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Ceux qui n'étaient jamais vraiment partis

par La journaliste IT pink & green

Ceux qui n'étaient jamais vraiment partis

C'est étrange, il y a toujours eu un flottement depuis ce jour où j'ai fermé la porte de l'appartement avant d'y déposer furtivement un baiser. Des petits signes avant-coureurs qui me laissaient penser que notre histoire là-bas n'était pas terminée. Des petits signes que je balayais d'un geste de la main en me disant que non, non, non, quelle idée saugrenue voyons.

Mais les petits signes se multipliaient.

Ca a commencé par les tableaux de mon grand-père que je n'ai jamais souhaité déballer ni accrocher. "Ah bon ? Mais pourquoi ?" m'a demandé l'amoureux. Pourquoi ? Pour rien, pour tout, je n'avais juste pas envie.

Il y a eu ces clés de maison auxquelles je n'ai jamais accroché le moindre porte-clés, alors que, d'ordinaire, mon trousseau de clé pèse trois kilos tellement j'y fais pendouiller de choses que j'aime.

Il y a eu ce jardin dont, finalement, on n'a pas pu profiter comme il le méritait. Canicule, santé, les raisons sont variées. 

Il y a eu ce message, nous apprenant que Oh par hasard l'appartement que nous avions quitté n'avait pas trouvé d'acheteur (chose tout bonnement incroyable vu sa situation) et qu'il nous était gardé en priorité si jamais.

Si jamais...

On a hésité. On a voulu laisser passer l'été, profiter de la piscine et des grands arbres qui abritent tant d'oiseaux. 

On a voulu tenter la rentrée scolaire et voir comment on s'organisait. 

Rapidement on s'est rendus compte de deux choses : 

- notre logistique familiale avec ses contraintes scolaires, professionnelles et médicales devenait infernale.

- l'appartement, ce bougre, s'obstinait à nous attendre.

Alors on a dit oui. 

La semaine dernière j'y suis allée pour attendre le technicien qui devait remettre en route l'électricité et y passer un coup de serpillère avant l'arrivée des ouvriers qui ont refait les chambres.

Sur le chemin, j'avais le cœur qui chantait. 

Avec cette impression de rentrer chez moi.

J'ai lavé le sol avec bonheur, mon fils cette fois dans mon dos et pas dans mon ventre comme sur la dernière photo que j'avais prise ici. 

Bref, dans quelques jours on (re)déménage.

Et on est sacrément contents.

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lexou 26/09/2015 12:51

Moi je trouve ca dingue ces hasards de la vie, partir pour mieux revenir, il faut savoir saisir ces instants de vie qu'elle nous offre!bon courage mais bravo, vous connaissez tellement bien ce lieu, vous saurez de suite vous le réapproprier

Lorelei 25/09/2015 18:38

c'est génia! je n'ai pas suivi l'histoire mais si vous vous sentiez mieux dans l'appartement, vous avez bien fait!!!
bizz

eilora 25/09/2015 17:06

C'est super...je sais que malgré toutes les opportunités nous n'avons jamais pu bouger de notre appartement, je crois que c'est devenu notre seul et unique endroit "à nous", je comprends très bien ce que tu vis...

PetitDiable 25/09/2015 14:35

C'est original de faire le boomerang comme ça!

Béatrice 25/09/2015 12:43

Je vous souhaite un beau réemménagement !