Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le lait, un ami qui vous veut (pas seulement) du bien

par La journaliste IT pink & green

publié dans Green

Elfettes-9013.JPG

 

Un flan au lait maternel, ça vous tente ? Et un petit suisse au bon lait de mère, non ? vraiment pas ?

 

Je vous vois d'ici faire la grimace en vous demandant ce qui me passe par le crâne pour avoir des idées aussi saugrenues.

 

Je vous rassure, je n'ai pas l'intention de me mettre à la fabrication de yaourts au lait maternel une fois que bébé sera né, encore moins de les proposer à ma famille. La blagounette est volontairement provocatrice.

 

Mais je me pose de (sérieuses) questions concernant les produits laitiers en général et le lait de vache en particulier depuis que ma sage-femme a levé vers moi un index réprobateur en articulant avec assurance "Vous, vous mangez beaucoup trop de produits laitiers" (mais comment a-t-elle deviné ?). 

 

Je ne peux qu'acquiescer : j'adore les produits laitiers en j'en mange beaucoup. A tous les repas. Tout y passe : le beurre sur les tartines et le lait que je mélange au café le matin (pas bien, je sais), la crème fraîche dont j'arrose copieusement (presque) tous les plats que je cuisine, les yaourts, le fromage blanc, la faisselle, le fromage sous toutes ses formes : râpé, en tranches, tartiné, fondu, gratiné. 

 

Seulement voilà : selon ma sage-femme, il y aurait un lien de cause à effet entre ma sur-consommation de produits laitiers (pour ne pas dire empiffrage) et les contractions utérines qui m'obligent, encore une fois, à me ménager pendant ma grossesse.

 

Le lait, poison insidieux pour mon bébé et pour moi ? 

 

Quoi ? Comment ? Pourquoi ?

Un aliment qu'on m'a toujours présenté comme étant bon pour la santé. Que dis-je ! I-n-d-i-s-p-e-n-s-a-b-l-e à la croissance, à l'équilibre, le meilleur moyen de lutter contre les carences en calcium, l'ostéoporose, le rachitisme et j'en passe... Se pourrait-il que ce même aliment ne me veuille pas (toujours) du bien ?

 

Mon bon sens et ma prudence m'ont obligée à mettre directement un frein sur ma consommation de lait. Et la petite scientifique qui sommeille en moi, une éprouvette à la main et des questions plein la tête, s'est mise à réfléchir et à compulser tout ce qui lui passait sous les yeux au sujet du lait. 

 

En parcourant les sites et les blogs parlant de ce sujet, une réflexion pour le moins cocasse m'a immédiatement laissée perplexe et songeuse : aucun être humain n'est prêt à avaler un yaourt à base de lait maternel, pourtant spécifiquement conçu pour ce mammifère là, et pas un autre, (je vous ai vu poussé des hurlements en lisant les premières phrases de mon billet).

Mais ça ne gêne nullement ce même être humain d'engloutir quotidiennement des produits laitiers directement issus des pis d'une vache qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, qui a sans doute brouté une herbe douteuse dans un pré situé je ne sais où, qui s'est vautrée dans la bouse et qui, par dessus le marché, a sans doute régulièrement été piquée aux antibiotiques et autres cochonneries destinées à lui assurer une plus grande longévité.

 

Dis comme ça, ça donne envie ? Vraiment ?

 

vache

 

Seulement voilà, le lait c'est culturel. Le fromage, la tradition française, le terroir, tout ça, je vous fais pas un dessin, c'est dans nos gènes franchouillards.

 

Je dirais même que le lait c'est plus que culturel : c'est médical, presque une question de santé publique. Qui n'a jamais avalé un actimel en étant persuadé de se faire du bien "de l'intérieur" ou donné un petit suisse à son enfant en pensant contribuer à sa croissance osseuse ?

 

Le lait, un aliment conçu pour le veau et seulement lui

 

A bien y réfléchir pourtant, rien ne prédispose l'homme à boire du lait de vache.

 - ni son espèce (l'homme est sans doute le seul mammifère à boire le lait d'une autre espèce)

 - ni son âge (pareil, seul l'être humain continue à consommer des produits laitiers une fois adulte)

 

Le lait de vache est conçu spécifiquement pour le veau, et seulement pour son développement au cours des premiers mois. C'est un fait, il n'y a rien à redire à ce sujet (à part "oui mais le lait c'est bon"). 

 

On pourrait donc, théoriquement, se passer de lait.

Et même, on devrait s'en passer, dans une certaine mesure.

 

Car ce liquide non adapté à l'espèce humaine aurait des effets indirectes néfastes sur notre santé : infections, sinusites, laryngites, candidose, mycoses en tout genre seraient favorisées par la consommation de produits laitiers. Le lait polluerait nos tissus.

 

Alors là je m'arrête deux secondes, je pose mon calepin et je demande des explications. Je suis un peu comme Saint Thomas parfois. J'ai besoin non pas de preuves, mais qu'on éclaire ma lanterne, tout simplement. Le lait contient du lactose, dont les bactéries et les champignons sont friands, ainsi que des antibiotiques (puisque les vaches sont piquées) qui contribueraient à développer une résistance aux ATB. Le lait, garde-manger des bactéries, c'est un argument qui semble tenir la route.

 

Je ne suis évidemment pas en train de dire qu'en éliminant ou en diminuant le lait on résout tous les maux de la terre. Je n'encourage personne à devenir végétalien (d'ailleurs moi-même je ne suis pas végétalienne), ce n'est pas mon rôle. Je pose seulement une piste de réflexion. 

 

Et je me demande vraiment pourquoi les médecins et les pédiatres, qui voient invariablement revenir des patients avec les mêmes pathologies (sinusites ou bronchites à répétition par exemple) ne posent jamais cette simple question : que mangez-vous/que mange votre enfant ? Avant de nous gaver de médicaments, ne serait-il pas plus judicieux, plus raisonnable et plus simple de nous intéresser au contenu de nos assiettes ? Après tout, nous "sommes" ce que nous mangeons, que nous le voulions ou pas.

 

Mais le lait semble bénéficier d'une immunité à toute épreuve. Personne, et surtout pas le corps médical, ne remet en cause ses vertus. Sans lait, point de salut. C'est dommage. Je trouve que la question mérite largement d'être posée.

 

Des alternatives au lait plutôt savoureuses

Je termine ce billet sur une note pratique et positive. Ca fait un peu plus d'une semaine que j'ai quasiment éliminé les produits laitiers de mon alimentation. L'expérience, fastidieuse en théorie, se révèle finalement plus aisée que prévue. 

 

Voici les quelques aménagements auxquels j'ai procédé :

- le beurre est remplacé par de la margarine (végétale, donc) et de la purée d'amande. Je gardais une image négative et un peu écoeurante de la margarine, finalement c'est bon, même mes filles se sont mises à tartiner leur pain avec ma margarine.

- je bois du lait de riz/amandes : c'est délicieux, même dans le café. Mais ça reste cher (deux à trois fois plus que le lait de vache)

- j'ai remplacé les yaourts par des compotes

- je mange très peu de fromage, et seulement au lait de chèvre ou de brebis (alleluia, le roquefort est au lait de brebis) 

- la crème fraîche est remplacée par la crème de soja, tout aussi délicieuse mais moins grasse

 

 lait.jpg

 

Tchin tchin ! 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Commenter cet article

matelas memoire de forme 20/04/2014 20:11

Un petit merci pour les efforts que vous avez mis dans l’écriture de cet article. Je l’ai trouvé d’utilité.

table basse design 20/04/2014 20:04

nice

barbibouille 04/05/2011 16:37



je ne bois presque plus de lait mais mange encore des yaourts et du fromage (mais j'essaye de diminuer) On m'a souvent dit (alergologue, osthéo...etc) que je consommais trop de laitages mais ce
qui m'a fait modifier mon comportement c'est d'avoir remarqué que les très gros consommateurs de laitage de la famille sont tous atteint d'osthéoporose (avec handicape pour marcher, pose de
prothèse)... bizarre, bizarre quand on entendant chaque jour "nos produits laitiers sont amis pour la vie"!   ...  par hasard les jours derniers je suis tombée sur un article sur
l'alimentation acide/alcaline, je crois que j'ai un début de réponse... les laitages sont acides...


Au fait tu n'aurais pas des pellicules?



La journaliste IT pink & green 10/05/2011 13:36



Merci pour ton témoignage et pour tous ces renseignements Barbibouille. En effet, c'est très étrange cette histoire d'osthéoporose alors qu'on nous bassine avec le côté "bon pour les os" des
PL...


 


Non, pas de pellicules ici, pourquoi ? Il y a un lien aussi ?? 



anacoluthe 22/04/2011 15:54



En fait, je viens de chez Miss Brownie, où je n'avais pas vu ton com' à la base... Très intéressant, ton article !


De mon côté, je ne bois plus de lait depuis 5 ans. Mon homéo m'avait suggérer d'arrêter car je faisais sinusite sur rhume... Franchement - comme ce gars est un peu extrémiste - je l'ai pris pour
un malade mental, mais j'ai quand même suivi ses conseils, et piouff, plus de rhume !


Bon, j'ai supprimé le lait et les yaourts, mais pas le fromage ou le beurre... Et donc, ce que je disais chez Miss Brownie, c'est qu'un ami gastro-entérologue (pas du tout branché homéo and co,
un vrai cartésien) m'a un jour expliqué que c'était une de ses premières recommandations auprès de ses patients : arrêter le lait, c'est fait pour les veaux, pas pour les humains !


Il me disait aussi que certaines populations asiatiques n'avaient pas l'enzyme (?? je crois que c'est ça mais j'ai un peu oublié, c'était il y a 4 ans) nécessaire pour digérer le lait de vache,
et que du coup, quand ces populations se retrouvent en Europe et se mettent à consommer beaucoup de lait, il y a accroissement des cancers de l'estomac... 


Mais comme tu l'expliques, difficile de se défaire de ces idées sur le "bon lait" (tout blanc !). Y'aurait pas un rapport avec les surplus de lait européen qu'on a voulu absolument utiliser, non
?!



Hecatessence 18/01/2011 00:13



Bravo!


Ah les remises en cause des poncifs de ''la bonne alimentation'', suite au passage au végétarisme notamment, ça fait un bien fou :)


Ca coûte pas forcément plus cher en diversifiant (donc des compotes et pas seulement des yahourts au lait végétal par exemple, des jus de fruit, des tisanes...) et repensant ses habitudes :)