Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Décide toi donc à habiter ta vie !

par La journaliste IT pink & green

publié dans Frappée par...

Reflexion-0059-001.JPG

 

 

J'aimerais revenir sur l'un de mes billets  (J'ai abandonné deux valises, elles s'appellent Passé et Avenir) parce qu'il y a beaucoup de choses à dire à ce sujet.

 

Quand je parle de m'alléger en laissant le passé où il est et en ne m'inquiétant pas de l'avenir, on me rétorque souvent qu'il est "dommage d'abandonner ainsi le passé" parce qu'il est "aussi constitué de jolies choses qu'il est bon de se rappeler, qui font du bien".

 

Mais là n'est pas la question en fait.

 

Tout d'abord, pour dissiper les malentendus, il ne s'agit pas de rayer complètement mon passé de ma mémoire, encore moins de le renier. Déjà parce que mon passé n'est pas que horreurs, tourments et tristesse, loin de là. Il y a eu des épreuves, mais je ne suis pas à plaindre, pas plus que vous. C'est un passé fait de hauts et de bas, comme pour tout le monde.

 

Et, surtout, je ne renie pas ce passé parce qu'il est mien tout simplement. Je l'aime avec ses hauts et ses bas.  Je l'accepte dans sa totalité. Je lui pardonne. Je le remercie même, puisque chacun des pas que j'ai faits, car chacun, vraiment, même (surtout) les plus difficiles, m'ont menée où je suis aujourd'hui. Donc merci le passé, si j'en suis là c'est grâce à toi.

 

Mais je ne vis plus "au travers de lui". Je ne me repais pas de ce passé. J'ai cessé de faire deux choses que la plupart des gens font sans s'en rendre compte : se nourrir de leurs joies antérieures et de leurs douleurs passées (douleurs et joies sont d'ailleurs liées à ce niveau, car le côté nostalgie des bons moments est forcément porteur de souffrance aussi, puisque c'est terminé).

 

Aujourd'hui je ne suis plus une victime de mon passé. J'ai vécu des choses difficiles, oui, mais elles appartiennent maintenant à la poussière, elles n'ont pas d'existence propre. Souffrir dans mon coeur pour des choses que j'ai vécu il y a trois, dix ou trente ans et un CHOIX que je ne fais plus désormais. Je choisis, en pleine conscience, que cela ne m'atteint plus, parce que ça n'existe plus, là à l'instant où je vous parle ! 

 

Quant aux jolis moments ("se souvenir des belles choses", n'est-ce pas), bien sûr qu'ils sont chers à mon coeur, bien sûr qu'ils ont le pouvoir de m'émouvoir, bien sûr qu'ils sont gravés dans ma chair. Mais, comment dire... Ils restent à leur place, dans le passé. Ils ne vivent en moi que par ce qu'ils ont transformé dans mon âme, en la rendant plus douce, plus joyeuse, plus légère. Mais mon âme est présente là, maintenant, pas dans ce passé.

 

Je ne fais plus de va-et-vient incessants (et épuisants) entre le maintenant et le avant. Certes la naissance de mes enfants, leurs premiers mots, les premiers pas de mes filles, leurs premiers dessins, les vacances à la mer il y a quelques mois, les anniversaires, la fête des mères, les poèmes, les je t'aime... Tout cela est magnifique et reste gravé dans mon coeur. 

 

Mais... en ce moment même, que se passe-t-il ? Je me retourne et je vois mon fils qui empile des cubes, mes filles qui jouent ensemble, le soleil d'automne qui fait de grands traits jaunes dans mon salon, le café qui sent bon à côté de mon ordinateur, la musique en fond, les oiseaux qui chantent, ce monsieur qui passe tous les jours devant mes fenêtres et que je n'ai jamais pu identifier, et qui siffle si joliment des mélodies, la montagne rousse. Tiens mon bébé qui ralouille un peu en cherchant un câlin, ma fille qui cherche le chargeur de sa DS, la cloche qui sonne. 

 

Dans un an, dans dix ans, dans vingt ans, je dirai "t'en souviens-tu de ces mercredis d'automne ? te rappelles-tu comme il était adroit déjà pour empiler les cubes ? et ce monsieur qui sifflait, comme c'était joli ! Et la montagne, j'aimerais revoir la montagne. L'odeur du café me replonge vingt ans en arrière, dans ce salon inondé de lumière".

 

Je murmurerai peut-être même "je donnerais n'importe quoi pour revivre un de ces matins dorés et bruyants".

 

En ce moment même se fabriquent les jolis souvenirs de demain, n'est-il donc pas dommage de passer à côté en fonçant sans arrêt dans le passé ??

 

Alors j'ouvre les écoutilles.

Je m'arrête.

J'observe chaque son, chaque couleur, chaque mouvement, chaque sourire.

J'habite mon présent.

 

Just live, NOW

 

PS1 : J'ai pas osé Le bonheur c'est maintenant, merci Hollande. Car en vérité, je dois cette idée à Eckhart Tolle.

PS2 : Dans un prochain billet, je parlerai de l'avenir.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Commenter cet article

Sandy et son Univers 30/10/2012 10:18


Jolie conclusion....

La journaliste IT pink & green 30/10/2012 14:06



Merci 



Coco 26/10/2012 21:51


C'est tellement vrai ce que tu écris, le passé n'est pas que souffrance mais quand celui ci nous habite encore de façon douloureuse il est difficile de voir les jolies choses qui ont été aussi
vécues. Cette douleur fait qu'on occulte ce qui est arrivé de bon , de beau et je crois qu'on peut définitivement se réjouir de son passé dans son intégralité et de ce qu'il nous a fait devenir
qu'une fois qu'il ne nous habite plus dans le présent.


Ces retours en arrière sont nécessaires pour comprendre qui nous sommes réellement, il est par contre ardu de ne pas rester figer dedans. Difficile de le balayer enfin plutôt de l'accepter. C'est
faire un deuil notamment celui que nous ne comblerons jamais ce qui nous a manqué.


Encore une fois merci pour les mots que tu écris qui sont toujours si justes.


Je t'embrasse ma jolie !


 

vieillebique 25/10/2012 10:31


oooooooooooooooooooooooh tu es jeune!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


moi c'est dans 4 mois jour pour jour aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarg

vieillebique 24/10/2012 20:40


j'aimerais habiter plus mon present je trouve qu'en ce moment je n'ai letemps de rienet quand 'ia le temps j'ai envie d'etre seule au calme...ares coup je regrettecet envie de solitude alors que
j'ai trois merveilleux gnomes......


 


quand je dis que je nesuis pas à une contradiction pres!


en ce moment je suis dans le je voudrais je voudrais mais une force invisble me retiens de faire ce que jevoudrais et du coup je suis insatisfaite pfffff


 


bref j'vais avoir 40 ans!

La journaliste IT pink & green 25/10/2012 10:09



Des bisous VB, pour moi aussi l'approche de la 40aine (dans 2 ans 1/2) est très... étrange. Pas trop envie d'y penser pour le moment, pourtant il va falloir. Calins

Marjorie 24/10/2012 17:02


Bravo pour cet article. En le lisant j'ai beaucoup pensé au livre Le pouvoir de l'instant présent d'Eckhart Tolle que j'ai commencé à lire depuis peu. Je passe un période très difficile et j'ai
beaucoup de mal à accepter ma situation. Lorsque je lis ce livre je me dis que la solution - vivre dans le présent - n'est pas si difficile mais je ne parviens pas me détacher du passé et du
futur, ou ce n'est que fugace. Une nouvelle a complètement bouleversé ma vie et je ne l'accepte pas. Je m'enferme et ne veut voir personne. Enfin bref, je ne devrais pas m'étendre sur le sujet,
je voulais simplement te féliciter d'avoir pu atteindre cet état de grâce et nous le faire partager. Je te souhaite une bonne continuation.

La journaliste IT pink & green 25/10/2012 10:13



Merci Marjorie. Je te souhaite aussi un très bon cheminement. 


Le livre de Tolle a vraiment été une révélation pour moi. Disons que ce n'est pas forcément facile à mettre en pratique tout le temps, mais c'est une sorte de "clé" qu'on a en main et qu'il nous
appartient d'utiliser. Et plus je l'utilise, plus c'est facile et automatique. C'est assez magique.


A bientôt !