, il dort les bras grands ouverts, comme une étoile de mer. Mon plus grand dort en boule, les genoux sous le ventre, la bouche entrouverte et ses longs cils recouvrant une partie de ses joues.

Avec le soleil et les oiseaux, c'est ma fille aînée que j'entends aux aurores. Le bruit des céréales dans le bol, le frigo qui ferme, le sac de cours qu'on pose dans l'entrée, à côté des escaliers. Elle se prépare pour le collège dans le silence de la maisonnée endormie.

Avant de la rejoindre prendre un café avec elle, je me rappelle de ses nuits à elle, collée serrée contre moi. Les réveils, les tétées intempestives, la fatigue, je ne les ai pas oubliés, mais un voile de douceur s'est posé dessus. Ne restent que les bons souvenirs.

Le meilleur de la vie.

Je me dis que plus tard aussi je repenserai à tout cela de la même manière. Le lit partagé, les têtes brunes, le squattage, la tétée désaltérante et rapide, les petits souffles dans la nuit. Quand ils seront grands, indépendants, partis, dans d'autres vies, d'autres passions, d'autres préoccupations, d'autres bras. D'autres amours que l'amour simple et grand de leurs parents.

J'y repenserai comme ça.

Le meilleur de la vie.

Le meilleur de la vie, c'est toujours dans le moment présent.

Alors je tâche d'en profiter à chaque instant.

Le meilleur de la vie
Le meilleur de la vie
Le meilleur de la vie
Le meilleur de la vie
Le meilleur de la vie
Le meilleur de la vie
Le meilleur de la vie

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Quatre enfants, quatre allaitements

par La journaliste IT pink & green

Quatre enfants, quatre allaitements

J'ai allaité mes quatre enfants. Relativement longtemps, voire très longtemps selon la norme de certaines personnes. Pour moi c'est du "classique" (sauf l'allaitement de mon premier fils, assez long selon moi) parce que c'est ce que j'ai vu dans ma famille : 12, 14, 25 mois et un allaitement en cours, en tout presque 56 mois lactés, et ce n'est pas fini.

Donner le sein pour moi, c'était une évidence avant même d'être enceinte. Parce que j'ai toujours vu ça autour de moi. Ma mère, mes tantes, mes amies. Allaiter c'était comme respirer, ça allait de soit. Je n'y avais jamais réfléchi, je n'avais jamais envisagé la possibilité que je "pourrais" faire autrement.

Quand ma fille aînée est née, un peu en avance, petit poids, c'était évident que je l'allaiterais.

Les choses ont été plus compliquées que ce à quoi je m'attendais, je dois bien l'avouer. Elle s'endormait au sein, la bougresse, ne tétait pas bien, maigrissait à vue d'oeil. 2,6010 kg ce n'est déjà pas bien épais, mais quand on perd 300 ou 400 grammes, ça devient vite problématique (à l'époque j'ignorais que la péridurale avait pu "fausser" son poids de naissance, et la perte de poids être moins impressionnante, de fait).

On a passé six jours à la maternité, six jours à batailler pour qu'elle prenne 10 grammes, 20 grammes, six jours à la peser avant et après la tétée pour voir si elle avait bu quelque chose, six jours à finalement lui donner un biberon de mon lait tiré un peu plus tôt.

Je suis sortie de la maternité avec une ordonnance pour un tire-lait, une balance et j'ai acheté des petits biberons.

On a lutté trois semaines.

Tirer le lait, donner le sein, la voir s'endormir, lui filer un biberon de lait tiré. La peser, encore. Noter un petit point sur la courbe, devant des dizaines d'autres petits points. Noter l'heure aussi. Stresser. Guetter. Se fatiguer.

L'obsession de la courbe, du point, du poids, de l'heure.

Et le bruit du tire-lait électrique qui me berçait (ou m'obsédait, au choix).

Quand elle a eu trois semaines, un petit miracle s'est produit : elle ne s'est pas endormie au sein comme elle le faisait d'abitude. Elle a tété tout son soûl.

Elle a vidé un sein.

Puis l'autre, et s'est endormie repue, la goutte de lait dans le coin de la lèvre.

J'ai rendu le tire-lait, rangé les biberons pour plus tard et j'ai surtout viré la balance, cette génératrice d'angoisse.

On a traversé la crise, et j'ai allaité ma fille un an.

Quand ma cadette est venue au monde, je me suis préparée à revivre les mêmes débuts difficiles, tout en gardant dans un coin de ma tête la conviction que j'y arriverais.

Mais les choses ne se sont pas du tout déroulées selon le même scénario. Ma fille est née, je l'ai posée contre moi et... elle a rampé jusqu'au sein. Réflex archaïque, incroyable force de la nature, caractère morfale aussi, il faut bien le dire, elle s'est hissée par la force de son petit corps jusqu'au sein que sa bouche a trouvé, pour ne plus le lâcher.

Quelques minutes après, la puéricultrice (qui nous avait laissés faire tranquillement connaissance) est revenue en me proposant de tenter la mise au sein. J'ai ri en découvrant un pan du drap qui recouvrait mon bébé et je lui ai répondu "mais... elle tète déjà !".

Les allaitements de mes fils se sont passés sur le même modèle. Ils ont tété tout de suite, de manière très efficace.

La perte de poids n'a jamais été impressionnante après la naissance, Ruben avait même repris la courbe ascendante au troisième jour.

Quand je repense à la période difficile que j'ai vécue avec ma grande, je me demande qu'est-ce qui m'a permis de tenir le coup, malgré les difficultés. Le soutien des personnes qui m'entouraient, sans aucun doute. Ma mère, le père de ma fille, quelques sages-femmes et puéricultrices. Mais aussi l'image quasi idyllique que j'avais de l'allaitement. J'avais trop vu ça, des seins nourriciers, je me disais que ce n'était pas possible que ça ne marche pas. J'étais bloquée là-dessus et ça m'a sauvée je pense. Ca aurait pu être le contraire (et je conçois que ça ne se passe pas comme ça pour toutes les mamans qui galèrent) mais moi ça m'a permis de traverser la tempête avec une image positive et pleine d'espoir en tête. Quand d'autres images venaient ou lorsque le pédiatre, mon gynéco ou la puéricultrice de la PMI m'ont dit "vous savez, mieux vaut un biberon donné avec sérénité qu'un sein donné avec angoisse" je fermais les écoutilles, et je repensais à ma mère. Je sais que ces personnes étaient bien intentionnées et que c'est parfois le meilleur des discours à tenir à une maman qui lutte, mais moi ça n'était pas ce que j'avais besoin d'entendre. Chaque maman est différente.

Ca peut paraître étrange hein, mais non, je ne voulais pas qu'on me dise ça.

Je ne voulais pas qu'on ouvre une brèche dans laquelle j'aurais pu m'engouffrer et laissant l'allaitement derrière moi. Je voulais qu'on m'encourage, qu'on me dise que c'était juste un mauvais moment à passer, que toutes les mères pouvaient allaiter, que ça se passerait bien, qu'elle finirait par grossir.

C'était ça que j'avais besoin d'entendre.

Heureusement, ce sont les mots que certaines personnes ont prononcé.

Et cette histoire avec ma fille aînée m'a fait cadeau d'un précieux don : une formidable confiance en moi et en mon corps.

Je ne regarde jamais l'heure, je ne note pas avec fébrilité le poids, je dégaine le sein quand c'est nécessaire. Et je vois les petits plis qui se remplissent, les cuissots qui s'affermissent.

J'allaite comme je respire.

J'allaite sans ma tête.

Sur la photo d'en haut, ma cadette, la morfale.

Sur la photo du bas, ma petite pastèque hier, avec un body qu'il portait à la naissance posé sur son torse. Je ne sais pas combien il pèse, mais il pousse comme un petit champignon !

Quatre enfants, quatre allaitements

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Maternelle

par La journaliste IT pink & green

Maternelle

Vers six ou sept ans, j'ai reçu un cadeau formidable, le Graal du Graal, plus qu'un jouet, le cadeau rêvé : un poupon nouveau-né. Oh, ce n'était pas une Corolle comme j'en ai toujours rêvé (même des années après). Il avait le corps en plastique, il n'était pas aussi doux ni aussi parfumé qu'une poupée Corolle, les finitions de ses yeux bleus (qui se fermaient) n'étaient pas aussi abouties.

Il était rigide.

Un peu trop dur.

Un peu trop orange.

Mais c'était mon bébé. Mon tout petit à moi. J'étais sa maman, il était mon baigneur, mon poupon, mon enfant, mon bébé. Je l'ai aimé tout de suite

Je l'ai baptisé Benoît, comme le cousin que je venais d'avoir.

Je le trimbalais partout, au parc, dans les magasins, à la messe du dimanche, en balade. Quand ma mère venait nous chercher après l'école avec le goûter de 16 heures, elle avait pour instruction d'amener aussi mon poupon. Il m'attendait assis sur les sièges de la Volvo break, je le saisissais, je le serrais contre moi. L'école était finie, je pouvais manger mes tartines de confiture maison et redevenir une petite fille silencieuse. Je pouvais aussi redevenir la maman de mon poupon, et ça, c'était essentiel.

Je dormais avec lui et souvent, avant de sombrer dans le sommeil, je priais fort fort fort pour qu'il se transforme en véritable bébé durant la nuit. De la même manière qu'il m'arrivait de prier Dieu qu'il envoie un autre bébé dans le ventre de ma mère.

Ma mère n'a jamais eu ce cinquième enfant dont je rêvais, et Benoît ne s'est, bien évidemment, jamais transformé en vrai bébé.

Il m'a suivie partout, en vacances, à la piscine, dans les ruisseaux gelés, dans les restaurants, le jardin de mes grands-parents, les chapelles silencieuses. C'était Miléna et son baigneur, le baigneur de Miléna, tout le temps, partout.

Un jour je suis allée à l'anniversaire de Céline. Céline, elle vivait dans une grande maison, avec piscine, jardin immense, piano à queue, chambres innombrables. Et une salle de jeux. Une salle de jeux remplie de poupées Corolle et d'accessoires blancs, doux, vaporeux. Une salle comme je n'imaginais même pas que cela puisse exister.

On nous avait demandé d'amener nos poupées si on le souhaitait, alors j'avais emmené Benoît. Avec tendresse, je l'ai posé dans un des petits couffins blancs qu'il y avait dans la salle et je l'ai recouvert d'un drap de mousseline. J'étais heureuse de voir mon bébé dans de si jolis draps, chez moi le couffin était plus modeste et les couvertures étaient confectionnées de carrés crochetés par une amie de ma mère. Un berceau beaucoup plus rustique.

Céline est venue voir ce que je faisais dans mon coin. Elle s'est approchée de nous et s'est penchée au dessus du couffin. Je me disais qu'elle allait sans doute s'extasier avec moi devant mon "nouveau-né" paisiblement endormi.

Que nenni.

Elle a plissé son nez, tout le poids de son corps s'est affaissé sur un seul de ses pieds, comme si elle était dépassée par tant de perplexité et sans même me regarder elle a demandé "mais c'est quoi ce truc moche ?".

Et elle a viré Benoît.

Sans préavis.

Truc moche.

Elle l'a jeté sur un matelas posé au sol juste à côté, et elle a placé une de ses Corolle à sa place. Son nez est redevenu lisse, elle s'est à nouveau campée sur ses deux pieds et elle a prononcé d'un air satisfait "ah voilà, là c'est bien".

Je crois qu'elle n'a pas compris pourquoi je me penchais avec toute la tendresse dont j'étais capable et toute la tristesse du monde vers le poupon rejeté pour le soulever avec amour. Je l'ai serré contre moi et je me suis éloignée.

Céline m'a regardée faire comme si j'étais dingue.

Cet épisode m'a marquée, comme vous pouvez le voir (sinon je ne m'en souviendrais pas, et je ne le raconterais pas ici). Mais il m'a appris deux choses : blessée, triste, touchée par les paroles de Céline, j'ai serré mon bébé contre moi et je me suis jurée que j'aimerais mes enfants envers et contre tout. Dès la première seconde.

Et quatre fois, je suis tombée en amour

La deuxième chose que cet épisode m'a apprises, c'est que les blessures d'enfant ne sont jamais anodines. A nous adultes, avec nos raisonnements, nos histoires, nos cicatrices plus ou moins bien fermées, plus ou moins encore sensibles, la mise en abîme est possible. On relativise.On minimise. Parce qu'on nous a appris à le faire.

"C'est pas grave", "ça ne sert à rien de pleurer", "tu en verras d'autres", "c'est rien ça", "arrête ton cinéma".

Si, c'est grave. Si, ça mérite d'être entendu. Si, ça mérite d'être consolé.

Des histoires comme ça, on se les trimbale parfois toute la vie. Sans même le savoir.

C'était grave ce que tu as fait Céline, c'était grave pour moi, pour la petite fille que j'étais. Avec le recul, ça m'a sans doute poussée à garder mes écoutilles toujours ouvertes pour mes enfants, pour leurs petites et grandes histoires.

Rien n'est anodin si pour l'enfant ça ne l'est pas.

Toute émotion mérite d'être entendue.

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Je vais avoir quarante ans demain, et je le vis moyennement bien

par La journaliste IT pink & green

Je vais avoir quarante ans demain, et je le vis moyennement bien

Je sais, l'âge c'est dans la tête et moi dans ma tête j'ai toujours 23 ans.

Je sais, l'âge ce n'est pas si important que ça, on n'a pas l'âge de nos artères mais plutôt de nos passions, de nos pulsions, de nos vibrations, et moi je vibre comme une enfant.

Je sais, le monde ne s'écroulera pas, je n'aurai pas plus de rides du jour au lendemain, ça ne changera rien à mon quotidien, ça se passera bien.

Comble d'ironie, on ne me le donne pas, mon âge. On me dit régulièrement que je ne les fais pas mes presque 40.

Alors pourquoi faire une petite fixette sur ce passage ? Les 20 ans, je ne les ai pas sentis passer. Les 30 ans, guère plus. J'étais enceinte de ma deuxième fille et c'est avec sérénité et même joie que j'ai troqué le 2 contre le 3.

Mais le 4.

Gloups.

40 ans pour moi, c'est l'âge de ma mère.

Ma mère, elle aura toujours 40 ans pour moi. Peut-être parce que je me rappelle de sa quarantaine mieux que de sa trentaine (forcément, j'avais trois ans), et que je suis restée bloquée dessus. Ma jolie maman aux yeux bleus.

Mais non, ma mère aura 68 ans dans quelques mois.

Et demain, c'est bien moi (et mon frère jumeau) qui souffleront 40 bougies.

40, berdol.

J'ai juste pas envie.

Mais sans doute que dimanche, je n'y penserai même plus, lorsque je fêterai ça dans le jardin, sous le soleil, à l'ombre des lilas, entourée des miens, mes quatre enfants, mon amoureux, mon frère, ma nièce.

(N'empêche, 40 ans quoi)

(Ok j'arrête).

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Te regarder dormir et halluciner

par La journaliste IT pink & green

Te regarder dormir et halluciner

Ah le sommeil des bébés, ce petit ingrédient si indispensable au sommeil, au bien-être et même à la santé mentale des parents.

De mes quatre enfants, seule mon aînée m'a fait connaître les nuits chaotiques. On a vécu près de sept mois vraiment très difficiles, avec un bébé qui se réveillait toutes les heures, ne distinguait pas le jour de la nuit et passait son temps scotchée au sein. Pour tout dire, si j'avais dû m'arrêter à ça (et à la grossesse difficile qui a précédé) j'aurais dû m'en tenir là, et ne pas avoir d'autres enfants. Les nuits pourries, ça rend dingue et ça ne donne pas envie de remettre le couvert.

Oui mais voilà. L'envie est plus grande que la perspective de l'épuisement parfois, alors on remet ça. Malgré tout.

Psychologiquement, je m'étais préparée à revivre les nuits atroces avec réveils intempestifs, pleurs, bébé glue. J'avais préparé le lit en cododo, la veilleuse, les coussins pour se caler.

Et.

Non.

Elle a dormi.

Tout de suite.

Dès sa naissance, ma cadette a fait des nuits de folie, n'a jamais tété la nuit et - truc de dingue - ne voulait même pas dormir à côté de moi (le truc presque frustrant). Je la "gênais" clairement dans son sommeil. Alors elle a intégré sa chambre quasiment tout de suite après sa naissance.

Mes deux fils sont des bébés fabriqués sur le même modèle que ma cadette. La nuit, on dort ! Ne me demandez pas la recette, je n'en ai pas, tout au plus suis-je moi-même plus zen, sans aucun doute possible. Est-ce que ça transparaît sur eux ? Je l'ignore.

Et puis ils sont nés plus près du terme alors que ma grande avait quatre semaines d'avance. Est-ce que cela joue ? Là encore, je n'en sais fichtre rien.

Mais ça fait du bien.

Et ça me fait halluciner.

Oui même après trois enfants qui dorment bien je ne suis pas blasée, pas habituée. Pour moi un bébé qui se réveille la nuit, ça reste normal. Un bébé qui dort la nuit, c'est extraordinaire. Alors vous pensez bien, trois bébé qui dorment dès la naissance, ça tient de la science-fiction (à croire que mon aînée m'a vraiment marquée, haha).

Depuis trois mois et demi, je contemple encore tous les soirs mon petit Maître Zen endormi à 20 h au plus tard, et j'hallucine, vraiment. Je trouve ça extraordinaire ce petit être de quelques heures, de quelques jours, de quelques semaines maintenant qui SAIT que c'est la nuit et que la nuit c'est fait pour DORMIR.

D'où le tient-il ?

Où est-il donc ce mystérieux marchand de sable si ponctuel ?

Sur quoi l'horloge de son petit cerveau se base-t-il pour se réguler si parfaitement ?

La lune, les étoiles, le pyjama que je lui mets le soir, cette dernière tétée avalée goulûment, les bruits de la nuit qui remplacent à pas feutrés ceux du jour ?

Mystère !

Peu importe, je savoure.

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Calendrier coréen {bis}

par La journaliste IT pink & green

Calendrier coréen {bis}

Je sais, je me répète, mais que voulez-vous, c'est ma petite fixette à moi. La date de début de grossesse reste, pour moi, un événement presque aussi important que celui de la naissance, et je garde précieusement en tête les quatre jours, mois, années qui ont marqué l'entrée de mes enfants dans ma vie, dans nos vies.

Ca fait donc un an qu'il s'est installé, tout en douceur, dans l'espoir et la discrétion, une poignée de semaines après mon passage chez une gynécologue quelque peu désuète (et sans appareil échographique en état de marche) qui m'avait juste donné une feuille où noter religieusement ma température.

Chose que j'ai faite (mais sur mon téléphone).

Il est venu, je me souviens quand, dans notre ancien appartement, dans notre chaleur, dans le printemps qui s'installait un peu plus tôt l'an dernier, dans la joie et le salon baigné de soleil.

Et puis il est né ici, gravant de manière indélébile nos mémoires et tous les automnes à venir, baptisant pour toujours cette maison, ce sol gris clair de la salle à manger que nous avons, depuis, transformé en salon. M'offrant, aussi, une confiance nouvelle et indestructible en moi-même, en mon corps, en la vie.

D'un printemps à un automne, d'un salon à l'autre, la boucle est bouclée. Une merveilleuse année passée à ses côtés ma foi.

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