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Celui qui avait eu trois mois

par La journaliste IT pink & green

Celui qui avait eu trois mois

Trois mois dans une faille spatio-temporelle même, puisqu'il est né un 29 et qu'il n'y a pas eu de 29 février. Mais oui, il a bien eu ses trois petits mois. Déjà. Ou seulement. Ou les deux.

Il pousse bien, il est sage, il dort la nuit, il est très observateur et interagit beaucoup avec nous. Il est tonique, bavouilleur et doux. Il est souriant, il a souvent le hoquet et il est capable de faire preuve de beaucoup de détermination (entêtement ?) quand il veut attraper quelque chose. Il mange ses poings mais refuse la tétine et n'a pas adopté de doudou (pas de surprise, c'était pareil pour mes trois autres enfants).

C'est un bébé facile comme on dit. La vie est bien jolie avec lui.

Dans deux jours cela fera un an qu'il est entré dans nos vies.

Un an.

C'était comment avant ?

Happy 3 mon Maitre zen que j'aime !

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"Mais t'as pas paniqué ?"

par La journaliste IT pink & green

"Mais t'as pas paniqué ?"

C'est la question que les gens me posent le plus souvent lorsqu'ils apprennent que j'ai accouché de mon fils sans aucune aide, sur le plancher de ma salle à manger (lire Entre mes mains ~ La naissance extraordinaire de Ruben).

Suivie, très souvent, par une autre question, concernant le cordon ombilical cette fois, et sur laquelle je reviendrai plus tard.

"Mais t'as pas paniqué ? Oh là là, j'aurais été terrorisé à ta place, je n'aurais pas su quoi faire".

Et bien.

Non.

En tout simplicité et en toute honnêteté, à aucun moment l'ombre de la moindre petite panique ou même de peur n'a plané sur ma tête. Je n'ai pas paniqué.

Déjà, parce que je n'en ai pas eu le temps, tout bonnement. Sept minutes entre un réveil et une naissance, trois contractions puissantes, quelques phrases échangées avec mon amoureux, ça laisse vraiment peu de place à la panique.

Mais surtout, lorsque j'ai accouché j'ai quitté le mode cérébral pour me brancher sur le mode instinctif, animal, physiologique. Je n'ai pas réfléchi, calculé, prévu. Je n'ai pas préparé mes gestes. Mon corps est tombé à quatre pattes puis à genoux quand il le fallait, mes mains se sont placées au bon endroit pour vérifier en un quart de seconde ce qui se passait et aussitôt accompagner la sortie en fusée de mon enfant, mes doigts ont agrippé son petit corps chaud et humide sans hésiter une seule seconde, avec tendresse et fermeté, avant de le poser contre mon coeur.

Je n'ai pas non plus paniqué en écoutant son gargouillis qui disait adieu à la vie aquatique et victoire à la vie aérienne. J'ai regardé sa couleur changer, j'ai aspiré sa chaleur en lui donnant la mienne, j'ai écouté son cri, j'ai senti son corps se détendre et sa respiration s'installer tandis qu'il s'endormait contre mon sein.

C'est comme si tout mon corps savait.

Connaissait.

Re-connaissait.

Ca s'est déroulé le plus simplement et le plus calmement du monde. Rapide mais serein. Comme si j'avais déjà fait ça mille fois. Comme si mon corps connaissait par coeur toutes les histoires de toutes les naissances de l'humanité et ne faisait que rejouer une pièce connue sur le bout des doigts.

Ma propre histoire joue très certainement aussi un rôle dans le déroulement de cet accouchement. Tous mes enfants sont nés très vite et durant ma dernière grossesse mes amies se plaisaient à me taquiner : "Oh le prochain tu vas le faire chez toi ou dans la voiture, c'est sûr !". Je répondais que non non, je guetterais vraiment le moindre petit signe et je me mettrais en route tout de suite, mais dans un coin de ma tête, oui je dois bien le dire, cette éventualité me paraissait tout à fait possible. J'y pensais souvent. Sans que cela me fasse paniquer pour autant, d'ailleurs.

Au contraire.

Je me suis toujours dit que les choses étaient bien comme elles étaient et que de toute manière ce fils naîtrait exactement comme il devait naître, et à l'endroit où il devait naître.

J'étais, j'ai toujours été animée d'une grande confiance.

Je regrette presque que les pompiers soient arrivés peu après et qu'ils nous aient emmenés pour quelques heures à la maternité. Même si je sais que c'était la bonne chose à faire. J'étais là, assise par terre dans la salle à manger, me sentant bien, mon fils endormi contre moi, mais j'ignorais totalement si la quantité de sang que je perdais était normale ou pas. Visiblement oui (je le saurai pour la prochaine fois Aha) mais j'étais une mère de quatre enfants désormais, sur le sol, et je ne voulais pas passer à côté de quelque chose qui aurait pu les priver de cette mère (mon cerveau avait recommencé à fonctionner et raisonner, je crois).

Beaucoup de personnes m'ont aussi demandé (avec un soupçon d'inquiétude dans la voix) ce qu'on avait fait du cordon ombilical, comment on l'a coupé, si on n'a pas paniqué à ce sujet... J'avoue avoir été surprise par le nombre de questions à ce sujet (jusqu'à ce que mon boulanger me demande "mais le bébé ne peut pas se vider totalement de son sang si on ne coupe pas tout de suite ?" Ahem) parce qu'il n'y a pas d'urgence à couper le cordon, normalement (au contraire, c'est mieux de le laisser battre afin que le sang retourne au maximum vers le bébé).

Je vais vous faire un autre aveu : quand notre petit Maitre Zen est né, on n'a absolument pas pensé au cordon ! Au bout de quelques minutes, il était devenu clair, blanc un peu jaune, vide et froid. Je sentais sa froideur sur ma cuisse. Je me suis juste dit que tout allait bien. Que le cordon avait fini d'accomplir son rôle.

Qui l'a coupé au final ?

Et bien je voulais le faire, pour une fois. Mais étant donné que j'avais géré cette naissance seule (physiquement parlant, j'entends), lorsque la sage-femme arrivée chez nous m'a tendu les ciseaux, je lui ai dit que c'est le papa qui allait le faire. Comme pour notre premier fils.

Je suis sortie de cette naissance grandie, forte, un peu étonnée, un peu chamboulée, heureuse, fière, la confiance gonflée à bloc.

I did it !

Et je dois bien dire que si j'avais un cinquième, je n'envisagerais même plus d'accoucher autrement que chez moi !

"Mais t'as pas paniqué ?"

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Arnaque à l'allaitement

par La journaliste IT pink & green

Arnaque à l'allaitement

On peut lire un peu partout que l'allaitement est bon non seulement pour le bébé, mais aussi pour la mère allaitante. Il la protégerait du cancer du sein, jouerait sur la rapidité d'endormissement, diminuerait les risques d'ostéoporose et - tadaaaam ! - faciliterait la perte de poids après la grossesse et l'accouchement.

Alors là je m'insurge. Il y a arnaque. Non parce que moi quand j'allaite, non seulement je ne maigris pas, mais je grossis.

Déjà, j'ai faim.

Très faim.

Tout le temps. Ou presque. Le jour, la nuit, je crève la dalle. Quand je dégaine le sein n'en parlons pas, cela exacerbe encore plus cette sensation que je vais décéder du syndrome de l'estomac vide. Je mangerais un cheval, toute végétarienne que je suis (je précise que ça n'a aucun lien avec mon régime alimentaire, j'éprouvais exactement les mêmes sensations quand j'allaitais mes filles - et je consommais de la viande).

Mais la faim n'explique pas tout. Lorsque j'allaite (surtout en exclusif), j'ai l'impression que mon corps se met en mode réserve, en mode survie presque. Il stocke. Au cas où, tu comprends. Une sorte de mécanisme archaïque qui doit dater de la préhistoire ou des disettes en période de guerre. Un pétard de mécanisme hormono-psycholo-lipido dépendant qui fait que non, je ne peux pas maigrir d'un gramme quand j'allaite.

Alors je gonfle à vue d'oeil avant de me stabiliser, un peu comme une bonne grosse brioche chaude et dorée.

Et j'ai beau tenter de limiter la casse, rien n'y fait. Ces deux dernières semaines par exemple, j'ai décidé de "faire attention". Pas de régime drastique, juste réduire un peu les féculents et surtout bannir tout grignotage et toute boisson sucrée. De bonnes résolutions qui me font, en temps normal, perdre quelques kilos assez rapidement. Et bien là, bilan des deux semaines : j'ai perdu 400 grammes. Oui madame, 400 pauvres grammes perdus au prix d'efforts assez importants (vu comme je suis affamée en permanence). 400 grammes aussitôt repris et même doublement repris quand j'ai interrompu mes efforts (découragée, avouons le, par la médiocrité des résultats). Toujours ce pétard de mécanisme hormono-psycholo-lipido dépendant qui semble s'être emballé lorsque j'ai tenté d'endiguer un peu les choses (genre, le corps qui se dit "oh là là, on n'a plus notre dose de calories journalières, vite stockons le peu qui entre dans l'organisme, c'est pour le bébé. Au cas où ça empire").

Au cas où.

Un "au cas où" dans lequel je baigne durant tout l'allaitement et qui bloque complètement la perte de poids.

"Au cas où" (ce serait encore la guerre / les mammouths ressuscitent / il lui prenait d'entamer un vrai régime).

Fin bref...

Allaiter ou maigrir, il faut choisir. C'est pas fun, mais c'est comme ça, en tout cas pour moi. Quand je lis des études qui racontent que les mères ayant un large fessier font des enfants plus intelligents, tout ça pour une histoire de myéline plus fournie, je me dis qu'au moins mes enfants se fabriquent des gaines de myéline de compét. Dignes des câbles de fibre optique qui traverse l'Atlantique, dis donc.

Autant le prendre avec philosophie, non ? Et bienveillance aussi. On n'en a jamais assez vis à vis de soi-même.

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Et sa main à elle

par La journaliste IT pink & green

Et sa main à elle

Elle l'appelle petit chou à la crème, petit abricot tout doux, glace à la vanille, Ruben à la rhubarbe.

Elle le prend avec délicatesse, le porte, le berce, lui parle, lui chante.

S'émerveille d'une petite main qui sert son index et d'une fossette qui se creuse toujours au même endroit quand elle lui parle.

Elle lui raconte la mer qu'il verra un jour, le soleil, le fromage qu'il aimera autant qu'elle, les pizzas, l'école, le chinois, les jeux, les bleus, les difficultés et les bonheurs de la vie qu'il connaîtra comme elle.

Elle lui raconte encore le vélo, le jardin, les framboises qu'ils mangeront ensemble, la piscine, les bonhommes de neige, les flocons qu'on mange et les flaques d'eau dans lesquelles ils sauteront.

Elle lui raconte elle, lui, nous.

Et sa main à elle.

Qui sera là.

Elle lui caresse les cheveux, lui dit qu'elle l'aime, qu'il est beau, qu'il est à elle, qu'elle sera toujours là.

Elle est toujours là, d'ailleurs. Quand j'ai besoin de deux bras et d'un coeur pour le soulever avec tendresse pendant que je cuisine ou que je file sous la douche.

Je peux compter sur elle.

Elle qui l'aime.

Volubile et tendre.

Les mains dans les épluchures de carottes je les écoute avec passion.

D'un doigt orange, discrètement, j'écrase une larme sur ma joue.

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Deux mois avec nous

par La journaliste IT pink & green

Deux mois avec nous

Il a eu deux mois cette nuit, deux mois déjà qu'il est né comme une petite fusée, deux mois qu'il a gargouillé entre mes mains, hésitant un instant entre la vie aquatique et la vie aérienne avant de pousser un cri de victoire et s'endormir immédiatement et paisiblement contre mon coeur.

Deux petits mois et déjà une personnalité bien dessinée. Bien douce à vivre, aussi, il faut le dire.

~ Il est zen, déjà. Son surnom, donné sur une intuition et une jolie rime, lui correspond parfaitement. Ruben maître zen, le calme, le dormeur, l'observateur.

~ Il dort bien. Très bien même. Je sais que c'est une chance, je la mesure à sa juste valeur. Il aime dormir contre nous, mais il y a des moments où il préfère que je le laisse dans son lit à lui, seul avec la petite couverture douce et chaude que je lui ai confectionnée. Je le vois à sa manière de se tortiller et de me pousser avec ses petits poings. Il me rappelle sa soeur, ma deuxième fille, elle était pareille (sauf que elle, c'était quasiment exclusivement seule qu'elle souhaitait dormir). J'ai rapidement compris son souhait grâce à mes souvenirs de maman.

Alors je le pose, je lui caresse la tête, je le couvre.

Il dort déjà.

Je m'éclipse.

Bonheur de voir qu'il a déjà en lui cette confiance qui lui permet de trouver son sommeil et d'en profiter pleinement sans un pleur, sans un cri. Sans une peur.

~ J'ignore combien il pèse et combien il mesure, mais il remplit bien ses vêtements, il s'allonge, je le sens plus lourd et sur les photos on voit bien qu'il grossit. Donc tout va bien.

~ Il est bruyant, oui oui ! Non pas par les cris ou les pleurs, il ne pleure quasiment pas, mais dans son sommeil il grince, il grogne, il miaule, il soupire, c'est hallucinant les sons qu'il peut produire alors qu'il dort profondément.

~ Bizarrement, alors qu'il est allaité il a toujours besoin de faire un rot après la tétée. Au début ça m'angoissait un peu, je guettais ce petit retour d'air pour le soulever, j'avais un peu peur qu'il s'étouffe (j'ai pas l'habitude moi, je pensais que les bébés allaités ne rotaient pas ou si peu - comme mes aînés). Maintenant ça va mieux, je sais qu'il gère assez bien et je reconnais facilement les bruits indiquant qu'il faut vraiment le soulever.

~ Il est observateur et c'est un bébé qui vit énormément dans l'interaction avec les autres. Il suit des yeux, cherche du regard, sourit, rit, tente de parler, sort un areuh ou un rire qui le surprend lui-même avant de continuer. Il se concentre tellement que ça lui fait gonfler le nez. Je lui dis "oh tu fais les grosses narines, tu as quelque chose à dire". Alors il rit. Il comprend tout semble-t-il, je sais que c'est bateau de dire ça, mais vraiment c'est ce que je ressens, ce que je vois.

~ Il a les sens très développés je trouve, pour un bébé si jeune. Il cherche beaucoup à toucher ce qu'il voit, y compris (surtout) les visages, et il y arrive. Il dirige déjà tellement bien ses petites mains ! Alors je m'approche de lui pour qu'il puisse atteindre mon visage, il me touche avec une délicatesse assez surprenante. Il est sensible aux sons aussi, et à la musique. Il adore quand je lui chante une berceuse, il essaie d'émettre lui aussi des petits sons.

~ C'est aussi un bébé qui évolue dans une osmose très intense avec moi. J'ignore si c'est sa naissance si particulière, vécue à deux finalement, qui a renforcé le lien entre nous, mais il y a "quelque chose" de très particulier entre ce bébé et moi. Comme si on vivait sur la même longueur d'onde, dans la même vibration.

De mon côté, cela s'exprime par une grande sensibilité à ce qu'il ressent, vit, souhaite. Je "sens" ses besoins de manière très forte, c'est comme s'il me parlait, je comprends tout de son fonctionnement. Il n'y a pas de mystères insolubles, si quelque chose le tracasse ou au contraire le met en joie, je me branche sur lui et je comprends.

De son côté, si je suis énervée ou agacée, il le sent et il réagit immédiatement en se mettant au diapason de mon humeur. Il s'énerve lui aussi. Et si au contraire je suis sereine, calme, joyeuse, il réagit de la même manière que moi. On communique, on échange, on partage le même univers vibratoire en quelque sorte.

Il y a un côté magique à la chose.

Ruben, petit miroir de mon état intérieur.

Quand je suis stressée, tendue ou agacée, Ruben m'encourage à puiser en moi les ressources et la force nécessaire pour retrouver mon calme. Et SON calme à lui. Par ricochet.

Alors je plonge au fond de moi, dans ce lac de sérénité dont j'ai appris l'existence, et j'en ressors nouvelle, fraîche, calme.

Il se calme instantanément.

Le reflet qu'il me renvoie de moi-même me pousse à gagner toujours plus de sérénité. Avec lui, je grignote de la paix, je grossis ma zénitude, je nage en eaux troubles et en eaux calmes avec la même quiétude.

J'ai avalé un moine bouddhiste !

Décidément, il ne l'a pas volé son surnom.

C'est un Maître, un véritable Maître Zen.

Et moi j'apprends.

Happy 2 mon petit Maître zen !

Deux mois avec nous
Deux mois avec nous
Deux mois avec nous
Deux mois avec nous

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Comme un champignon

par La journaliste IT pink & green

Comme un champignon

Il faut croire qu'au cours des premières semaines, les bébés continuent à pousser presque sur le même rythme de croisière que lorsqu'ils évoluaient in utero. La vitesse de croissance est hallucinante, les changements quotidiens, les évolutions fascinantes.

Mon petit Maître zen aura deux mois dans trois petits jours. Deux mois, c'est peu dans une vie, deux mois , c'est énorme à l'échelle d'une petite vie qui vient de démarrer.

La tête a dû prendre quelques centimètres de circonférence, les cils se sont déployés et ont poussé, le grain de peau s'est affiné, le regard est devenu observateur et insistant, les sourires, les rires, les mimiques et les tentatives de areuh se sont multipliés.

Les petits doigts ne ressemblent plus à des crevettes roses et fripées, ils sont devenus diaphanes, doux, presque potelés.

Les cuisses se sont rembourrées, le ventre s'est arrondi, les bras se sont allongés et le menton s'est dédoublé.

Les jambes se sont musclées et appuient fort fort fort pour déjà faire des bonds de zébulon quand il est dans mes bras.

Les pieds semblent si minuscules même s'ils sont longs, mais ils ont dû grossir sans qu'on s'en aperçoive, ils remplissent désormais chaussettes et collants.

Même le nez semble plus grand, pourtant un peu perdu entre les deux joues rondes comme deux petites pommes.

Les gestes sont plus sûrs, le caractère se dessine de jour en jour et les relations se tissent avec chacun des membres de la famille, maman indispensable qui sent le lait, papa câlin aux grandes mains, soeur aînée qui porte beaucoup, grande soeur qui rigole et qui lui a inventé une chanson (comme elle l'avait fait pour le Petit Roi), grand frère si attentionné et si doux.

On a changé les vêtements, évidemment. Le naissance, le un mois sont remisés au placard depuis longtemps. Le trois mois se fait étroit. Déjà. D'ailleurs le big fail de ces derniers jours c'est de lui avoir fait les soldes en trois mois et de m'apercevoir que tout est beaucoup trop juste. Il a fallu tout échanger.

C'est la période champignon atomique, une période pas très rentable au niveau des vêtements, mais tellement fascinante à observer.

Comme un champignon
Comme un champignon
Comme un champignon
Comme un champignon

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Emplâtrée

par La journaliste IT pink & green

Emplâtrée

Enceinte de mon troisième enfant, j'avais un ventre impressionnant. Mais vraiment, du genre hors norme. Si j'avais réclamé un euro à chaque fois qu'on m'a demandé "et vous êtes sûre qu'il n'y en a qu'un ?", je serais riche.

J'ai aussi entendu à plusieurs reprises que je devrais immortaliser ce ventre gigantesque qui avait servi de maison à mes enfants. Façon statue ou buste.

Oui mais.

A l'époque je ne voyais pas trop comment. L'idée de patouiller dans le plâtre sans certitude sur le résultat (plâtre qui dégouline, durcit mal ou qui met trois plombes à commencer à se figer sur mon corps) ne me tentait pas plus que ça, alors j'ai laissé tomber l'affaire sans creuser davantage.

Pour ma quatrième grossesse, je suis tombée sur My first Belly Print, un kit de moulage spécial grossesse en vente sur le site de Maman Naturelle, et je me suis dit que c'était le moment ou jamais d'immortaliser ce ventre qui avait abrité mes quatre enfants.

J'avais quelques appréhensions quant à l'usage du kit (j'avais peur d'en mettre partout, que ça coule, que ça ne prenne pas assez vite...) mais en réalité j'ai été très agréablement surprise : pas de plâtre à tartiner comme je le craignais, mais des bandes de tissu (un peu comme des pansements) pré-imbibées qu'il suffit de plonger brièvement dans l'eau avant de les disposer sur le ventre.

J'ai donc procédé comme indiqué sur le mode d'emploi : j'ai enfilé des gants et j'ai d'abord découpé des bandes plus ou moins longues (en fonction de leur destination, plus longues au niveau de la pointe du ventre, plus courtes sous les seins) dans les rouleaux à ma disposition. Je les ai ensuite rapidement trempées dans de l'eau tiède avant de les coller sur ma poitrine et mon ventre. Tellement easy que je l'ai fait complètement seule ! Je n'ai pratiquement rien sali, en plus une protection est fournie dans le kit. Seules quelques gouttes blanches ont un peu tâché le sol (pile à l'endroit où mon fils est né, hasard ?) mais elles se retirent facilement avec une éponge et un peu d'eau chaude.

Le plâtre se met à durcir assez vite, il ne faut pas traîner pour appliquer les bandes. Puis le buste se "décolle" facilement. Il est fini. Ou presque. Il faut encore le laisser sécher quelques heures mais sa forme est acquise, elle ne bouge plus.

Quelques jours après, je l'ai légèrement poncé avec le petit grillage fourni dans le kit et je l'ai peint en bleu. Il n'est pas fini d'ailleurs, j'aimerais dessiner autre chose dessus, sans doute un arbre de vie ou un mandala, mais je ne suis pas encore fixée, alors je laisse l'idée mûrir.

Et puis j'ai écrit à l'intérieur le prénom de mes quatre enfants. Tout un symbole, non ?

Symboliquement aussi, j'ai photographié mon fils âgé de deux jours à côté de ce ventre en plâtre.

Et un mois après, intriguée par sa prise de poids (il n'avait pas été repesé depuis la visite des huit jours chez ma sage-femme), j'ai refait la même photo. On voit bien comme Ruben a grossi, non ? Du coup j'ai prévu de continuer la série. Le moulage de mon ventre servira de repère photographique de la croissance de mon fils (bon peut-être pas jusqu'à ses 18 ans quand même). Une affaire à suivre sur mon compte Instagram, si le coeur vous en dit (@lajournaliste).

Kit offert, merci Maman Naturelle

Emplâtrée
Emplâtrée
Emplâtrée

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Le grand frère

par La journaliste IT pink & green

Le grand frère

Le Petit Roi est devenu grand frère il y a un peu plus de six semaines.

Non, je me trompe.

Il l'est devenu bien avant, quand j'étais enceinte. Il avait très bien compris qu'un bébé grandissait dans mon ventre, que c'était un petit garçon et que c'était aussi son petit frère. Il était déjà grand frère, c'était déjà très concret pour lui.

Les amis qui connaissent d'un peu plus près (mais pas tant que ça) mon fils s'inquiétaient pour moi, pour lui, pour nous, de sa réaction. Il était (et il est toujours) si fusionnel avec nous, que ce soit moi, son papa et même ses trois soeurs ! Il est énormément materné depuis sa naissance, oui je n'ai aucune culpabilité à le dire, au contraire, on a cododoté, il a beaucoup été porté, dorloté, protégé, entouré, écouté. Les amis (bien intentionnés certes, mais pas toujours dans le même move que nous) pensaient que l'arrivée d'un petit frère bouleverserait le cocon d'amour qu'on lui avait tous tissé et que ça serait difficile à vivre pour lui qu'un bébé fasse son apparition dans cette famille qui le chérissait tant depuis trois ans et demi (limite on aurait dû l'endurcir un peu).

Et moi ?

Moi non.

Je ne me suis jamais inquiétée, j'étais confiante. J'avais confiance en nous, en lui, en notre vie. J'étais sans aussi fortement confortée dans mes choix de maternage grâce à ce que j'avais vécu avec mes filles, une histoire presque similaire dans le timing et dans la fusion qui pouvait exister avec ma fille aînée. Mêmes prédictions pessimistes aussi ("elle ne va jamais s'y faire", "ça va être dur pour elle de partager ses parents"). Prédictions balayées d'un coup par la facilité déconcertante avec laquelle elle a adopté le nouveau schéma familial.

Au fond de moi je savais qu'il en serait de même avec le Petit Roi.

Quand j'étais enceinte, il faisait énormément de câlins à mon ventre, il parlait à son petit frère et il avait même listé les jouets qu'il lui donnerait.

Il l'appelait Pois Chiche et attendait sa venue avec impatience.

Depuis que Ruben est né, il ne l'appelle plus Pois Chiche mais Patate, ou bébé Patate, ou Bébén, un mélange de bébé et de Ruben. Mais ce qu'il préfère par dessus tout, c'est l'appeler "Bébé à nous", ou mieux, "Bébé à moi. A moi tout seul".

Il est tendre avec lui, il lui parle, caresse délicatement sa tête, ses oreilles ou son nez, il lui prend la main et lui raconte mille choses secrètes. Il le rassure quand il pleure en lui murmurant des "maman arrive Bébén" et des "je suis là Bébé patate".

La seule chose qui le perturbe, c'est la lenteur (toute relative) à laquelle son frère grandit. Il aimerait déjà jouer avec lui, évidemment. Alors il guette chaque jour les changements et me demande de temps en temps si c'est bon maman, Bébén peut aller jouer avec moi dans ma chambre.

Il est émouvant, drôle, doux, prévenant, protecteur, adorable. Une crème de grand frère.

Que je porte, allaite, berce ou dorme contre son petit frère ne le perturbe absolument pas. Je n'ai pas observé la moindre jalousie chez lui depuis la naissance de Ruben. Je crois qu'entre trois ans et demi de fusion il a puisé en moi, en son papa, en lui-même, suffisamment de confiance et d'amour pour savoir que les choses se déroulent comme elles doivent se dérouler, que notre amour pour lui est infaillible et que sa place dans notre coeur est définitivement gravée. Il n'a rien à craindre, après tout, non rien. Alors il berce son petit frère et se colle tendrement à nous quand Ruben tète ou dort contre mon coeur.

La vie dans sa continuité.

La vie dans sa magie aussi.

Car depuis qu'il est grand frère, je trouve qu'il a changé, grandi, mûri. Son vocabulaire s'est enrichi, ses gestes ont pris de l'âge et oui oui, il s'est épanoui, ouvert aux autres, alors qu'il était plutôt farouche et réservé.

Il a déployé un peu plus ses petites ailes.

Des ailes dont il se sert pour voler un peu plus loin de nous. Un peu. Et revenir.

Mais aussi pour protéger son petit frère.

Car ça sert aussi à ça les ailes, n'est-ce pas ? A protéger ceux qu'on aime.

Sur la première photo Ruben a un jour de vie, et on dirait qu'ils se "reconnaissent".

Le grand frère
Le grand frère
Le grand frère
Le grand frère
Le grand frère
Le grand frère
Le grand frère
Le grand frère
Le grand frère
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Entre mes mains ~ L'extraordinaire naissance de Ruben

par La journaliste IT pink & green

Entre mes mains ~ L'extraordinaire naissance de Ruben

Je n'ai pas écrit tout de suite le récit de naissance de mon second fils, mon quatrième enfant, Ruben, né le 29 novembre un peu après minuit (récit attendu avec impatience par quelques amies d'ailleurs, coucou les copines).

J'avais besoin de temps. Non pas pour digérer cette naissance, mais pour la savourer.

La revivre.

Repenser à chaque petit détail, chaque sensation, chaque odeur, chaque son.

Bercer cette naissance à l'intérieur de mon corps et de mon coeur comme j'avais bercé Ruben durant 8 mois, 3 semaines et 3 jours.

Remercier la vie, aussi.

Cette naissance, mais quelle naissance, suis-je tentée de m'exclamer avec émotion.

Si intense, si rapide, si bouleversante, si merveilleuse, dont chaque détail est gravé à l'intérieur de mes cellules et de mon coeur de mère.

Une naissance gravée dans mes deux mains aussi. Le creux de ma paume gauche gardera à tout jamais l'impression surréaliste de ce petit crâne dur, mouillé et chevelu qui cheminait si vite vers la vie terrestre.

Inoubliable sensation.

Inoubliable aussi, la journée qui a précédé cette naissance. Elle fut calme pourtant, cette journée. Un peu comme le calme avant le tsunami.

Le vendredi 28 novembre j'avais rendez-vous dans la matinée avec ma sage-femme pour un monito de contrôle. J'aimais me rendre chez elle. Je m'allongeais sur des matelas empilés sur le sol, calée dans un coussin d'allaitement, face à une grande baie vitrée, à la plaine et aux chaines de montagnes enneigées. J'écoutais le boumboum du coeur de mon bébé, seul bruit dans la pièce, en me demandant à chaque fois si c'était la dernière fois que je venais ici, encore ronde de mon fils.

Le monito était normal. Bébé tonique, zéro contraction. Col inchangé. Rien ne laissait présager un accouchement, rien non plus ne disait le contraire. Le champ des possibles était ouvert, je commençais à avoir hâte mais je me sentais sereine. En confiance. J'étais persuadée que les choses se dérouleraient exactement comme elles devaient le faire.

J'ai été active en ce vendredi. Chercher les enfants à l'école, passer à la biocoop prendre de l'huile essentielle de palmarosa (conseil de ma sage-femme), faire quelques courses. Mais je n'étais pas fatiguée. Je suis même restée devant la télévision ce soir là, pour une fois, moi qui suis si peu télévore. J'ai regardé avec mon amoureux un film allemand sur Arte. Un film qui parlait d'amour, de chamanisme, de libellules et de zone de confort.

Je me rappelle aussi de l'odeur de l'huile de palmarosa, de la chaleur des mains de mon amoureux qui me massait le bas du dos et du goût des fruits secs dans mon fromage blanc à la cannelle.

C'est fou comme des petits détails peuvent rester graver dans la mémoire quand ils précédent un événement essentiel dans la vie.

Je suis allée me doucher après le film. J'ai pris une photo, comme tous les soirs, "au cas où ce serait la dernière".

J'ai un peu surfé sur les réseaux sociaux, laissé quelques messages sur facebook et sur un forum, branché la musique comme tous les soirs, même playlist si calme, et je me suis couchée, en me disant que visiblement ce n'était pas pour cette nuit encore.

J-5 demain. Ce bébé aura été celui qui sera resté le plus longtemps en mon sein.

Je me suis endormie paisiblement et très profondément, bercée par la musique.

Il était 23 h 30 environ.

Un peu après minuit, une première contraction m'a brutalement tirée de mon sommeil. Elle était vraiment très intense et très douloureuse. Surprenante, aussi. Sans préavis. Une seule et unique contraction qui me réveillait et me projetait directement dans l'accouchement, me semblait-il.

Tant bien que mal je me suis assise dans le lit, encore à moitié endormie. La position horizontale m'était tout simplement insupportable et c'est comme un ressort, alourdi certes, mais un ressort quand même, que je me suis assise.

C'est drôle, mon unique pensée à ce moment là, assise, le dos aussi courbé que je le pouvais, fut de me dire que si ça devait encore durer ne serait-ce qu'une heure, je demanderais la péridurale (haha). La contraction était vraiment atroce à traverser. Je ne me rappelais même pas avoir consignée cette contraction dans mon téléphone d'ailleurs, j'ai dû le faire machinalement. C'est quelques jours plus tard que j'ai découvert que je l'avais enregistrée dans l'appli que je gardais ouverte depuis quelques jours quand je me couchais.

Il était donc 00 h 07 lorsque j'ai été réveillée.

Consciente que le temps m'était compté entre deux contractions et que la prochaine serait probablement aussi violente, je me suis levée et je suis allée aux toilettes. Je perdais un peu de sang bien rouge, mais je n'ai pas paniqué, je savais que mon col saigne toujours car il se dilate très vite. J'ai vérifié, je crois qu'il était à 5 ou 6 et la tête était engagée.

Je suis allée dans le salon pour prévenir mon amoureux qu'il fallait partir immédiatement à la maternité. Il n'était pas encore couché, il regardait la télé. Il m'a juste demandé si j'étais sûre de moi et il s'est levé pour s'habiller.

C'est là qu'une deuxième contraction m'a transpercée comme un glaive, entre le salon et la salle à manger. Elle m'a littéralement coupée en deux mais je l'ai trouvée plus supportable que la première car je n'étais pas allongée (quelle hérésie de faire accoucher les femmes allongées, quand j'y pense...).

Dans une sorte de réflexe totalement instinctif, je me suis retrouvée à quatre pattes sur le sol, dans notre salle à manger. La contraction n'en finissait pas et poussait puissamment vers le bas. Avec ma main gauche je suis allée vérifier, toujours de manière complètement intuitive. Il n'y avait plus de col, et j'ai senti un crâne bien dur, bien humide, bien rond, rempli de cheveux doux et mouillés. J'ai alors appelé le papa dans un souffle en lui disant "laisse tomber la maternité, on n'a pas le temps, appelle les pompiers !". Je ne sais plus ce qu'il m'a répondu exactement, un mélange de "mais tu es sûre ? tu rigoles ? t'es sérieuse ?" et il a composé le 18, même pas habillé.

Troisième contraction.

La contraction incroyable. Rien ne pouvait arrêter le petit crâne qui cheminait comme un bouchon de champagne à l'intérieur de mon corps, tendrement guidé par ma main gauche. J'étais accroupie désormais. J'ai une nouvelle fois arrêté mon amoureux en lui disant "laisse tomber les pompiers, il arrive maintenant, MAINTENANT ! Viiiiite va chercher des serviettes !".

J'ai poussé de toutes mes forces. Il n'avait pas besoin de cette poussée pour sortir, la contraction de mon utérus le faisait avancer seule, mais c'était la seule manière que j'avais à ma disposition pour accompagner la douleur.

Et

Tout de suite

Comme un boulet de canon

Il a glissé

Entre mes deux mains.

Tout entier.

De tête qui sort, pivote et précède le corps, point. De quatrième contraction, point encore.

Il est sorti entier, rose, lisse, propre, mouillé, chaud de moi, chaud de nous.

Il est né.

Entre mes mains.

Je l'ai saisi et je l'ai posé contre mon coeur. Il a fait un drôle de bruit de bulles qui pétillent, un gargouillis qui hésite entre la vie aquatique et la vie terrestre. Puis le gargouillis a cessé, il a pris une grande inspiration et il a crié. Crié victoire, crié à la vie, à l'air, à la terre, à l'amour qui l'accueillait. Ca n'a duré que quelques millisecondes mais ce fut un moment magique.

Le toboggan, la glissade vers mes mains, les bulles qui éclatent dans la gorge et la gorgée d'air.

Il était 00 h 14.

Sept minutes se sont écoulées entre mon réveil et sa naissance.

Sept petites minutes.

Et trois contractions.

Dormir profondément et se retrouver mère pour la quatrième fois en sept minutes, quelle aventure époustouflante !

Au téléphone les pompiers qui venaient de décrocher ont entendu le cri de vie de notre fils et ont dit "ah, on l'entend crier, visiblement tout va bien !".

Ils sont quand même venus, quelques minutes après. Je suis restée assise sur le sol, berçant mon fils en peau à peau, mon fils apaisé et apaisant, qui a cessé tout de suite de crier pour s'endormir contre moi. Je me suis enivré de sa petite odeur de moi, de sa chaleur, de sa couleur rose, de la douceur de son petit corps, pendant que son papa le couvrait et le prenait en photo.

Je ne sais pas définir exactement comment je me sentais à ce moment là. Abasourdie par la rapidité de sa naissance, heureuse, paisible, excitée. Euphorique et sereine, aussi paradoxal que cela puisse paraître.

Fière, aussi, je dois bien le dire. Je me répétais sans cesse "j'ai accouché toute seule ! j'ai accouché toute seule, en osmose avec mon fils ! Et c'était génial !". Je n'en revenais pas et en même temps c'était si naturel, si évident, si facile, si dans la lignée de notre histoire !

On me demande souvent si je n'ai pas paniqué, si tous les deux, mon amoureux et moi, n'avons pas été pris de panique ou d'angoisse. Mais non. Déjà, nous n'en avons absolument pas eu le temps. Tout cela n'aura duré que quelques secondes. Et puis surtout une sorte de mécanisme purement instinctif a totalement pris les rênes. Je n'ai pas réfléchi, j'ai laissé mon corps me guider, je n'avais pas le choix de toute façon, ça allait trop vite pour ma tête et mon corps savait ce qu'il fallait faire. Alors je l'ai suivi. Me mettre à genoux, puis accroupie, toucher la tête de mon fils, l'accompagner, saisir avec confiance et fermeté ce petit corps qui sortait si vite, ce ne sont pas les neurones qui ont guidé mes gestes, mais mon instinct.

Tout était évident.

Tout était facile.

Tout était sans doute écrit dans notre histoire.

Cette naissance s'inscrivait parfaitement dans la lignée de ma grossesse et de ma façon de voir la vie, pourquoi aurais-je paniqué ? Elle correspondait à ce que j'avais souhaité, une naissance rapide, simple, évidente, naturelle, puissante et belle. C'était ce que j'avais commandé à l'univers.

J'ai été exaucée.

Voilà.

"On peut tout demander à l'univers" paraît-il. Je confirme.

Merci la vie, merci mon amoureux, merci Ruben, et merci mes enfants qui m'ont aussi guidée jusque là.

Entre mes mains ~ L'extraordinaire naissance de Ruben
Entre mes mains ~ L'extraordinaire naissance de Ruben

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Un mois

par La journaliste IT pink & green

Un mois

Voilà, il a un mois. Cette nuit à 00 h 14 ça a fait un mois que je l'ai accueilli de mes propres mains, accroupie sur le sol de notre maison, après trois contractions, et pas une de plus.

Un mois.

Lorsque je l'ai mentionné sur les réseaux sociaux hier soir, les commentaires n'ont pas manqué de mentionner la fuite du temps, la nostalgie qui s'installe et les changements trop rapides. "Déjà ?" m'a-t-on demandé à maintes reprises, car c'est bien connu, qu'il s'agisse de grossesse ou de croissances des enfants, ça va toujours plus vite chez les autres.

Déjà oui.

Ou pas. Car je n'ai pas le sentiment que le temps soit passé trop vite. Il est passé comme il faut. Peut-être parce que, connaissant la relativité parfois un peu traître du temps, j'ai pris la résolution, dès la naissance de mon fils, de profiter de chaque instant passé avec lui. Comme durant ma grossesse, d'ailleurs. Faire fi des éventuels soucis d'organisation ou de sommeil, accepter les aléas, me glisser à la suite de mon bébé dans sa manière à lui d'appréhender la vie terrestre et ses changements, chaleur, jour, nuit, dodos, tétées, croissance, câlins, inspirer, expirer, apprendre à sourire et tenter de gazouiller. Je me suis fondue dans ses besoins de nourrisson et j'ai suivi le mouvement à son rythme. Peut-être d'ailleurs est-il si calme aussi pour cette raison ? Il est si zen, si serein, si apaisé et si apaisant ce bébé ! Nous nageons ensemble dans des eaux calmes, les yeux dans les étoiles, nos mouvements parfaitement synchronisés. Voilà l'image que m'inspire ma maternité et notre relation.

De ce mois j'ai profité de chaque instant, en pleine conscience et en plein amour. Je me suis gavée de la couleur de sa peau, de la douceur de ses cheveux et de la profondeur de ses iris. Je connais son odeur de brioche par coeur, je sais comme il respire, sourit en rêvant, déploie ses petits doigts diaphanes durant son sommeil. Je connais les petits plis de son cou et la taille de ses pieds, des petits pieds trop grands pour n'importe quel pyjama. Je peux dessiner de mémoire le tracé de coquillage de ses oreilles et l'ourlet rose de ses lèvres. Donnez moi une palette de peinture et je peux reproduire la couleur pourtant indéfinissable de ses yeux, le gauche étant légèrement plus clair que le droit.

Un mois déjà, oui, mais quel mois riche en émotions, en sensations, en petits et grands événements de la vie. Un très joli mois rempli de paix, de joies, de lait maternel et de doux sommeil. Pour le mois suivant je vais donc appliquer la même formule magique, vivre en osmose, me laisser porter, ouvrir les yeux. Et profiter.

Un mois

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