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Le grand frère

par La journaliste IT pink & green

Le grand frère

Le Petit Roi est devenu grand frère il y a un peu plus de six semaines.

Non, je me trompe.

Il l'est devenu bien avant, quand j'étais enceinte. Il avait très bien compris qu'un bébé grandissait dans mon ventre, que c'était un petit garçon et que c'était aussi son petit frère. Il était déjà grand frère, c'était déjà très concret pour lui.

Les amis qui connaissent d'un peu plus près (mais pas tant que ça) mon fils s'inquiétaient pour moi, pour lui, pour nous, de sa réaction. Il était (et il est toujours) si fusionnel avec nous, que ce soit moi, son papa et même ses trois soeurs ! Il est énormément materné depuis sa naissance, oui je n'ai aucune culpabilité à le dire, au contraire, on a cododoté, il a beaucoup été porté, dorloté, protégé, entouré, écouté. Les amis (bien intentionnés certes, mais pas toujours dans le même move que nous) pensaient que l'arrivée d'un petit frère bouleverserait le cocon d'amour qu'on lui avait tous tissé et que ça serait difficile à vivre pour lui qu'un bébé fasse son apparition dans cette famille qui le chérissait tant depuis trois ans et demi (limite on aurait dû l'endurcir un peu).

Et moi ?

Moi non.

Je ne me suis jamais inquiétée, j'étais confiante. J'avais confiance en nous, en lui, en notre vie. J'étais sans aussi fortement confortée dans mes choix de maternage grâce à ce que j'avais vécu avec mes filles, une histoire presque similaire dans le timing et dans la fusion qui pouvait exister avec ma fille aînée. Mêmes prédictions pessimistes aussi ("elle ne va jamais s'y faire", "ça va être dur pour elle de partager ses parents"). Prédictions balayées d'un coup par la facilité déconcertante avec laquelle elle a adopté le nouveau schéma familial.

Au fond de moi je savais qu'il en serait de même avec le Petit Roi.

Quand j'étais enceinte, il faisait énormément de câlins à mon ventre, il parlait à son petit frère et il avait même listé les jouets qu'il lui donnerait.

Il l'appelait Pois Chiche et attendait sa venue avec impatience.

Depuis que Ruben est né, il ne l'appelle plus Pois Chiche mais Patate, ou bébé Patate, ou Bébén, un mélange de bébé et de Ruben. Mais ce qu'il préfère par dessus tout, c'est l'appeler "Bébé à nous", ou mieux, "Bébé à moi. A moi tout seul".

Il est tendre avec lui, il lui parle, caresse délicatement sa tête, ses oreilles ou son nez, il lui prend la main et lui raconte mille choses secrètes. Il le rassure quand il pleure en lui murmurant des "maman arrive Bébén" et des "je suis là Bébé patate".

La seule chose qui le perturbe, c'est la lenteur (toute relative) à laquelle son frère grandit. Il aimerait déjà jouer avec lui, évidemment. Alors il guette chaque jour les changements et me demande de temps en temps si c'est bon maman, Bébén peut aller jouer avec moi dans ma chambre.

Il est émouvant, drôle, doux, prévenant, protecteur, adorable. Une crème de grand frère.

Que je porte, allaite, berce ou dorme contre son petit frère ne le perturbe absolument pas. Je n'ai pas observé la moindre jalousie chez lui depuis la naissance de Ruben. Je crois qu'entre trois ans et demi de fusion il a puisé en moi, en son papa, en lui-même, suffisamment de confiance et d'amour pour savoir que les choses se déroulent comme elles doivent se dérouler, que notre amour pour lui est infaillible et que sa place dans notre coeur est définitivement gravée. Il n'a rien à craindre, après tout, non rien. Alors il berce son petit frère et se colle tendrement à nous quand Ruben tète ou dort contre mon coeur.

La vie dans sa continuité.

La vie dans sa magie aussi.

Car depuis qu'il est grand frère, je trouve qu'il a changé, grandi, mûri. Son vocabulaire s'est enrichi, ses gestes ont pris de l'âge et oui oui, il s'est épanoui, ouvert aux autres, alors qu'il était plutôt farouche et réservé.

Il a déployé un peu plus ses petites ailes.

Des ailes dont il se sert pour voler un peu plus loin de nous. Un peu. Et revenir.

Mais aussi pour protéger son petit frère.

Car ça sert aussi à ça les ailes, n'est-ce pas ? A protéger ceux qu'on aime.

Sur la première photo Ruben a un jour de vie, et on dirait qu'ils se "reconnaissent".

Le grand frère
Le grand frère
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Le grand frère
Commenter cet article

Babils et Chuchotis 18/01/2015 13:13

En te lisant, je me demande si ce n'est pas toi, aussi, qui induit tout ça. Par ta confiance en eux, en lui, parce que tu n'y vois aucun problème... pourquoi est-ce qu'il en verrait un?
On a l'impression que tout coule de source, c'est beau ♥

Rose 17/01/2015 01:58

C'est tellement beau, tellement rempli d'amour et de bonheur, cet article.

Je vous souhaite une belle continuation !

Amélie 16/01/2015 22:35

C'est joli comme tout, que ce bonheur et cet amour ne fasse que grandir !!

melanie 16/01/2015 13:43

Bonjour à toutes, tout d’abord bravo pour cet article qui met du baume au coeur et ces jolies photos. Ensuite, j’aimerais avoir un coup de pouce pour que vous remplissiez un questionnaire sur la puériculture ici:
https://www.quicksurveys.com/s/k6W2K
C'est pour aider une dame à créer sa boutique de puériculture à Versailles

Mentalo 16/01/2015 12:53

Cette histoire de jalousie obligée est une légende urbaine ;-)