Et c'était voulu ou... ?

par La journaliste IT pink & green

Et c'était voulu ou... ?

Cette question, je l'ai entendue pour le première fois samedi dernier, entre les mirabelles et le fromage frais du marché. Oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, on ne me l'a jamais posée avant, ni pour mon fils ni pour ce bébé que j'attends.

C'était une femme, de mon âge je dirais, qui me la posait en fixant mon ventre des yeux tandis que mes enfants caressaient les biquettes et le petit bébé cochon noir qu'elle exhibait avec son mari en vendant des bonbons à la menthe.

La question ne m'a pas heurtée. Je l'ai trouvée indiscrète en vérité, mais au niveau des émotions elle m'a juste surprise. Le non désir, la grossesse inattendue, le dilemme, le choix. Ce sont des choses si éloignées de mon histoire voyez-vous. Mais comment aurait-elle pu le deviner, cette femme aux longs cheveux châtains délavés sur les pointes, à la dégaine un peu gitane et à la voix rauque ? Elle me regardait de ses yeux mordorés en arborant un air vraiment sincère et intrigué. Oui elle était intriguée par ma réponse.

Evidemment je n'avais pas envie de lui raconter mon histoire, mes blessures, mes espoirs et les chemins que j'empruntais depuis quatre ans d'un pas hésitant, puis assuré, puis joyeux.

Je ne la connaissais pas. Et puis sa question ne semblait pas attendre de longues explications. Juste un oui ou un non. Peut-être pour conjurer ses propres peurs ou ses propres espoirs. Qui sait ?

Je me suis contentée de baisser mes paupières sur mes secrets de femme et d'esquisser un sourire en murmurant un "oui, très".

J'ai repensé aux tempêtes de l'an dernier, au flux contre lequel je me suis un peu révoltée avant de me laisser porter, à cette étrange visite chez une gynécologue aussi obsolète que sa moquette sur les murs et à ce deuxième fils qui grandissait dans le creux et la colline de mon ventre, à la vue de tous, sans complexes.

Sa question ne m'a probablement pas blessée ni touchée parce que mon histoire est aux antipodes de ce type d'interrogation. Je ne me suis jamais demandée si je voulais de cet enfant ou pas, j'ai le sentiment de l'avoir désiré depuis toujours. J'ai l'impression qu'il a toujours été là, près de mon coeur, attendant le bon moment pour s'accrocher à moi. Oui même l'an dernier tandis que je faisais une fausse couche, j'ai la conviction qu'il faisait déjà partie de mon histoire dans le secret de mon coeur et de mon corps.

Je n'ai jamais eu peur de tomber enceinte, je n'ai jamais de sueurs froides à l'idée d'avoir du retard ou de découvrir une petite barre rose inattendue.

Mais si ça avait été le cas, comment aurais-je perçu une telle question ? Certaines interrogations sont comme des coups de poignard quand on n'est pas tout à fait dans l'acceptation de ce qui se passe dans sa vie, qu'il s'agisse de maternité qui se fait attendre, qui se pointe sans crier gare ou de toute autre chose. Mais je pense que les questions liées à la maternité peuvent se révéler particulièrement douloureuses. Elle nous parlent d'entrailles, de rêves et de transmission, ça ne peut guère laisser indifférent.

J'ai repensé à mes amies, celles à qui on a posé ce type de question parce que c'était le troisième ou le quatrième enfant, ou parce que c'était seulement le deuxième enfant mais rapproché du premier. Sur facebook et twitter les messages affluaient dans ce sens quand j'ai partagé mon expérience. Premier bébé, deuxième, cinquième... les gens ont toujours quelque chose à redire après tout !

J'ai surtout repensé à celles qui n'avaient pas de problème de fertilité - au contraire - et pour qui, oui, cette forme de maternité non planifiée, non rêvée, non attendue de longs mois pouvait représenter une forme de souffrance. Comme celle qui m'a un jour dit "Tu as de la chance, tes enfants tu les as attendus". Comment une telle question résonnerait-elle dans son cœur ?

Le compagnon de cette femme m'a ensuite expliqué qu'ils ont eu deux fils puis une fille et que c'était particulièrement difficiles en ce moment. D'où la question.

Comme quoi, cette jolie jeune femme faisait vraiment référence à sa propre histoire et à ses propres interrogations. Peut-être que sans le savoir je l'ai confortée dans sa décision. Ou au contraire ai-je ouvert une brèche qui ne demandait qu'à être ouverte.

Et c'était voulu ou... ?

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Le cas du maillot de bain de grossesse

par La journaliste IT pink & green

Le cas du maillot de bain de grossesse

Je n'ai jamais porté de maillot de bain de grossesse et ce pour deux simples raisons : d'une part parce que mes trois grossesses précédentes ne m'en ont pas fourni l'occasion (la première se déroulait à la même période que maintenant, malheureusement j'étais alitée avec interdiction de me lever durant tout l'été - gloups - et les deux suivantes se sont terminées avec l'arrivée de l'été). Et aussi parce que, sincèrement, je n'en voyais pas l'utilité absolue. Un bikini bien ajusté et basta.

C'est Maman Natur'elle qui m'a proposé de tester un maillot de bain de grossesse. J'ai d'abord dit non non non et j'ai ensuite jeté un coup d’œil à la collection proposé par le site avant de tomber en pâmoison devant le modèle Eden Sable, de la marque Cache Cœur. Mode greluche on : j'adore la forme du décolleté à nouer derrière la nuque, l'échancrure du dos et l'association des couleurs crème et sable (assortie à mon chapeau, donc).

Je l'ai testé à la piscine (on a la chance d'avoir une chouette piscine ouverte face à la montagne) et à la mer, lors de notre petite escapade en Camargue.

Mon verdict : il est super confortable, facile à enfiler (oui c'est un détail qui compte quand on est en pleine mutation baleinesque), simple à entretenir, il sèche vite et (surtout, hum hum) comme je le disais plus haut il a une jolie coupe féminine et glamour, loin de l'image désuète qu'on pourrait avoir des maillots de bain de grossesse.

Les fronces du maillot s'adaptent bien à la morphologie changeante de la femme enceinte (voir photo plus bas), ça ne baille pas sur le ventre même s'il reste de la marge pour les semaines à venir.

Accessoirement j'ai découvert que finalement c'était très utile de porter un maillot de bain qui protège aussi un ventre qui devient (très) proéminent. Ça m'a évité de devoir le crémer toutes les demi heures sans craindre de coup de soleil ventru.

La seule critique que je pourrais formuler est commune à tous les maillots une pièce, l'impossibilité de choisir la taille du haut et du bas. Si tu es une blonde à forte poitrine et petit fessier ou au contraire (suivez mon regard) à poitrine menue et fessier plus imposant, il faut trancher entre deux tailles.

Dans les détails positifs à retenir, je rajoute que le tissu est traité anti UV et que les maillots de bain de la marque Cache Cœur sont fabriqués en Europe. En plus ils sont actuellement soldés !

Maillot de bain offert, merci

Le cas du maillot de bain de grossesse
Le cas du maillot de bain de grossesse
Le cas du maillot de bain de grossesse
Le cas du maillot de bain de grossesse

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Ces cicatrices que le temps finit par sublimer

par La journaliste IT pink & green

Ces cicatrices que le temps finit par sublimer

Ca m'a frappée un soir, allongée dans le bain, dans le calme, la mousse et le parfum des cerisiers. Sans doute parce que mon ventre culmine plus haut, plus près de mes yeux, plus près de mon coeur aussi.

La cicatrice qui balafrait vilainement mon nombril avait changé. Cette cicatrice que je porte depuis un peu plus de quatre ans, depuis que le bistouri de l'obstétricien est entré à l'intérieur de mes entrailles pour en extraire une grossesse mal localisée. Une grossesse extra-utérine comme on dit.

Laide, étrangère et sensible, elle scindait mon (anciennement) joli nombril, comme une sorte de larve rayée, violacée et dure.

Je ne l'aimais pas.

Je l'ai maudite.

J'ai refusé de m'en occuper.

Mais elle a changé.

Toute seule.

Peut-être à la mesure de mon évolution à moi ? Qui sait.

Hasard ou pas, comme dans les plus jolis métaphores sur la vie, les épreuves et les étapes qui la jalonnent, la chenille qui rampait sur mon ventre s'est transformée en... papillon.

Je suis persuadée qu'il en est de même avec la plupart des épreuves, des étapes difficiles et mêmes des erreurs que nous rencontrons au cours de notre vie. Je ne suis pas là pour minimiser les douleurs, ni les miennes ni celles des autres (encore moins). Je pense juste qu'avec le temps, quand je regarde en arrière, je vois un puzzle constitué de jolies choses et d'autres beaucoup moins belles. Aussi laides, aussi dures soient-elles, elles font la cohésion du puzzle.

Mes cicatrices, mes erreurs et mes souffrance ont construit celle que je suis aujourd'hui, une fille plutôt équilibrée, optimiste convaincue et foncièrement heureuse.

Alors si en plus la vie transforme mes vilaines cicatrices en jolis papillons protecteurs, que demander de plus ?

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Ce début de vacances

par La journaliste IT pink & green

publié dans Mon nombril

Ce début de vacances

Nous sommes en effectifs réduits depuis près de deux semaines. Mes deux filles profitent de la méditerranée, du sable et des balades en mer chez leur papa, la fille de mon amoureux est en centre de loisirs pas loin d'ici.

Le lave-vaisselle et le lave-linge soufflent un peu. Le sol se salit trois fois moins vite, les chambres sont rangées, la Wii est au repos, le silence a envahi l'appartement. Deux panières de linge propre attendent d'être vidées mais il n'y a pas urgence, si on a besoin de quelque chose on se sert dans le tas. Le reste, ma foi, attendra encore un peu.

Socrate est un peu comme une âme en peine sans les filles, j'ignore si c'est la grossesse qui avance, leur absence ou plutôt un savant mélange des deux, mais il s'est transformé en véritable pot de colle. Il me suit partout (oui il aimerait même me suivre aux toilettes mais je ne le laisse pas entrer), se frotte à mes jambes, s'allonge à proximité de moi si je suis occupée dans le salon ou la cuisine et s'installe systématiquement contre mon ventre, pattes protectrices posées sur moi, quand je suis allongée. Balkis quant à elle reste fidèle à elle-même, je me demande juste si les balades avec les filles lui manquent...

Avec le Petit Roi on sort un peu, surtout le matin vu la chaleur qui nous attend dès qu'on approche de l'heure du midi. Piscine, lac, parc, médiathèque, on a beau ne pas être partis en vacances on ne peut guère se plaindre ici, la montagne nous gratifie de jolis moments parfumés, ensoleillés et remplis de bonheur.

Les soirées sont douces, lentes, chaudes. On mange des salades, des tartes légères, ça sent l'aneth, le basilic et la pastèque. Les pêches s'achètent par plateau et les tomates sont mes meilleurs amies.

Les jardinières du balcon nous ont déjà donné deux concombres géants et délicieux, les tomates cerises ne devraient pas tarder à rougir suffisamment pour être servies à l'apéro.

Et puis, bonheur suprême, la saison des graminées est enfin terminée. Je peux sortir sans crainte d'avoir la tête transformée en chou-fleur larmoyant au bout d'un quart d'heure. C'est vraiment une période idyllique.

Seul bémol dans cette parenthèse de nonchalance et de légèreté, un petit tour aux urgences maternité pour cause de migraine récalcitrante. Après vérification, pas d'hypertension ni aucun signe de pré-éclampsie donc ouf, je m'en sors avec un traitement contre la migraine (moi qui ne connaissais absolument pas ce mal) et un bounty (ça faisait au moins dix ans que je n'en avais pas mangé mais j'avais trop faim après 5 heures passées à attendre toute une série de résultats).

Le bébé va bien, j'ai déjà passé la moitié de ma grossesse, que demander de plus ?

Dans un peu plus de deux semaines les filles nous rejoindront et les vacances prendront un autre tournant. Le tournant d'août. Celui des piscines quasi quotidiennes (et je pourrai nager en toute liberté, le Petit Roi sera bien gardé !), des glaces et des petits déjeuners qui ressemblent à de grandes tablées familiales (ricoré power).

Ensuite il faudra penser aux fournitures, aux vêtements de rentrée, aux cartons et au déménagement aussi.

Mais chut, c'est encore loin...

Ce début de vacances
Ce début de vacances
Ce début de vacances
Ce début de vacances
Ce début de vacances
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On the go

par La journaliste IT pink & green

On the go

On a rangé les chambres. Les jouets sont triés, les playmos dans une caisse, les légos dans une autre, les petshops dans une troisième.

Les feutres sans capuchons sont partis à la poubelle avec les papiers de bonbons qui traînaient et les dessins qui ne plaisaient pas assez pour être gardés.

Les petits bijoux, les élastiques pour les cheveux, les barrettes et les vernis dorment dans un petit panier.

On a essuyé la poussière, passé l'aspirateur et débarrassé les bureaux.

Les cahiers usés des la cadette sont rangés dans une étagère tandis que l'iPad de l'aînée a rejoint le service informatique du collège pour être formaté.

Il reste à boucler les valises.

On changera les draps après leur départ.

Cinquième, CM1, on y pensera plus tard, après la période des sauts dans les vagues salées pour elles et du calme ensoleillé à la maison pour moi.

Une dernière piscine ensemble demain, encore une glace à la cerise à turbiner et à déguster, peut-être un carré aux fruits à cuisiner en fin de journée, il me reste des abricots sucrés et mûrs à consommer avant leur départ.

Ensuite elles partiront quatre semaines. Quatre semaines trop courtes, quatre semaines trop longues.

Elles reviendront grandies, brunies de peau et blondies de cheveux, des souvenirs plein la tête, du sable et des coquillages plein les souliers et les poches.

Et moi je me serai arrondie un peu plus.

En douceur.

Aux côtés de mes trois hommes.

Bonnes vacances mes chouquettes,

& bonnes vacances à tous !

PS : la photo date de 2o1o, elles avaient 7 ans 1/2 et 5 ans, autant dire qu'elles ont bien grandi depuis !

On the go

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Je suis cette caricature de la femme enceinte épanouie

par La journaliste IT pink & green

Je suis cette caricature de la femme enceinte épanouie

Je suis cette caricature de magazine pour future maman, cette femme enceinte épanouie, heureuse et rayonnante de bonheur. Je sais que ce n'est pas le cas de toutes les femmes, je sais que c'est une chance, oui. Mais je ne peux pas empêcher mon bonheur et mon bien-être d'irradier.

Oh j'ai aussi des maux de grossesses, rassurez-vous. Je connais les nausées (pour mes trois grossesses précédentes, pas celle-ci), l'alitement forcé, les contractions, le bassin déglingué à quelques jours d'accoucher, la fatigue, les insomnies et les remontées acides (coucou le glamour).

Mais rien, non rien ne peut entacher mon bonheur d'être enceinte. J'adore grossir du ventre, j'adore sentir le bébé bouger, je prends mon mal en patience quand je n'arrive pas à dormir et même accroupie au dessus de la cuvette je me dis que je suis chanceuse de ressentir tout ça. J'ai le sourire béat, la main niaisement posée sur mon ventre, et l'esprit qui vagabonde là tout près, du côté de mon enfant.

Je n'achète plus de magazines futures mamans mais je me connecte à tout un tas de sites concernant la maternité : la grossesse semaine par semaine, vêtements de femme enceinte et bébé, sites de prénoms... Même mon iPhone est truffé d'applications maternité.

Je n'ai pas encore acheté de premier petit vêtement pour mon bébé mais je sens que ça ne va pas tarder. Je l'avoue, j'ai déjà tâté des petits pyjamas et des bodies taille naissance en rêvant de lui.

Pour une fois je ne me suis pas inscrite à une discussion de forumeuses enceintes pour le même terme que moi, mais qui sait si plus tard je ne céderai pas à cette idée ?

Je suis une caricature, vous dis-je.

Mon reflet qui s'arrondit dans le miroir me rend heureuse. Ma peau et mes cheveux ne se sont jamais aussi bien portés. Je ne suis pas fatiguée et même la balance ne pourrait pas me démoraliser. Appelez moi la ravie de la crèche, peu m'importe.

Je démarre la journée en posant la main sur mon ventre puis je me lève et j'associe mon enfant à ma journée et à l'univers en saluant le soleil, oui, même avec mon ventre déjà bien rond. Je pense à lui, à son frère et à ses soeurs à tout moment de la journée, sous la douche, quand je marche ou quand je mange.

Je respire pour deux.

Je souris pour deux.

Je vis pour deux.

C'est une parenthèse enchantée, une période hors du temps. Et j'entends bien en profiter chaque jour, à chaque moment.

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La magie

par La journaliste IT pink & green

La magie

C'est mon quatrième.

Je connais les plocs plocs, les bulles, les papillons, les discrètes ondulations et les franches ruades.

Je l'ai déjà vécu, j'en ai même rêvé à plusieurs reprises et je me suis réveillée avec la sensation que c'était pour de vrai. Déçue que non.

Je connais tout ça, j'ai tellement guetté ces moments, je devrais être habituée, blasée peut-être.

Et pourtant.

Quand soudainement je ressens plus distinctement un petit coup de l'intérieur, j'hésite entre éclater de rire et éclater en sanglots.

Alors je fais les deux.

Je ris. Et je transpire un peu des yeux.

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Le gâteau chantier

par La journaliste IT pink & green

publié dans Mon nombril

Le gâteau chantier

Mon fils étant fan de tractopelles, de pelleteuses, de bulldozers et autres engins jaunes ou rouges qui font "tututututut" en reculant, j'ai eu envie, pour ses trois ans, de reproduire une scène de chantier sur son gâteau d'anniversaire. J'ai trouvé quelques chouettes idées sur Pinterest, des idées à la fois gourmandes, assez réalistes et surtout faciles à mettre en oeuvre.

Pour la base, un gâteau tout simple suffit, genre gâteau au yaourt ou génoise, mais si vous avez envie d'y dissimuler un rainbow cake couleurs chantier, faites vous plaisir. En l'occurrence je n'avais pas le loisir de rester debout pour autant de travail (grossesse au repos oblige) alors j'ai joué la carte de la facilité avec deux gâteaux tout simples au citron, empilés l'un sur l'autre, avec entre les deux une garniture fraîche et acidulée pour compenser l'excès de chocolat (oui je sais, le chocolat n'est jamais en excès, sauf que moi je n'aime pas le chocolat).

Les ingrédients :

Le gâteau

- de quoi faire deux gâteaux type génoise ou quatre-quart

- 200 grammes de fraises

- 100 ml de crème fraîche épaisse

- un fjord

- du sucre (trois CS)

La déco :

- 150 g de chocolat noir pâtissier

- un paquet d'oréos

- 8 barres de Kitkat

- des pépites de chocolat

- quelques boules Malteser

- (facultatif) des dragées grises

- des jouets de chantier : camions, pelleteuses, panneaux de signalisation, feux rouges, barrières de protection, grue... enfin ce que vous avez sous la main et qui peut ensuite passer à l'eau (pas de jouets à piles, donc)

Cuire les deux gâteaux dans un moule à manquer. Laisser refroidir deux bonnes heures.

Préparer la garniture : couper les fraises en petits morceaux, les mettre dans un bol avec la crème fraîche, le fjord et le sucre. Mélanger.

Monter les deux gâteaux avec la garniture au milieu (évidemment on peut moduler, ne faire qu'un gâteau et se passer de la crème aux fraises au milieu).

Préparer la déco : casser les barres de Kitkat en quatre ou cinq, ouvrir les oréos, retirer la crème (aussitôt dévorée par les enfants pour ma part) et broyer les biscuits (on s'est servis de pilons à mojito)(système D).

Dans un bain-marie, faire fondre le chocolat avec deux CS d'eau.

Napper généreusement le gâteau de chocolat fondu, lisser grossièrement.

Répandre le sable d'oréos, placer les jouets puis disposer les morceaux de Kitkat, les pépites de chocolats et les boules de Malteser de manière à recréer une scène de chantier.

Réserver une heure au frais.

Et c'est tout !

Bon appétit

PS : merci pour vos gentils commentaires sur FB, IG et Twitter

Le gâteau chantier
Le gâteau chantier
Le gâteau chantier
Le gâteau chantier
Le gâteau chantier
Le gâteau chantier
Le gâteau chantier

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Trois ans

par La journaliste IT pink & green

Trois ans

Il est né à 22 h 20, en plein rendez-vous entre le soleil et la lune.

A cette heure ci, il y a trois ans, je ne me doutais même pas que j'allais accoucher moins de trois heures plus tard.

Je ne m'en doutais même pas à 20 h 30.

A 21 h 30 je me posais des questions et, sans conviction mais par acquis de conscience, j'appelais ma sage-femme, qui habite à une heure trente d'ici.

A 22 h et des poussières j'attrapais au vol un body, un pyjama et mon appareil photo pour filer à la maternité, 500 mètres plus loin.

A 22 h 20 mon fils naissait plus vite que l'éclair, plus puissant qu'un tsunami.

Trois ans.

Déjà.

Seulement.

Mon fils. Mon Petit Roi. Mon petit magicien des mots qu'il invente à sa guise ou qu'il puise dans des langues autres que le français et dont il ne démord pas. Un, dos, tres, yes. Mon puits d'amour qui sait si bien réinventer la tendresse jour après jour, regard après regard, caresse après caresse. Mon petit château de cartes qui déteste perdre l'équilibre, pose les pied toujours avec prudence, reconnait et trace des O, des A, des P et des I en parlant des prénoms de ses soeurs, de son papa et du chat. Mon petit geek si rapide. Mon mono maniaque de yaourts à la mangue, puis à l'abricot, puis d'oréos, puis de tofu, puis de blé. Mon petit couche-tard argentin, mon fan de rose et de rouge, de chocolat, de pelleteuses, de pompiers, de tracteurs, de barbapapas, de Macha et Mishka, de Kirikou et de Cars. Mon petit adepte de la mode qui choisit les chaussures que je dois mettre pour sortir et s'indigne si je n'ai pas les ongles vernis. Mon petit sage qui, mine de rien, me pousse à chercher en moi des ressources et des richesses dont je ne soupçonnais pas l'existence.

Mon tout petit, bientôt grand frère.

Happy 3 Salomon.

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Grossesse : demander le sexe ou pas ?

par La journaliste IT pink & green

Grossesse : demander le sexe ou pas ?

Pendant quelques instants, je l'avoue, l'envie m'a titillée. L'envie de ne pas savoir, l'envie de garder la surprise du sexe à la naissance, l'envie d'envelopper ce bébé d'un peu plus de mystère.

Et puis en m'interrogeant avec honnêteté je me suis rendue compte que garder la surprise, c'était quelque chose qui me fascinait et que j'admirais chez les autres, mais qui ne me correspondait pas vraiment. Pas du tout, même. Quelque chose qui ne me faisait pas réellement envie à moi, ni en tant que mère, ni en tant que personne particulièrement curieuse. C'était comme revêtir les habits un peu trop grands ou un peu trop petits de quelqu'un d'autre.

Alors j'ai laissé tomber cette idée.

Pour aller plus loin, j'ai besoin de savoir quel est donc ce bébé que j'abrite durant 40 semaines (ou moins) et qui se manifeste par de doux mouvements ou de franches ruades. Peut-être aussi parce que mes grossesses sont toujours un peu fragiles, avant, pendant. Je contracte, je dois me reposer, je passe de longues heures en tête à tête avec mon enfant et j'ai sans doute davantage besoin de le personnaliser, de dire "lui" ou "elle". Et puis j'ai aussi envie de partager ça avec les grandes soeurs, avec mon fils de presque trois ans qui fait des ouhouuuu au dessus de mon nombril et embrasse mon ventre.

Et puis, pour tout dire, je ne demande pas le sexe dans l'espoir d'avoir l'un ou l'autre. Non, ça m'est complètement égal, fille ou garçon, peu importe, ce bébé est juste un petit miracle très attendu

J'ai demandé le sexe pour mes trois enfants, je demanderai (on a déjà demandé ! on attend confirmation) aussi pour ce bébé.

Point de surprise, donc. Du moins pas à ce niveau là, car de toute manière l'arrivée d'un nouveau membre dans notre famille recèlera à elle seule tout un tas de surprises magnifiques. Je n'ai pas hâte de les déballer, je les savoure une à une. La grossesses, l'annonce, le ventre qui s'arrondit, le sexe de bébé, les petits mouvements... Chaque chose en son temps, avec son parfum délicieux.

PS 1 : non ce n'est pas mon ventre sur la photo mais celui d'une amie, quelques heures avant d'accoucher de sa petite fille

PS 2 : le blog a un peu changé, je n'arrivais pas à supprimer un message d'erreur photo sur la version précédente. Bon je ne suis guère avancée, cette fois c'est la photo de profil en haut que je n'arrive pas à supprimer ! Pour tout vous dire, j'aimerais migrer vers Wordpress mais rien que les mots "hébergeur", "répertoire racine" ou "MySQL" me filent des boutons. Si une bonne âme souhaite se dévouer pour me guider ou même piloter la migration, elle aura ma reconnaissance éternelle (et quelques cousettes en prime).

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