Vous me croyez si je vous dis que ça fait plus de deux ans (au moment où j'ai quitté Paris pour m'installer à Gap) que je garde précieusement tout un tas de chaussettes esseulées au fond d'un tiroir de la commode de mes filles ? Collection qui, bien entendu, s'est enrichie au cours de ces deux dernières années.
Car, utopique que j'étais, je caressais le doux espoir de pouvoir reconstituer les paires.
Toutes les paires.
Ou presque.
Parce que les chaussettes, ça ne disparaît pas. Ma logique se refuse à admettre une telle conclusion.
Elles sont forcément quelque part.
La machine à laver avaleuse de chaussettes, c'est un mythe.
Je finirai bien par les retrouver.
J'ai donc précautionneusement ramassé,
rangé,
engrangé
collectionné
des dizaines de chaussettes mystérieusement devenues célibataires après avoir fait un tour de manège dans le tambour du lave-linge.
Avec le déménagement ce fut l'occasion d'enrichir encore ma manne avec des chaussettes glanées sous les armoires, entre les jouets, ou même derrière des livres (la honte !). Mais j'ai décidé de mettre le hola à cette quête sans fin : j'ai trié les chaussettes en arc-en-ciel et j'ai réussi à reconstituer quelques paires séparées depuis trop longtemps.
Ce fut aussi l'occasion de me demander encore une fois pourquoi, mais pourquoi faut-il qu'il y ait par exemple quatre chaussettes de Charlotte aux Fraises, sans la possibilité de recréer une seule paire assortie ???
Quant au reste ma foi, quelques chaussettes ont servi à remplir un bas gris pour fabriquer une queue de chat pour le déguisement de ma fille aînée, les autres ont fini à la poubelle, j'ai perdu tout espoir de les voir à nouveau deux par deux.
Et désormais je garde les chaussettes esseulées un mois, pas un jour de plus. Si au-delà de ce sursis chaussette A ne trouve pas chaussette A bis, adios !






Mère Blabla 01/03/2012
Blonde Paresseuse 02/03/2012
barbibouille 05/03/2012
paristempslibre 11/03/2012
Sandra 22/03/2012