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L'alchimiste

par La journaliste IT pink & green

publié dans Mon nombril

alchimie.jpg

 

Je vais vous faire une confidence : je suis une râleuse. Une grosse râleuse. Je râle pour tout, pour rien, pour le plaisir, pour le sport, par habitude. Je peste, je ventile, je rage, je râlouille, je critique, je rumine, je grogne, je rouspète, je tempète.

 

C'est nul hein ?

 

C'est nul et c'est moche.

 

Mais je me soigne. J'arrive maintenant (parfois) à laisser tomber ce sur quoi j'étais sur le point de râler. Comme ça, pouf, je le laisse tomber par terre comme une grosse valise trop lourde que je m'échine à porter avec assiduité, docilité et fidélité même. 

 

Parce que je me suis rendue compte que la colère, la frustration ou l'agacement ne sont pas "moi". Ce sont juste des sentiments qui traversent mon univers, mais je ne suis pas eux. Je crois qu'on a parfois tendance à s'identifier à toutes ces émotions. On "devient" la colère, la tristesse, la rage. Pire même : on les chérit, on les dorlote, on les entretient, on les cultive. Par une sorte de fidélité à soi-même, par loyauté envers une blessure nouvelle ou ancienne, par une sorte de pseudo honnêteté envers son ego. On ne "peut pas" lâcher la colère, la colère a besoin de nous et nous avons besoin de la colère (absurde n'est-ce pas ?). 

 

Alors qu'on a le choix (vraiment le choix, je pèse mes mots) de les laisser tomber. J'ai lu ça dans une bouquin, je ne me rappelle plus lequel. Il me semble que c'était du Eckart Tolle mais je n'en suis pas sûre. Bref, peu importe. Il s'agit de faire l'expérience suivante : lors d'un conflit, d'une dispute ou même d'un simple ras le bol avec l'envie de crier un bon coup pour X raison d'agacement ou de colère. Et bien, à ce moment d'abord respirer un grand coup parce que ça fait du bien, se poser (dans sa tête), regarder la colère / l'envie de râler / la dispute et... la laisser tomber. Comme ça. D'un coup. Pas de manière hypocrite ni dans la demi-mesure. Pas en se disant "je la mets là dans un coin, en attendant". Non, vraiment l'abandonner comme quelque chose qui n'est pas "moi". Parce que ça n'est pas moi. C'est quelque chose que j'entretiens et dont je suis la victime.

 

Qu'est-ce qui se passe alors ?

 

Ben rien justement. Ou tout si vous préférez. Le machin qui tordait le ventre, qui oppressait la poitrine, qui sortait en fumée par les oreilles, il s'est évanoui. Cette douleur ou cette colère qui, un instant auparavant, s'apprêtait à nous faire hurler ou taper sur la table, elle n'est plus là comment avant. Elle s'est transformée, plus exactement. Abracadabra !

 

Dans la plupart des cas, l'objet de la colère ou de la dispute était tellement futile (pour ne pas dire débile) qu'il n'en reste plus rien, juste un grand calme. Parce que, honnêtement, rares sont les moments où on se fâche avec justesse, avec pertinence, pour des grandes causes. Râle-t-on à cause de la faim dans le monde, à cause des SDF qui crèvent de froid ou des gens qui s'entre-tuent ? Non, on râle à cause d'une paire de chaussettes sales qu'on a encore trouvée coincée dans les coussins du canapé, à cause des enfants qui rechignent à faire leurs devoirs ou à cause d'un pantalon qu'on n'arrive plus à enfiler. Pester, crier et diffuser des ondes négatives autour de soi pour ça, franchement est-ce bien raisonnable ? Non hein. Et dans les cas où la cause de râler serait plus grave et demanderait à être réglée, cela se fait dans un tout autre état d'esprit, une fois qu'on a lâché la colère.

 

Je l'avoue, l'exercice est ardu. Du moins au début. Parce que des milliers de raisons (valables, bien-sûr) se présentent à nous pour ne pas le faire. Parce que c'est quand même grave, parce que voilà, ras le bol tout simplement, parce que il/elle m'a blessée, parce que je peux pas pardonner comme ça. Parce que ce serait trop facile. Parce que. Parce que. Parce que.

 

Oui mais non. Le choix est là, il est possible de le prendre. Ca ne dépend vraiment que de nous. Mais on a cette liberté assez formidable. Sois le changement que tu souhaites voir autour de toi. C'est tellement vrai.

 

Changer le plomb en or, la colère en quiétude, la frustration en détachement, l'agacement en rire. Décrisper les traits de son visage et y mettre un sourire détendu et sincère.

J'apprends l'alchimie.

Honnêtement ça change la vie. 

 

Essayez !

 

Photo trouvée sur We heart it

 

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Fée Line 09/12/2012 21:46


oh que je suis contente ! parce que je suis tout à fait d'accord avec toi, et de le lire ainsi sur un autre blog, qui ne se veut d'ailleurs pas axé sur la spiritualité, je trouve ça top !!! 


alors je le dit aussi aux gens, cette manière de "fonctionner", et le bénéfice que ça amène... sauf que pour moi-même, ça marche pas !


purée ce que je peux être têtue ! je suis souvent en colère dernièrement, à propos d'une personne en particulier, mais pouf je me remet à l'aimer...


est-ce que je ne veux pas voir la fin d'une relation, je ne sais pas... est-ce que je veux rester dans un monde de bisounours, je ne sais pas non plus...


j'ai tenter de regarder la colère, j'y suis arrivée, je lui ai sourit, et je l'ai laissé s'en aller... j'étais zen, si bien, mais pouf, la colère est revenue...


je sais que c'est sans doute mon égo, mais même quand je tente de m'en détacher, j'y reviens... et ce n'est pas moi, donc c'est très dur dernièrement...


excuses moi pour tout ce blabla... dsl


merci pour ton article ! bises et bonne semaine ! 

vieillebique 08/12/2012 13:39


j'etais comme ça et je le suis de moins en moins à l 'inverse de toi; car trop l'impression que finalement à être celui sur qui tout glisse he bien on se fait avoir par ceux qui râlent, pestent
et obtiennent gain de cause...mais bon je reste je pense dans une bonne mesure car je hais les raleurs nés qui pourrissent mon existence alors continue à râler un peu sinon tu deviendras la vrai
cool et gentille et on te prendra peut être pour une idiote après alors garde un peu de colère crois moi......

Madame Sioux 07/12/2012 10:11


Je vais essayer ça la prochaine fois que j'ai envie de hurler parce que je passe une journée difficile avec mes enfants... Comme tu dis, pas facile d'accepter de laisser tomber la colère et de
prendre une grande inspiration parce qu'on a tellement l'impression que l'extérioriser (crier un bon coup par exemple) va nous soulager !


Un apprentissage quotidien pour plus de sérénité... à réfléchir.

mamanblog 05/12/2012 08:54


Coucou ! Je me reconnais dans ce que tu écris !
C'est vrai qu'il suffit de lâcher prise, lâcher son os que l'on mord si fort et s'abandonner au bonheur ! Bon plus facile à dire qu'à faire ;-)

Mimilady 04/12/2012 22:17


Moi j'ai une réplique radicale contre les râleurs : "Tu dis ça parce que tu es en colère?" ... Tu verrais comme ça détend l'atmosphère en un quart de seconde! Ca te jette à terre les lourdes
valises!


Sinon, moi aussi j'ai des tendances râleuses... mais comme toi ça s'arrange avec le temps! ;)