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Troisième enfant : je craignais / j'espérais / j'ai eu / j'ai pas eu

par La journaliste IT pink & green

publié dans Mon nombril

trois-coeurs-copie-1.jpg

 

J'ai presque envie de dire une phrase bateau, complètement irrecevable journalistiquement parlant : avoir un troisième enfant c'est à la fois pareil et si différent (je vous avais prévenus hein). 

 

A la première grossesse on part un peu la fleur au fusil, en espérant que tout se passera bien, certains mots sont très flous (épisiotomie, tranchées...) voire carrément tabous (incontinence, libido...). Et surtout, on fait confiance au gynécologue. Le gynéco avec sa blouse blanche c'est le Messie, ce qu'il dit est la Sainte parole.

 

Au deuxième on prend de l'assurance, on espère un accouchement aussi rapide, une épisio moins douloureuse, on apprend ce qui se cache derrière le mot "tranchées" et on a beaucoup plus confiance en ses propres seins.

 

Et le troisième alors là ! J'allais dire Fingers in the nose. 

 

N'empêche qu'enceinte il y avait des choses que je craignais de vivre ou de revivre. Et j'ai eu. Ou pas. Quelques exemples...

 

Les nausées

 

Trois grossesses, trois fois la tête dans les WC. Garçon, fille, visiblement peu importe, l'incarnation d'un bébé dans mes entrailles me fait vomir mes tripes. 

 

L'alitement

 

Je n'y ai pas coupé, mais à des degrés très différents : repos stricte, interdiction de me doucher et de me lever (sauf pour aller aux toilettes) pour ma fille aînée. Et des alitements "light" pour les deux enfants suivants : des contractions, des douleurs, le canapé, le lit, les échos plus fréquentes... la routine.

 

L'accouchement

 

C'est bête hein, mais d'avoir accouché si vite pour mes filles, je me demandais (sans le craindre, toutefois) si ça serait aussi rapide pour mon fils. Ben bingo, record battu : une vingtaine de minutes de contractions, pas plus. Fastoche !

 

La mise au sein

 

Pour mon Elfette {1} ce fut un peu rude car elle est née presque un mois en avance. Elle tétait mal, s'endormait au sein, maigrissait... et donc re-tétait mal : le cercle vicieux. Pour l'Elfette {2} ce fut tout le contraire : à peine née, elle ouvrait de grands yeux presque noirs et rampait jusqu'au sein pour se remettre de ses émotions. Une vraie morfale ! Je me demandais donc comment serait le Petit Roi : dormeur ou gourmand ? Et bien je dirais... entre les deux ! Il a tout de suite tété, peut-être avec moins de gloutonnerie que sa soeur, mais avec autant d'efficacité.

 

La montée de lait

 

Ce grand moment de la maternité ne m'inspire qu'un mot : Aie aie aie ! Pendant une bonne semaine j'ai les seins durs comme de la brique, gonflés, chauds et extrêmement douloureux. Pendant et en dehors de la tétée. Franchement je comprends que ça puisse refroidir pour allaiter. Mais - miracle - ça finit par passer, ouf ! Pour le Petit Roi je n'y ai pas échappée mais comme je l'avais déjà vécu (on m'appelait "les seins de la dame du 106" quand j'ai eu ma fille aînée, mouarf) je savais que c'était juste une question de temps. Il faut juste un peu serrer les dents pendant une semaine...

 

Les tranchées

 

Alors là c'était "ma" grande hantise, j'en avais d'ailleurs discuté avec MissBrownie qui venait d'accoucher de son troisième enfant. J'avais eu des tranchées atroces pour mon Elfette {2} (tranchées = contractions de l'utérus après l'accouchement, pour qu'il reprenne sa place dans la cavité abdominale). C'était presque plus douloureux que l'accouchement ! Quand elle était au sein c'était particulièrement terrible (l'ocytocine sécrétée accentuant la force des contractions, elles sont plus douloureuses... mais aussi plus efficaces). Et comme on dit que les tranchées sont de plus en plus fortes avec le nombre d'enfants, je m'attendais au pire...

 

Et... Rien.

J'en n'ai pas eu. Je les guettais avec beaucoup d'appréhension et comme je ne sentais rien je me demandais si mon utérus reprenait sa taille et sa place correctement. Mais la sage-femme qui me suivait à la maison me confirmait que "oui oui ça travaille bien" et "tant mieux si vous ne sentez rien" (youpiii !).

 

Et pour un quatrième ? Je crois que je n'aurais peur de rien.

 

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buckeye balls 30/07/2014 13:21

The article on the Zen mother of three children, who is pregnant is very inspiring and gave me a lot of instructions to follow at the time of pregnancy. She is happy and at the same time so much confused too at this stage. The different stage of pregnancy at different points of time is explained here with full life.

nadine 16/10/2011 18:12



pour le 4ième, ce sont les regards, les encoreeeee et tous autres types de réflexions des gens plus ou moins proches qui donnent un goût amer... bien dommage...



Aglibouly 14/10/2011 21:18



Très jolie récit/comparatif comme à ton habitude quel bonheur de te lire !


bon sinon dès que tu parles de tes elfettes ça me projette quelques années en arrière sur MM  et je me rappelle de (presque) tout ce que nous écrivais ;) d'ailleurs il faudrait que
je te demande si tu as des news de Théola, Ninie, Tambouille ... {ah bah ça y est c'est demandé lol }


Je suis ravie que tu projette de concevoir un 4 ème bambino/bambina ... je ne m'attendais pas à moins de ta part et de Claudio ... votre histoir est magique et ne peut s'arrêter là


Gros bisous


Audrey alias Aglibouly alias Bulle alias .... ;)



la mère cane 14/10/2011 13:15



Je n'avais pas peur, j'étais au courant de rien, forcément je lisais des magazines couillons...blog de maman connaissais pas. Nan j'étais dans un groupe sur docti...bref j'ai déchanté et c'était
brutal! Maintenant je suis parée pour le second!!!


Mais on va attendre hein ^^



LMO 14/10/2011 10:58



Les tranchées, l'horreur aussi pour ma 2°... Ca me rassure ce que tu dis! :)


C'est très différent d'un enfant à l'autre, les émotions et sentiments, mais c'est surtout beaucoup de bonheur, non?


L'envie d'un 3° commence à me titiller sérieusement!