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Ce qu'il connaît de mieux au monde

par La journaliste IT pink & green

Ce qu'il connaît de mieux au monde

Il a quatorze mois et parfois je me dis que j'aimerais qu'il cesse de téter. Pourquoi ? Parce que je suis fatiguée, parce que contre toute attente, moi qui pensais que l'allaitement ne pouvait que me faire grossir (lire Arnaque à l'allaitement que j'ai écrit il y a presque un an justement, c'est drôle) et bien j'ai maigri.

Oh ces 12 kilos perdus depuis septembre je ne les dois pas à l'allaitement, je le sais bien. Mais à la fatigue, l'inconnu, les allers retours, porter un, deux enfants, oublier de manger, déménager, écrire des tonnes de paperasses et rencontrer de nouvelles têtes presque tous les jours.

Mais voilà, j'ai maigri, mes seins ont diminué de taille, sont plus sensibles et avec la fatigue oui parfois je me dis que 14 mois c'est bien, c'est bon, on arrête.

14 mois d'allaitement c'est un peu plus que mon aînée, pile comme ma cadette et beaucoup moins que le Petit Roi (25 mois).

Alors stop.

Stop ?

Ben en fait non.

Quand il tire sur mon t-shirt pour me montrer qu'il a envie de téter, quand il enfouit son nez dans mon sein en reniflant mon odeur, quand il tient de sa petite main mon sein, quand il s'endort apaisé, la goutte au bord des lèvres, je le regarde.

Et je réfléchis.

Tout cela, mon odeur, ma chaleur, le goût de mon lait, le creux de mon bras, c'est ce qu'il connaît de mieux au monde.

C'est la première chose qu'il a connu à sa naissance.

C'était en quelque sorte son comité d'accueil.

Un comité d'accueil pas inconnu en plus, puisqu'il paraît que le liquide amniotique, qu'il a avalé par litres in utero, présente des qualités gustatives semblables au lait maternel.

Et puis ma chaleur, ma peau, après tout n'est-ce pas une sensation similaire qu'il ressentait dans mon ventre, blotti contre les parois de mon utérus ? 37 degrés des deux côtés.

Le même rythme cardiaque aussi, le mien, qui le berçait lors de sa vie aquatique et qui le berce maintenant quand il tète et s'endort contre mon coeur.

Alors, 14 mois c'est suffisant ?

Pour lui, non.

Pour moi, la contradiction de mes envies me saute aux yeux. Oui parfois j'ai envie que ça s'arrête.

Mais en vrai, pas du tout.

Ce qu'il connaît de mieux au monde, j'ai envie de le lui offrir encore quelques temps.

 

Sur la photo du haut, à gauche il a trois jours, à droite 14 mois et quatre jours.

En bas, à différentes périodes d'allaitement, sur la première photo il n'avait même pas deux heures.

 

Ce qu'il connaît de mieux au monde
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Le baiser dans la neige et les feux d'artifice

par La journaliste IT pink & green

Le baiser dans la neige et les feux d'artifice

Je ne sais pas pourquoi, l'autre jour j'ai repensé aux innombrables Nouvels Ans que j'ai passés dans ma vie. Peut-être parce que j'ai passé un très bon Nouvel An cette année, plein d'amitié et d'amour.

J'ai repensé à ceux de mon enfance, quasiment toujours dans le calme étoilé et le silence feutré de la neige.

Ceux de "mère", avec un bébé au creux du cou, à observer les feux d'artifices au loin sur la Tour Eiffel ou la montagne.

Ceux dans mon lit aussi. Oui j'ai passé des Nouvels Ans sous la couette, malade - ou pas d'ailleurs.

Et puis ceux de mon adolescence et de ma vie de toute jeune femme. Je les ai presque tous fêtés en Slovaquie (le pays de ma mère).

Ils étaient toujours festifs ces Nouvels Ans. Que ce soit dans un chalet loué, au restaurant, en squat chez les parents de copains partis festoyer ailleurs, c'était la fête, la grosse fête. Bon moi j'étais la sage paraît-il, mais j'adorais ces moments où les bouchons de champagne sautaient dans tous les sens, où mes amis, au fur et à mesure de la soirée, devenaient de plus en plus gais. Et tant pis pour le nuage de clope qui flottait dans l'air et imbibait mes cheveux alors que je détestais ça. On mangeait des sandwichs, du saucisson, des cornichons, de la soupe. On rigolait, on refaisait le monde.

Et toujours, peu avant minuit, on endossait manteaux, bonnets, écharpes, bottes de neige et on allait affronter le froid glacial pour aller accueillir la Nouvelle année dans la rue, avec des centaines de gens qui avaient la même envie : fêter ça dehors, dans la neige, avec plein de monde, connus ou inconnus, peu importe. Chacun y allait de sa bouteille de champagne et les feux d'artifices éclairaient la montagne. Même les immeubles communistes si moches prenaient des airs de fête avec toutes ces lumières.

Et puis il y a eu le 1er janvier 1993. L'année de mon bac. J'avais 17 ans et les cheveux blonds jusqu'aux reins sous mon béret bleu marine.

1993, le jour de l'indépendance entre la Slovaquie et la république Tchèque. Mon Coeur saignait un peu car je ne souhaitais pas cette séparation, après tout ma mère est Slovaque mais mon grand- père paternel était tchèque.

Mais les gens étaient euphoriques, ils étaient fous de joie de cette indépendance retrouvée. Ils avaient même descendu dans la neige des instruments de musique typiques du pays, et ça dansait, ça s'embrassait, ça se passait les bouteilles pour boire au goulot, ça riait, ça lançait des boules de neige. Une ambiance de folie. La joie, la musique, la danse, l'amitié.

C'est alors qu'un copain de nos amis s'est approché de moi. Je le connaissais à peine, il ressemblait à Jim Morrison mais - comble de l'ironie - tout le monde l'appelait Joseph la Panique. Parce qu'il avait peur de tout. Surtout des gens et surtout des filles.

Là il avait sans doute déjà bien bu, il avait une bouteille de champagne ouverte à la main. Il me l'a tendue mais j'ai refusé. Sans un mot, il m'a saisi doucement derrière le cou et il m'a embrassée. Comme ça. Pas comme deux amoureux pourraient le faire hein. Il m'a juste embrassée à pleine bouche mouillée, comme les petits enfants le font innocemment. Puis il a disparu dans la foule.

J'en suis restée abasourdie. C'est comme si j'avais reçu sans le demander un shoot d'amour innocent et ne demandant rien en retour.

Comme un enfant embrasse un enfant.

Ca aurait pu être n'importe qui, un vieillard guilleret, un vrai pote, une copine, une femme, un enfant. Il se trouve que c'était Jim la Panique mais ça reste finalement un détail.

Et les feux d'artifice autour.

Je ne sais pas ce qu'est devenu Jim Morrison Joseph la Panique. Je ne l'ai jamais revu. J'aurais pu, mais ça n'était pas mon envie. Il y avait juste eu cette parenthèse qui, bizarrement, m'avait propulsée l'espace de quelques secondes dans l'innocence de l'enfance et pas les calculs des adultes.

Je ne sais pas ce qu'il est devenu et d'ailleurs je ne sais même pas si les Nouvels Ans en Slovaquie ont toujours cette spontanéité de musique, de danse dans la rue, de partage, de feux d'artifice et de joie.

J'espère que oui.

J'espère qu'il existe dans le monde des endroits comme ça où les gens se réunissent spontanément sans se connaître, juste pour faire la fête, danser sur le son d'une contrebasse et se serrer dans les bras sans rien demander d'autres en retour.

Surtout ça.

L'amour gratuit.

Free hugs sur vous.

Et dès que vous en avez l'occasion, souriez aux autres, serrez-les, embrassez-les. Qui sait, peut-être s'en souviendront-ils toute leur vie comme d'une parenthèse enchantée, avec ou sans feux d'artifices.

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Bipède

par La journaliste IT pink & green

Bipède

On s'y attendait depuis quelques temps déjà, il contournait si vite les meubles en s'y accrochant, il avançait si vite dans le couloir en prenant appui sur les murs. Il ne manquait plus que le petit déclic.

Et hop !

A treize mois le voilà bipède (ascendant cascadeur, mais ça c'est une autre histoire).

On était presque tous là pour le voir, seul Papa manquait car il travaillait mais il a pu le voir le soir même.

D'abord un pas (les jambes un peu trop écartées, façon Godzilla), deux, trois, sous un tonnerre d'applaudissements (ma cadette notamment est particulièrement enthousiaste pour ce genre de choses, elle ferait un excellent coach, souriante et positive).

Puis il s'est rassis.

Et il a immédiatement réitéré l'essai, un, deux, trois... sept pas !

Retour sur le popotin, ravi, le sourire jusqu'aux oreilles, observant nos réactions, hop debout et cette fois en posant les pieds plus proches l'un de l'autre.

L'équilibre était trouvé.

Parfait.

Depuis on ne l'arrête plus et à chaque instant il gagne en agilité pour marcher vers l'arrière, en crabe, contourner les obstacles, grimper partout, se baisser pour ramasser un objet (même lourd !) et se balader avec, placer une boîte ou un gros livre sur le sol et s'en servir comme d'une marche pour grimper sur la table basse ou les meubles (mmmmh ça promet, mais j'essaie de rester sereine et de lui faire confiance).

C'est tellement drôle de le croiser au détour d'un couloir, debout. Ou de l'observer se mouvoir avec toujours plus d'aisance parmi ses frère et sœurs.

Bref, Ruben marche depuis quelques semaines et ça beau être mon quatrième enfant, je suis complètement admirative et fascinée (qui a dit gaga ?) par cette mécanique qui fait évoluer nos enfants si parfaitement.

Aujourd'hui plus que jamais.

Il marche, il court, il vole, il escalade. Et moi je suis heureuse.

Bipède
Bipède
Bipède
Bipède
Bipède

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Le lâcher prise, ou quand l'Univers dégaine sa baguette magique

par La journaliste IT pink & green

Le lâcher prise, ou quand l'Univers dégaine sa baguette magique

Il y a quelques semaines, juste après la rentrée des classes pour être précise, j'ai partagé sur Facebook une petite anecdote personnelle que je vous décris ici pour illustrer mon titre.

Je sortais de la réunion 4ème du collège de ma fille, assez tard, les profs ayant été bavards. Je pressais le pas, il était tard et mon petit m'attendait ainsi que mes trois autres enfants, restés avec mon amoureux.

Pas de bol, le bus qui devait me monter jusqu'à la maison (c'était avant le déménagement) m'est passé sous le nez. Deux choix s'offraient à moi : attendre le suivant une demi heure après ou monter à pied (la maison était sur les hauteurs de la ville). Un brin découragée face à l'attente ou la pente, dans ma tête je me suis dit que je devrais me poster en bas de la longue avenue pentue et tenter de demander à quelqu'un de m'emmener.

Évidemment, je me disais en même temps que je n'oserais jamais.

J'ai alors levé la tête en regardant les quelques nuages de septembre et instinctivement, sans réfléchir, j'ai "pensé" "dis" "lancé" (je ne sais pas comment le qualifier, ce n'est pas de l'ordre de la parole mais de l'intention et de la confiance totale, non réfléchie, qui vient des tripes ou du coeur) vers le ciel une sorte de voeu en complet abandon : "oh dis l'univers, ce serait encore plus cool que tu fasses un miracle !".

C'était vraiment comme si de tout mon cœur et avec mes bras je lançais vers le ciel un vœu fou avec la confiance d'un enfant. Comme si je soulevais une brassée de neige, de sable ou d'étoiles et que je la lançais vers le ciel en lui disant "bon là voilà, je suis démunie, je ne sais pas quoi faire, débrouille toi pour m'aider, tu es le meilleur".

Mais sans planifier hein, sans me forcer, c'est venu instinctivement.

Sur ce.

Une voiture s'est arrêtée à ma hauteur, fenêtre ouverte, et un petit papy de 80 ans a sorti sa tête aux cheveux blancs comme neige par la fenêtre en me demandant si, par hasard, j'aurais la gentillesse de lui indiquer comment se rendre vers le Col Bayard.

Je me lançais dans des explications précises quand soudain je m'arrêtais net, frappée par la réponse que l'Univers me mettait sous les yeux.

Je stoppais mes explications et prise d'un élan de confiance, je lui dis "vous savez quoi cher monsieur ? En fait c'est sur ma direction et je viens de rater mon bus, si ça ne vous dérange pas, je monte avec vous, je vous indique le chemin, vous me déposez en route, et ensuite c'est tout droit !". Le petit Papy a souri, acquiescé et m'a ouvert la porte.

Et voilà comment je suis rentrée chez moi en cinq minutes, après avoir eu le plaisir d'échanger quelques mots avec un charmant grand-père savoyard qui passait par là pour je ne sais quelle raison.

Dingue non ?

L'anecdote s'arrête là, mais pas mon propos.

Cette petite aventure m'a donné l'occasion de réfléchir à d'autres moments de ma vie où j'ai "lancé un voeu vers le ciel comme on lancerait des étoiles ou des paillettes en soufflant dessus". Ca m'est arrivé à quelques reprises, et même à une époque où je ne pensais pas que ça fonctionnait. Je ne souhaite pas entrer dans les détails, il s'agit de ma vie passée et d'événements trop personnels, mais il m'est arrivé de me retrouver dans des situations inextricables, où ni les solutions que je cherchais, ni les arguments que j'avançais, ni la bataille que je menais n'apportait ce que je souhaitais.

Je me battais contre des moulins à vent avec désespoir parfois.

Oui je me suis retrouvée face à des situations graves, difficiles, désespérantes où j'étais totalement impuissante.

Et, sans que j'en ai conscience à l'époque, quelque chose s'est réveillé en moi l'espace de quelques secondes. J'ai regardé le ciel, j'ai balancé mes étoiles vers le cosmos et je me suis dit "allez vas-y, moi j'ai épuisé toutes mes cartouches, je ne sais plus quoi faire, je te confie le problème, fais en ce que tu veux".

A chaque fois que cet état d'abandon total m'a soudainement habitée, les situations se sont miraculeusement réglées dans les minutes qui suivaient ou le lendemain.

Je vous jure que c'est vrai.

Ensuite j'ai changé de vie, j'ai appris d'autres choses et j'ai renouvelé l'expérience à plusieurs reprises, j'en parle notamment dans ce billet L'enseignement de la poire que j'ai écrit mi septembre 2010... et je suis tombée enceinte de mon fils deux semaines après.

Le problème avec le lâcher prise, ai-je longtemps pensé (et sans doute le pensez-vous aussi), c'est que cet état n'est pas un état réfléchi ni "volontaire". On ne peut pas se dire avec la tête "bon ok là je lâche prise, je fais confiance à l'Univers". C'est un truc qui vient comme ça, pouf, sans réfléchir, sans forcer, sans décider. Si vous tentez l'expérience maintenant là tout de suite, probablement me répondrez-vous que c'est n'importe quoi, que ça ne marche pas.

Si, ça marche.

Mais il ne faut pas l'intellectualiser.

Le mental (dans ce cas là), c'est le mal.

Le secret est dans l'intuition et l'intention.

L'INTENTION.

Elle doit être totale, sincère, confiante, certaine d'être exaucée.

Depuis peu de temps, j'ai quand même changé d'avis à ce sujet. Je suis persuadée qu'on peut la générer même en le souhaitant, et pas uniquement lors de brefs éclats d'illumination.

J'y travaille.

Je pose mon cerveau et je me reconnecte avec moi-même, dans ce lac de quiétude baigné de lumière.

C'est là que se trouvent les paillettes, et il y en a des milliards de milliards.

Quand je vous disais que mon mot totem c'est doré... Voilà une des explications. Il y en a d'autres, mais cette histoire de lâcher prise, de confiance et d'étoiles lancées dans le ciel en fait partie.

Le lâcher prise, ou quand l'Univers dégaine sa baguette magique

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Le sein préféré

par La journaliste IT pink & green

Le sein préféré

Ça va peut-être sembler bizarre à certaines mamans ou au contraire parler à d'autres, mais lors de mes quatre allaitements, mes enfants ont toujours eu un sein favori. Surtout ma cadette et mes deux fils, pour mon aînée c'était beaucoup moins flagrant (peut-être parce que pendant ses trois premières semaines j'ai dû tirer mon lait - elle est née en avance -, qui sait).

Et c'était le plus visible pour mon premier fils, allaité 25 mois.

C'est simple, je suis passée par toute une période avec les seins absolument asymétriques.

Les Laurel et Hardy du nichon.

Presque un an avec un sein droit énorme, veiné de bleu, dur... et un sein gauche beaucoup plus petit, plus flasque et moins marbré de veines.

Bref voilà pour les détails rigolos.

Je ne pense pas que les gens s'en rendaient compte (quand même... ou alors si ?), mais moi OUI. À chaque habillage. À chaque passage devant le miroir. À chaque douche (ceci dit je m'en fichais complètement hein, soyons clairs, ça me faisait marrer plutôt).

Sans doute aussi parce que, pour agrémenter le tout, je sentais clairement plus fortement les montées de lait à droite.

Les seins s'habituent à la demande voyez-vous, ce n'est pas un mythe.

MÊME sur le corps d'une MÊME femme, les seins peuvent visiblement produire des quantités différentes en fonction de leur sollicitation (j'ai testé pour vous, ne me remerciez pas).

Les seins sont des entités doués d'une intelligence et d'une faculté d'adaptation tout à fait remarquables, qu'on se le dise !

Revenons en à mes seins.

Le sein préféré de mes enfants, c'est le droit.

Pour les quatre enfants.

Les. Quatre. Enfants.

Et là forcément, je me pose une question très logique : est-ce vraiment eux qui ont préféré (préfère encore actuellement pour mon quatrième) mon sein droit ou n'est-ce pas plutôt moi qui, plus ou moins consciemment, le donne plus facilement / instinctivement / automatiquement ?

Hum ?

Mentalement je me revois faire les gestes avec mes aînés, je m'observe avec mon dernier, et le sein préféré c'est clairement moi qui l'ai choisi finalement.

Pourquoi ?

Parce que je suis droitière et que ce bras est plus musclé.

Parce que c'est plus confortable.

Parce que j'allaite beaucoup allongée aussi, sûrement, et que je me sens mieux sur le côté droit. Ça me libère le bras droit vers le haut tout en étant maintenu par le lit, un coussin, le canapé et je peux tenir mon téléphone ou un livre en allaitant sans avoir le bras dans le vide.

Bref, le (mon) sein préféré (pour allaiter) c'est le droit, et je remercie le dieu du nichon d'avoir créé un organe aussi intelligent, doué de faculté d'adaptation et soucieux de la satisfaction de la clientèle, maman comme bébé.

Quant à la symétrie, diantre !

Comment dire ?

Qu'elle aille au diable pendant quelques temps encore. De toute manière allaitement ou pas, je ne porte pas de soutien-gorge. Comme ça c'est réglé #ehtoc.

PS : sur la photo 2 je porte une robe magnifique de chez Milker (et oui je suis en train d'allaiter)

PS2 : sur la photo 3, la chauve au soleil, c'est ma cadette Arc-en-ciel. 10 ans déjà.

Le sein préféré
Le sein préféré

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Reprendre la barre

par La journaliste IT pink & green

Reprendre la barre

Il neigeait dru ce matin quand je les ai accompagnés tous les deux à l'école, elle bisou de reine des neiges avec sa capuche pleine de flocons et ses joues roses, lui bien à l'abri dans la poussette toute recouverte de blanc. Enlever le manteau, mettre les chaussons, trouver le prénom et l'accrocher côté Maison, échanger quelques mots avec la maîtresse. Des mots sur ces mots qu'on n'a pas su mettre sur ce qu'il a, malgré le tatouage sur l'épaule. Tatouage orphelin.

Un câlin énorme et tendre, repartir sous les flocons avec la poussette vide, la pousser avec difficulté dans le gros tas de neige.

Et tomber nez à nez avec une pub, je ne sais même pas pour quoi, assurance, mutuelle, covoiturage, peu importe.

Juste ce barbu souriant avec une phrase.

"J'ai le pouvoir de protéger mes covoiturés".

(Coucou l'Univers)

La poussette vide m'a semblé soudainement plus facile à pousser dans les congères. Les flocons frappaient mon visage en dépit du parapluie mais j'avais l'impression qu'ils me caressaient les joues, le front, les paupières. Ma main gauche engourdie l'instant d'avant maniait sans difficulté la poussette qui fendait la neige pourtant lourde avec aisance, gaieté même. Titanic insubmersible qui se rit des icebergs.

La phrase tournait en boucle dans ma tête et j'avais même envie de me déchausser pour marcher pieds nus comme je le fais tous les ans aux premières neiges.

J'ai le pouvoir de reprendre la barre.

Et de protéger mes covoiturés.

Tous mes covoiturés.

Et peu importe ce qu'en disent ceux qui croient tout savoir.

Ils ne savent rien.

Et moi j'irai chercher plus loin.

Reprendre la barre
Reprendre la barre
Reprendre la barre

Crédit photo 1 : blog Par monts et par mots 

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Le mot totem qui était super en retard

par La journaliste IT pink & green

Le mot totem qui était super en retard

Nous sommes janvier 2016 déjà bien avancé et je ne vous ai jamais parlé du mot totem 2015. Dingue non ? Je vous ai parlé de Circulation en 2012 (et de son bilan ), de Rouge en 2013 (ainsi que de son bilan ), de Tempête en 2014 mais jamais je ne suis parvenue à écrire au sujet du mot totem que m'avait soufflé la vie pour 2015.

Pourquoi ?

Parce qu'il me semblait banal, incongu, inutile, déjà présent dans ma vie.

Je savais qu'il n'y avait pas erreur, ce n'est pas possible, l'intuition ne nous trompe jamais. Mais je ne le comprenais pas, je ne saisissais absolument pas ce qu'il venait faire là puisqu'il me semblait déjà présent.

Alors j'ai attendu. J'ai écouté.

Ce mot, c'est Empathie.

L'empathie, je pensais un peu follement et enorgueillement qu'elle faisait déjà largement partie de ma vie.

2015 a ouvert mes yeux et mon coeur. Un peu brutalement d'ailleurs.

Mon coeur s'est brisé.

Mais vous savez quoi ? C'est bien les cœurs brisés. Ça laisse entrer de la souffrance mais aussi du monde, de l'amour et de la lumière.

De la compréhension.

Comme cette Pierre de coeur d'Uruguay que je suis allée voir en juin car (il n'y a pas de hasard) elle passait près de chez moi (elle voyage partout dans le monde). C'est une agate de 130 millions d'années en forme de coeur, cassée par hasard en deux et dans laquelle on peut observer la présence de cristaux de quartz qui forment des signes ou des caractères non élucidés et que chacun peut interpréter à sa façon.

Moi j'y ai vu un Mil, comme les trois premières lettres de mon prénom (avec un double i, je ne sais pas pourquoi), un C entouré d'une constellation de 16 points dorés (comme 2016 !) comme l'initiale du prénom de mon amoureux (fou !) et aussi un poisson et un grand coeur surmonté d'un petit coeur.

Bam !

Le coeur ouvert sans anesthésie.

L'empathie, une autre, qui s'y engouffre peu à peu.

Plus large.

Qui m'apprend qu'il faut toujours faire de vrais sourires et pas des demi sourires qui n'osent pas.

Qui m'apprend que l'empathie envers les autres, elle commence par l'empathie envers soi-même (lire Et ne pas oublier de ne pas s'oublier ).

C'est seulement à la fin de l'année que j'ai compris ce mot, et pourquoi il m'avait été soufflé. Il sera ma ligne de conduite pour l'année qui vient. A commencer par moi-même.

Bizarrement, alors que j'ai galéré pour trouver une signification à mon mot totem 2015, celui de 2016 (que je connais depuis cet été, il m'est venu comme ça un soir de canicule et je ne le comprenais pas non plus) et bien j'en connais déjà le sens dans ma vie.

Ce mot je peux vous le livrer, c'est Or / Doré. Quant à sa signification, je ne sais pas si j'en parlerai ici, c'est trop intime (non il ne s'agit pas de paillettes mais si je suis #teamblingbling forever). On verra.

 

Le mot totem qui était super en retard
Le mot totem qui était super en retard
Le mot totem qui était super en retard

La troisième photo vient du blog Plume et Zoom de mon amie Marie, que je vous conseille vivement si ce type de thématique vous parle.

http://www.plume-zoom.com/

 

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2015, que retiendra-t-on de toi ?

par La journaliste IT pink & green

2015, que retiendra-t-on de toi ?

2015 douce et dure, mouvementée et calme, silencieuse et bruyante, froide et chaude.

2015, une année toute en contraste.

On se souviendra du calme imperturbable de ce bébé qui grandit si vite et si joyeusement.

On se souviendra de la menthe sauvage qu'on dénichait sous les arbres, des écureuils qu'on croisait en allant jeter les poubelles et des lézards qui grimpaient jusqu'au toit. Il y a aussi eu le potager, des tomates et même des pastèques, comment oublier ce petit bonheur ?

Et puis les oiseaux qu'on a tentés de sauver des griffes de nos chats mais qu'on a fini par enterrer au fond du jardin, avec pierre tombale, fleurs et tout le cérémonial.

Il y a eu de la Vie aussi, des naissances même, trois chatons qui naissent en toute quiétude dans le même foyer que Ruben.

Le froid de l'hiver, le fioul qu'il faut commander deux fois, trois fois, cette habitude de mettre des chaussons qu'on ne parvient pas à prendre, on aime vivre pieds nus, voyez-vous. Et les bonhommes de neige qu'on fabrique à côté des igloos en se disant que tiens des carottes crues c'est bon à manger dehors en guise de goûter (ça c'est Iris). Le thé qui réchauffe et cette fichue habitude de fermer les portes pour garder la chaleur dans les pièces à vivre qu'on n'arrive pas à prendre. Comme pour les chaussons. On aime vivre les portes ouvertes voyez-vous.

Et puis la chaleur de l'été, la piscine, les cris de joie. L'arrosage du soir. Les maillots de bain qui sèchent sur la grille du jardin ou devant la cabane verte.

Le silence durant un mois d'absence, ce silence auquel je ne m'habitue pas, elles loin, lui qui travaille tant, les volets qu'on ferme tôt et le bourdonnement de la clim auquel on finit par s'habituer, qui endort tandis que les feuilles des marronniers dessinent des ombres dans la chambre. L'ombre enfin, la nuit bienvenue et la clémence de la montagne et de sa fraîcheur nocturne.

Un rythme familial à réinventer, comme une partition de musique bien rodée dont il faut transposer la gamme. Je pianote, je cherche ma clé de sol, la mélodie continue mais il nous manque une note.

Je tricote ma symphonie, je n'aime pas les bémols et il y en a trop. Je m'épuise à rajouter des dièses.

Mais j'imagine que même les meilleurs compositeurs griffonnent mille fois leur partition avant de parvenir à achever leur œuvre.

Et puis la surprise, les rendez-vous, les papiers, tellement de papiers, ce vocabulaire et ces acronymes improbables qu'il faut apprivoiser et qui finalement font partie du quotidien.

Les tâtonnements. Les questionnements. Le silence. Les déplacements.

Les aides des copines.

Réfléchir.

Déménager.

Oui, encore.

Et cette fatigue qui s'installe de manière insidieuse. Pas par manque de sommeil non, je dors bien. Mais la fatigue morale de toujours répéter, toujours se battre, toujours découvrir par hasard. La fatigue de porter, un, deux enfants. La fatigue, moi qui ne suis jamais fatiguée, allons donc ! Quelle drôlerie ! Ignorons la. 

Et lui, lui petit oiseau tatoué sur le bras qui s'obstine à ramasser des cailloux qu'il faut garder hein maman tu comprends. Non je ne comprenais pas avant de tomber il y a quelques jours sur cet ancien billet, Les années acidulées.

Mon oiseau tatoué, mon Roi, mon guide, mon architecte.

Les cailloux alourdissent mes poches. Quand j'y plonge les doigts je joue avec et je repense à ce billet.

J'ai une cathédrale à bâtir.

Et cette ado de 13 ans à peine que je découvre si forte et si sûre d'elle. Indépendante comme sa tignasse de feu. Poète, artiste, unique. 13 ans ? Elle semble en avoir dix, vingt de plus dans sa tête joliment faite.

Et ma 10 ans qui ne raisonne que par câlins et que même je devrais la regarder un peu plus et m'inspirer de son innocence et passer plus de temps à répondre à ses questions improbables, "j'aime bien parler avec toi maman".

Le temps, le temps qui manque mais que je vais apprendre à gèrer différemment. Pour la tignasse de feu, pour la Câline fan de maths, pour l'oiseau tatoué, pour le petit moine bouddhiste joyeux, pour l'amoureux si unique.

De 2015, on se souviendra aussi du silence parfumé dans lequel ont poussé les lilas un peu partout autour de la maison, même là où on les attendait pas, mauves, violets, blancs. La neige tombée drue un soir d'hiver en a même brisé deux branches énormes. L'une était irréparable et a fini dans une cheminée. L'autre, la pauvrette, était bien amochée mais point totalement brisée. Je la croyais perdue mais l'amoureux n'a point douté, il l'a tendrement relevée et l'a sanglée au tronc.

Au printemps, la branche brisée nous a offert de bien jolies grappes mauves et parfumées.

L'amoureux à la main verte, ai-je songé en contemplant de la cuisine le lilas pansé de noir mais flamboyant de vie, sans me douter que quelques semaines après l'épuisement aurait raison de moi comme la neige du lilas.

Mais l'amoureux n'a pas que la main verte. Il a la main qui guérit bien des choses. 

Lorsque c'est moi qui me suis brisée, il m'a tendrement relevée comme le lilas et sanglée contre la Vie, contre ma vie. 

Voilà.

En 2015 j'ai appris que les lilas brisés peuvent refleurir.

Que les cailloux sur le chemin sont des cadeaux qui nous permettent de construire des cathédrales.

Et surtout que l'Amour possédait tous les pouvoirs de l'Univers. 

2015, que retiendra-t-on de toi ?
2015, que retiendra-t-on de toi ?
2015, que retiendra-t-on de toi ?
2015, que retiendra-t-on de toi ?

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Un an

par La journaliste IT pink & green

Un an

Un an le 29 novembre

Deux dents

Des dizaines de boucles de plus en plus blondes

Douze mois d'allaitement

Deux pieds et deux genoux qui escaladent tout

Un œil gauche un peu plus clair que le droit

Deux petites mains qui ouvrent tout, tiroirs, boîtes, placards

Des nuits parfaites.

Un sourire craquant et coquinet.

Un an ça passe vite, à l'image de sa naissance fulgurante entre mes mains.

Un an ça passe parfois lentement quand la Vie nous offre des occasions des nous dépasser. On appelle ça des obstacles, des soucis, des emmerdes peu importe, en réalité ce sont des opportunités d'évoluer.

Un an que j'observe mon Maître Zen.

Face à la rapidité de la vie, de ses joies, de sa lenteur, de ses obstacles, de ses cadeaux, il est toujours resté fidèle à lui-même.

Calme

Dormeur

Déterminé

Observateur

Tendre, si tendre

Câlin

Confiant

Souriant

Rieur

Réconfortant

Apaisant

Un vrai Bouddha.

Pour sa deuxième année, je vais tâcher de faire mieux que de l'observer avec étonnement et émerveillement, je vais m'inspirer de son énergie.

Mon grand petit Maître Zen, Happy un an.

Et merci.

Un an
Un an
Un an
Un an
Un an
Un an

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Le sourire

par La journaliste IT pink & green

Le sourire

Quand j'y repense, j'ai dû l'afficher des dizaines de fois ce sourire.

A eux.

A ceux à qui je ne savais pas quoi dire.

Alors j'esquissais maladroitement un sourire qui se voulait compatissant.

Un sourire un peu bizarre, un petit peu plus levé vers la droite, vous visualisez ? Comme pour s'excuser en même temps. Du soleil, des cheveux blonds, des ongles vernis.

Et de la santé.

Sourire des deux côtés je n'osais pas, je ne savais pas. Je me disais que c'était indécent, et qu'un demi-sourire était plus de circonstance, avec de l'amour dans les yeux.

J'ai essayé d'envoyer de l'amour et de la force avec mes deux iris bleus clairs. Ces iris qu'on a tellement qualifiés de froids et de distants quand j'étais ado, alors qu'ils mourraient de timidité, de curiosité, de solitude et de froid.

J'ai mis du feu et des paillettes dans le bleu ciel de mes yeux et j'ai esquissé le sourire.

Le fameux demi-sourire "empathique" que je pensais réconfortant.

Non.

Il ne l'est pas.

Croyez moi.

J'ai croisé ce fameux sourire il y a quelques jours à la sortie de l'école. La secrétaire, une maman, une ancienne instit. Celles qui savent.

Des iris bleus, marrons, gris. Des iris qui envoient des milliers de messages dans lesquels je n'ai pas pu me plonger.

Car il y avait ce fameux demi-sourire qui sait, mais qui n'ose pas plus.

Ce sourire, sans le vouloir, a transpercé mon coeur en deux.

Comme si je basculais dans un autre monde.

J'ai murmuré un bonjour avec ma poussette vide, en évitant de croiser les demi-sourires qui me stigmatisaient sans le savoir.

Au coin de la rue, j'ai écrasé des dizaines de larmes en fixant ma poussette vide et en écoutant le bruit de mes bottes dans le matin qui se levait.

Plus jamais je n'esquisserai un sourire timide et navré en regardant quelqu'un d'autre.

Plus jamais je ne permettrai à quiconque de me sourire à moitié, encore moins à lui.

Je vais commencer par apprendre à sourire doublement.

A leur place tiens.

Même si la tâche me semble ardue pour le moment.

C'est contagieux le sourire, non ?

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