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Famille nombreuse : les corvées qui piquent

par La journaliste IT pink & green

publié dans Enfant , Famille , famille nombreuse , maternité , gémellité , Education

Famille nombreuse : les corvées qui piquent

J'ai presque 16 ans de maternité dans les pattes (et dans le dos)(et dans le gras du ventre).  Six enfants, des jumeaux. C'est un choix réfléchi, un choix assumé, un choix que je ne regrette pas.

Mais au cours de ces seize dernières années, j'ai pu noter quelques détails de la vie de maman qui me semblent je ne dirais pas fatigants, mais plutôt un peu usants, un tantinet agaçants même, de par leur répétition. Un peu comme cette poussière qu'on n'arrête pas de nettoyer mais qui a la bougre indécence de se reposer de nouveau partout. 

1/ Avoir les vêtements sales, tout le temps

Impossible de rester propre plus d'une demi journée (et encore, je suis généreuse). C'est simple : je mets un haut noir, et j'ai immédiatement des traces de yaourts, de lait ou de bave sur l'épaule, le bas du t-shirt ou même dans le dos (coucou le rototo). A contrario, je mets un vêtement clair, et bim ! trace de chocolat, trace de gras, traces de petits doigts à la confiture, trace de pizza et j'en passe.

J'ai toujours eu une double garde-robe : celle que je porte dehors, et celle que je porte à l'intérieur. A chaque fois que je sors, je me change. Et quand je rentre, idem. Autant vous dire que la garde-robe qui tourne le plus dans le lave-linge, c'est la première ! Je prends soin de choisir des vêtements faciles à laver, rapides à sécher, mais pas moches non plus, faut pas exagérer. Même s'ils sont vite salis, je déteste ressembler à un sac de patates (mais je n'y échappe pas toujours).

2/ La bouffe partout

Mmmmh la douce période de diversification alimentaire, ces douze voir dix-huit mois avant que bébé mange à peu près proprement, et sans en mettre partout. En plus on pratique la DME (diversification menée par l'enfant), alors forcément... Multiplier le tout par deux, et vous aurez une idée des dégâts sous la table après chaque repas. Bon je force un peu le trait, ils ont désormais 20 mois et Zéphyr mange sans salir autour de lui (et surtout sans se salir, il n'aime pas ça visiblement). Avec Béryl, c'est une autre paire de manche (la bouffe c'est la vie), et vas-y que je te mets la nourriture jusqu'au fond de la gorge avec la main, en dispersant des morceaux partout. Mais elle se concentre de plus en plus. On peut dire qu'on a passé le pire, ce n'est plus un champ de bataille sous leurs chaises et tant mieux !

3/ Me baisser

J'aurais même dû mettre cet élément en premier tellement il me pèse. Se baisser, tout le temps. Je ne parle même pas de bazar ou de rangement perpétuel, à la rigueur si les objets étaient en hauteur, ça me soulerait moins. Mais me baisser en permanence, dix, vingt, trente fois par jour. Que dis-je ! Cent ou deux cents fois par jour, ça se compte en centaine cette corvée. Et bien je l'avoue, JE N'EN PEUX PLOUUUU. J'ai 43 ans, l'âge de mes artères à défaut de mes rides, et j'en ai marre, oui je l'avoue, j'en ai marre de me baisser cent ou deux cents fois par jour pour ramasser un papier, un biberon, cinquante légos, 33 petits bouts de mouchoirs consciencieusement déchiquetés par des petits doigts agiles (coucou Maria Montessori), quatre paires de chaussettes, une paire de baskets trempées, cinq télécommandes, cent jouets, une brioche écrasée, deux petites cuillères, un pot de yaourt vide et j'en passe. Ce mouvement de me baisser, ramasser, voir un autre objet satanique un mètre plus loin, me baisser à nouveau, le ramasser, répéter cela jusqu'à avoir les mains remplies et partir dans cinq ou six pièces différentes pour tout ranger (bah oui, parce qu'après il faut ranger, sinon c'est pas assez corsé), et bien n'en ai ras le bol. Je vais même vous avouer un truc : parfois, pour éviter de me baisser, je fais le tour du salon à genou, et je ramasse dans mon t-shirt, un peu comme on ramasserait dans sa jolie robe vichy des pommes tombées en sol, mais en moins poétique. J'ai même finie un jour avec un jouet dans la bouche parce que je n'avais plus de place dans mon t-shirt, oui oui, comme un chien avec son os, vous pouvez rigoler. Moi ça m'a épargné un cassage de dos supplémentaire et un passage de plus dans la chambre de mes fils.

4/ Trouver des idées de repas

Je ne vous fais pas un dessin, entre le "maman, on mange quoi ce soir ?" et le "chéri, tu veux manger quoi ce soir ?" / "je sais pas, comme tu veux chérie" (merci, mais c'est une idée que je cherchais), je crois que tout le monde connait ce casse-tête quotidien. Et même doublement quotidien ici, puisque les enfants ne mangent pas à la cantine ni au self.

Le truc sympa, en revanche, une fois que tu as des ados, c'est qu'elles ont TOUJOURS des idées. Alors, c'est pas toujours faisable. On n'a pas toujours les ingrédients adéquats, mais désormais j'ai trouve une tactique imparable : je prépare ma commande de drive avec mes filles, elles me donnent des idées, mon aînée fait un petit tableau, note les plats de chaque jour et hop ! un casse-tête en moins (et plein d'idées de repas franchement sympas à partager en famille).

5/ Le manque de solitude

Là encore, j'imagine que vous voyez TRÈS BIEN de quoi je veux parler. Les enfants dans les pattes quand on cuisine, sur le ventre quand on s'allonge sur le canapé, sur les genoux quand on veut prendre un café. Ou PIRE, les grattements derrière la porte des toilettes façon zombie, ou carrément l'enfant (les enfants) à côté de la cuvette quand tu as oublié de fermer le verrou.

Bon là encore je plaide tout de même coupable : même si j'ai six enfants, l'épisode des zombies aux toilettes est rarissime désormais. Justement parce que j'ai six enfants. Ils jouent ensemble, les grandes soeurs sont là et je peux m'éclipser pour aller seule aux WC et même (bonheur ultime) prendre un bain sans être dérangée une seule fois. Si si, c'est possible, même avec des jumeaux de 20 mois.

6/ La quantité de poubelles à jeter

Cette problématique reste toujours un énorme défi pour moi. Malgré toute notre bonne volonté, la quantité de déchets que nous produisons chaque jour est impressionnante. Et ça me dérange énormément. On a beau acheter en vrac, en gros packaging, éviter les sacs proposés au marché, emporter nos propres sacs en tissu, compacter ce qui peut être compacté, le volume reste indécent. Bien sûr c'est aussi pénible de les sortir, de les descendre, jeter, de remonter et de remettre des sacs neufs. Mais ça ne me dérange pas autant que le côté psychologique du phénomène. Réduire la quantité de poubelles, c'est un défi vraiment compliqué quand on a une famille très nombreuse. 

7/ Les vêtements sales à l'envers

Je vous épargne la quantité de linge qui me passe entre les mains chaque semaine, avec une famille aussi nombreuse vous vous doutez que les panières sont tout le temps pleines et que la machine tourne bien trop souvent. 

Mais une question me taraude : les vêtements qu'on pose négligemment dans le bac de linge sale en les laissant à l'envers : WHY ? comment ? Pourquoi, sérieux ?! Le monde se diviserait-il en deux catégories de personnes, ceux qui retirent chaussettes, pantalons ou t-shirt, et les remettent dans le bon sens, et l'autre, ceux qui s'en foutent, ceux qui pensent que la machine possède le super-pouvoir de remettre les vêtement dans le bon sens ? Nan mais je pose la question, parce que lorsque je sors une machine de linge, je passe un temps FOU à remettre les vêtements dans le bon sens AVANT de les plier et de les ranger.

Alors c'est simple, j'ai commencé par dire une chose : vêtement non retourné, vêtement non lavé. Et j'ai cessé de laver le linge à l'envers. Depuis quelques mois je suis passée à autre à la vitesse supérieure (ou inférieure, si on y réfléchit bien), je ne m'occupe que du linge des petits et du mien (cinq personnes, tout de même). Mes deux grandes et mon chéri s'occupent de leurs vêtements eux-mêmes désormais. Mais il m'arrive quand même de trouver dans le linge sale un body à l'envers, une paire de collant avec une jambe dans le bon sens et pas l'autre. Et là je me dis : Ah, c'est pas moi qui ait changé le bébé qui portait ce vêtement. Ca c'est SUR. Parce que moi, je retourne toujours les vêtements dans le bon sens avant de les mettre au sale.

Voilà pour mes petites corvées qui piquent. Mais même si elles piquent un peu, je répète mon mantra favori : ça passe, tout passe. Et je repenserai sans doute à ces petits picotements avec un sourire en coin, un brin nostalgique, d'ici quelques années. J'en suis certaine (bon à part les poubelles, ok). 

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A
merci de tous vos partage
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R
Envie d'un moment agréable avec vos enfants au restaurant ? Sur Kidwelcome.com trouvez un restaurant kid-friendly !
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M
Maman Pink et Green, je me permets de te poser la même question qu'à Jouls, quelles sont vos idées menus, notamment celles de tes filles ?
Merci !
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E
Ton article m'a fait sourire ! C'est vrai qu'il y a des trucs qu'on fait des tas et des tas de fois...
Ce qui me pèse le plus personnellement, c'est le temps qu'on met à sortir/ rentrer/ faire quoi que ce soit. Une petite course de cinq minutes, ou une journée avec beaucoup de choses à faire : entre ce que je fais si je suis seule et ce que je fais si les enfants sont là (et je n'en ai que quatre) : je peux facilement diviser mes objectifs par deux (ou plus !).
Sinon je lave, plie et range aussi le linge tel qu'il est mis à laver : endroit ou envers, peu importe. Ils pensent quand même à le retourner quand ils doivent s'habiller ;)
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W
Je n'ai que trois enfants mais je me retrouve déjà dans ce que tu dis. Je passe mon temps à TOUT ramasser, à tout laver aussi vu qu'on est dans l'apprentissage de la propreté. Je vais au travail en étant sure que j'aurais au minimum une petite tache. Maintenant je ne me prends plus la tête, j'essaie d'effacer le plus possible, et pis voilà.
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